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Un prof en enfer

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Antoine Vachet, professeur de lettres, s'apprête à faire sa toute première rentrée scolaire dans un collège dit "sensible". Persuadé que ses lascars d'élèves ne feront de lui qu'une bouchée, Antoine cumule les crises d'angoisse et les nuits sans sommeil. Et pourtant, lui qui voit déjà ce poste en ZEP comme un supplice va connaître une expérience unique, celle d'une réalité qui dépasse tout ce qu'il a pu imaginer.

136 pages, Paperback

First published January 22, 2014

2 people want to read

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Arthur Ténor

203 books7 followers

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Les Jardins d'Hélène.
353 reviews10 followers
May 22, 2023
Ce titre, je l'ai emprunté par hasard sur les étagères d'une bibliothèque parce que j'avais été marquée par le roman du même auteur, intitulé L'enfer au collège. L'enfer au collège portait sur le harcèlement scolaire et je l'ai beaucoup conseillé à mes jeunes lecteurs collégiens depuis 2012. J'ai imaginé alors que ce titre-là : "un prof en enfer", devait être du même tonneau côté enseignant, et c'est le cas.

Un jeune prof prépare sa première rentrée et écrit chaque soir dans son journal l'enfer que lui font vivre les élèves d'une classe de 4eme. Pas n'importe quelle classe de 4eme, THE classe de 4eme, comme le disent eux-mêmes ses collègues et la direction.

On a beau être dans une fiction, on se croirait dans un reportage documentaire télévisuel tant les faits racontés sont réalistes (et le roman date de 2014 !). Mais Arthur Ténor a plus d'une corde à son arc et va amener un peu de positif dans le récit par une astuce romanesque.

La couverture indique "il s'attendait au pire..." (c'est aussi la première phrase en exergue "je m'attendais au pire..." ), on est tenté de s'imaginer la suite ... il a eu le meilleur ?
A vous de le découvrir ! en passant par toute la palette émotionnelle de la maison Éducation Nationale en souffrance. J'aimerais beaucoup savoir si des profs doc ou des profs de français ont donné ce texte à lire à leurs élèves. Car il y a matière à débattre et à construire....

"De 12 à 112 ans" indique