"Les Sept maisons d’Anna Freud" se lit tour à tour comme une saga familiale, une brève histoire de la psychanalyse, le cheminement d’une femme cherchant sa place et sa voix, et un roman où les noeuds et tensions de l’Histoire révèlent la force vitale et le courage d’Anna, le vilain petit canard. Le livre explore ainsi les faits les plus marquants vécus par le clan Freud, non pas de manière chronologique mais dans une logique affective, comme le déploiement non-linéaire de la vie. À la manière de Joyce Carol Oates s’emparant de la vie de Marilyn pour inventer "Blonde", Isabelle Pandazopoulos met en lumière l’histoire d’une vie hautement romanesque, en collant à la peau d’Anna, à l’intime, en devenant cette femme qui marche contre des vents contraires, avec ses doutes et ses impasses.
Ce n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais, mais j'ai quand même grandement apprécié ma lecture !
Finalement c'est un peu une biographie romancée d'Anna Freud, quand je suis allée voir la vie de la vraie Anna, je me suis rendue compte à quel point Isabelle Pandazopoulos avait fait l'effort de se renseigner pour nous plonger dans l'intimité de cette femme hors du commun !
Anna passe de petite fille seule et capricieuse à une femme libre et indépendante, qui passe ses dernières années auprès de son père malgré leur relation conflictuelle, tout en développant pour la première fois un pan de la psychanalyse consacré aux enfants, sans oublier son amitié quand-même-très-amicale avec une Américaine ! On la découvre sous toutes ses coutures, j'ai aimé comment son personnage était amené, comment sa vie a été racontée. L'autrice n'a pas fait le choix d'extrapolorer sur certains sujets, elle relate simplement, et laisse libre court à notre propre imagination.
Il y a aussi une très grande partie consacrée à la guerre, puisque les Freud étaient juifs et ont malheureusement connu les années terribles de 39-45. Ce qui donne au roman un petit côté saga familiale qui n'est pas déplaisante.
Enfin, j'ai trouvé la fin extrêmement touchante, et me laisse sur une dernière très bonne impression !
J'ai toujours été passionné par Freud et par ses travaux mais à travers ce livre j'ai découvert un nouvel angle de sa vie qui a été très intéressant à découvrir. Sa facette père, vu du point de vue de sa fille, aussi brillante qui lui est fascinante. Cette dureté et cette dignité qu'il avait. Sa fille aussi, qui a su affronté vent et marée. J'ai beaucoup aimé le fait de mettre en avant une femme à travers cette oeuvre et en plus de ça à travers sa fille, la moins aimé, celle qui révèle toutes les failles. A travers sa personnalité, sa ténacité, cette rivalité avec sa mère, cette jalousie envers sa sœur "la parfaite" qui est morte trop jeune, mais aussi sa sexualité, restée ambigu mais qui dérange tout de même certains. On ressent très bien les émotions à travers les différents personnages. L'atmosphère de la guerre aussi, qui prend aux tripes quand on s'engouffre dedans pendant notre lecture.
Malgré tout, j'ai trouvé que ça faisait très wikipédia parfois. Beaucoup trop de personnages pas approfondis et un nombre de dates qui me font perdre le fils. Dommage, ça aurait pu être un coup de cœur. Mais très bon tout de même pour quelqu'un qui connaîtrait vraiment toute l'histoire à l'avance. Avec les dates clefs..etc et qui ne serait pas perdu devant la chronologie ou les personnages secondaires.
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Les premières pages m‘ont donné l’impression de lire un roman jeunesse, et puis au fil des pages le livre gagne en profondeur historique et psychologique, l’écriture s’affirme aussi. J’ai beaucoup aimé ce voyage entre Vienne, Berlin et Londres où l’on croise Rilke, Lou Andreas-Salomé, Marie Bonaparte, Mélanie Klein, et où l’on revit les débuts de la psychanalyse des enfants.
Très intéressant! Au carrefour de multiples sujets: la lutte des femmes pour leur indépendance, la reconnaissance de l'homosexualité, l'émergence de la psychanalyse, la montée du fascisme et la shoah, le rapport entre Freud et sa fille... J'ai beaucoup aimé.
Connaître l’intimité de la famille Freud nous fait découvrir une autre facette que la psychanalyse associée à Freud Je ne savais pas qu’il avait une fille psychanalyste plutôt travailleuse sociale impliquée et homosexuelle en sourdine
Une histoire intéressante, un roman instructif. Rien de particulier dans le style ou la structure. J'ai aimé le lire et je pense que je l'oublierai rapidement.