Le Prix de l'Espoir Tome 1 c'est : des guerres sanglantes, des meurtres par milliers, des traitres, de fourbes alliés, des complots, une bataille décisive, une mère tuée devant son enfant, une femme violée puis assassinée pour ses convictions, un roi sans âme mais rusé, un président trop bon, un homme comme on en fait plus, une impératrice avec la bonté pour vertu, un amour impossible et un d'interdit, des fardeaux trop lourds à porter pour des humains, l'éveil de dieux oubliés, de la magie noire, de la magie blanche, un ordre ancien, la destinée funeste de tout un peuple, des forces humaines contre des forces surhumaines, l'irréel face au réel, un passé humiliant et un présent à sauver : bienvenue dans ce qui sera peut-être la plus grande aventure de toute votre vie...
Charles nous emporte en Afrique, terre de ses ancêtres. Il nous relate l'histoire de Gabao, un pays prospère qui a toujours vécu en paix auprès de son président, un homme bienveillant et juste. Malheureusement, un roi sans scrupule et fourbe, menace de s'emparer de cette belle contrée. Pour parvenir à ses fins, il torture et tue tout être humain sur son passage, il noie cette cité dans le désespoir le plus total avec l'aide d'un allié, aussi corrompu que lui. Mais ce souverain cruel ne se doute pas que Gabao recèle bien des secrets et des puissances incontrôlables. Les neuf totems originels, considérés par certains comme une vieux mythe, existent, ils s'éveillent et représentent l'espoir de ce peuple meurtri, L'auteur nous fait découvrir le Gabon et ses merveilles, et signe un roman afro-fantastique passionnant et bouleversant à la fois. À découvrir ❤
Il y a plusieurs mois, Charles l’Ecrivain des Gémeaux, m’avait déjà proposé, en service de presse, de découvrir sa nouvelle “L’Hiver-mère”, que j’ai chroniqué en mai. Il m’a récemment demandé de lire le premier tome de sa saga “Le Prix de l’Espoir”. Bien que certains éléments m’aient laissée partagée, le roman présente un bon potentiel, notamment en ce qui concerne les thèmes traités par l’auteur.
Dans un premier temps, l'une des observations que j'ai faites rapidement est l'absence de séparation entre les paragraphes, ou du moins, c'est quelque chose de très rare. Par conséquent, le texte apparaît assez dense et crée une sensation de confusion dans une grande partie du roman.
On peut également relever quelques légères fautes de frappe, comme l'absence de guillemets ou de tirets, ce qui nécessite parfois de relire certains passages pour distinguer la narration du dialogue. De plus, il y a des répétitions, dont certaines peuvent être assez dérangeantes, notamment dans un chapitre où cela devient trop répétitif à mon goût.
Il aurait été souhaitable que l’auteur prévienne les lecteurs de la présence de scènes qui peuvent heurter la sensibilité. En effet, l’histoire met en avant la guerre et la violence qu’elle peut contenir, avec des descriptions de massacres. De plus certains passages abordent des thèmes délicats tels que le viol et l’avortement.
Toutefois, l’auteur emploie un vocabulaire simple, ce qui rend la lecture accessible. À plusieurs reprises, on a l’impression de plonger dans un conte. Des notes sont ajoutées, et j’apprécie les traductions en bas de page lorsque l’auteur utilise une langue étrangère. Une chose est certaine : l’auteur a un sens aigu du détail, que ce soit pour les lieux, les objets ou les personnages, tout en gardant une certaine simplicité.
Les chapitres peuvent varier en longueur, allant de très courts à parfois trop longs pour certains. Comme je l'ai mentionné précédemment, les paragraphes sont souvent regroupés et l'absence de séparation peut mener à une confusion, car on peut se retrouver, sans s'en rendre compte, dans une scène totalement différente de la précédente.
La narration est aussi présente que les dialogues, et le début du roman sert d'introduction. Pour mieux identifier les régions et tribus mentionnées par l'auteur, celles-ci sont mises en gras. De plus, lorsque les personnages expriment leur colère, leurs mots sont écrits en majuscules, ce qui renforce l'impact de leurs paroles.
J'ai également rencontré ce problème de confusion au début, où l'on comprend qu'une grand-mère raconte l'histoire à son petit-fils. Cependant, ce dernier intervient dans un chapitre, et lorsque l'on pense que son intervention est terminée, elle se prolonge plus loin. Pour compliquer les choses, il partage le même prénom qu'un autre personnage de l'histoire, ce qui m'a malheureusement un peu perdue.
L'intrigue présente plusieurs aspects captivants, mais le suspense manque de profondeur. Bien qu'il y ait des rebondissements, certains inattendus, qui ajoutent du piquant à l'histoire, l'action, bien que plus fréquente, n'est pas suffisante à mon goût, même avec les thèmes explorés.
L'un des aspects les plus marquants du livre est, à mes yeux, son esthétique et sa mise en page. Au fil du roman, des illustrations en pleine page viennent enrichir l'atmosphère. Bien que ce ne soit pas le style de dessins qui m'attire particulièrement, je dois admettre qu'ils reflètent parfaitement l'obscurité et la gravité des événements. De plus, chaque chapitre débute par une portion de l'illustration de la couverture, accompagnée d'une citation, offrant ainsi une distinction très élégante.
Bien que le physique et la personnalité des personnages soient bien décrits, j'aurais apprécié que l'aspect psychologique soit également mis en lumière. Cela aurait, à mon avis, rendu les personnages encore plus captivants et aurait renforcé notre attachement à eux. Cependant, l'auteur réussit très bien à nous faire saisir leurs réactions, leurs émotions ainsi que leurs objectifs, tant pour les protagonistes que pour les antagonistes.
Malgré tout, j'ai vraiment apprécié le personnage de Sylvia, que Charles l'Écrivain des Gémeaux, dépeint avec son côté maternel et son courage indéfectible, peu importe les épreuves qu'elle traverse. Je pense que les lectrices qui sont mamans se reconnaîtront facilement en elle.
Cependant, celle qui m'a le plus captivé, bien qu'elle ne soit pas autant présente que je l'aurais souhaité, c'est Déesse, surtout en raison de son caractère. Elle n'hésite pas à exprimer ses pensées et fait preuve d'un grand sens de la justice, en particulier envers son peuple.
Comme je l'ai déjà mentionné, nous sommes plongés dans une histoire marquée par la guerre et la violence, avec une forte dimension politique et stratégique. L'auteur illustre parfaitement une des réalités où les antagonistes ne cherchent qu'un objectif : le profit et les richesses, au détriment des citoyens, notamment à travers l'exploitation et l'esclavage.
Il y a également un aspect fantastique enrichi par une belle dose de mythologie africaine, qui se manifeste à travers la magie, les pouvoirs, ainsi que les totems et les divinités. J'aurais aimé que ces éléments soient davantage mis en avant et explorés. Néanmoins, cela sert à soutenir efficacement le thème de la rébellion du peuple Gabao. En revanche, je n'ai pas compris pourquoi, bien que l'on ne soit pas dans une mythologie grecque, Zeus et Aphrodite interviennent de manière inattendue. Cela a encore renforcé la confusion que j'éprouvais déjà auparavant.
En plus des nombreux thèmes qui sont déjà abordés, il y a d’autres sujets qui sont présents comme l’hypocrisie, la manipulation, la trahison, le mensonge, la haine, la vengeance, mais aussi le deuil. Il y a une légère romance avec des scènes intimes, mais heureusement, détaillées de manière simple.
Toutefois, là où je tiens à mettre un point d’honneur, c’est le fait que l’auteur ait mis en avant l’un des sujets encore problématique de nos jours, puisqu’il s’agit du rôle des femmes dans la société. Dans ce cas-ci, on montre, notamment à travers le personnage de Déesse, que les femmes n’ont pas le droit de gouverner, doivent servir et disposer quand on leur demande, et notamment se taire à la place de se révolter. Des situations qui sont toujours d’actualité, notamment par rapport à certains pays.
Bien qu'il y ait quelques aspects mitigés et déroutants, il est important de noter qu'il existe également de nombreux éléments positifs. Nous faisons face à un récit qui fusionne habilement réalisme et fantastique, un exercice de style qui n'est pas toujours aisé. Si je devais recommander le livre de Charles l'Écrivain des Gémeaux, ce serait surtout en raison des thèmes qu'il explore tout au long de son récit, car c'est l'un des atouts majeurs de l'ouvrage.
Avis ⚠️ Scènes de guerre, de bataille, de meurtre, de viols (décrites), à réservez à des lecteurices averti.es
🫧 Commençons par les points négatifs, ne vous inquiétez pas, ça ira vite : au début, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, je trouve que les descriptions font très " listes"
🫧 Également, le seul problème que j'ai vraiment eu avec ce texte est sa forme : il y a des soucis de ponctuation (virgules absentes ou mal posé, point au mauvais endroit etc...). Rien de suffisant présent pour m'empêcher de lire mais tout de même pour m'obliger à parfois relire certaines phrases
🫧Maintenant qu'on en a finit avec la partie désagréable, parlons du fond de l'histoire : tout d'abord, l'idée de retranscrire une histoire orale raconté par un.e aïeul.e, c'est quelque chose que je trouve tellement important que ça suffirait à lui seul à me motiver à vous dire de lire ce livre (même si j'espère que la version raconté à l'auteur enfant était un peu moins... disons descriptive ☠️)
🫧 L'histoire en elle même est très originale, j'ai adoré suivre les personnages (avec un vrai coup de cœur pour Déesse et vous me connaissez maintenant, Icare et Ludmila mes petit.es chéri.es). Je me suis moins attaché à Guedet mais il reste un personnage très intéressant.
🫧 Le conte comme format pour raconter la violence de la colonisation est aussi très intéressant et très bien réalisé ici, et la fin nous tient vraiment en haleine ! Bref, si l'idée de lire un roman mêlant colonisation; mythes et romance dans un beau mélange afro-fantasy, foncez !
J'ai beaucoup aimé le concept du roman, et l'histoire en elle-même qui était bien tenue. La plume est très belle. S'il y a une chose qui m'a un peu freinée dans ma lecture, ce sont les personnages. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages principaux, encore moins aux secondaires. Ce que je recherche avant tout dans un roman, c'est le développement des personnages ainsi que le développement de leurs relations, et je trouve que c'est ce qu'il manquait à ce livre. Ca n'en reste pas moins une bonne lecture.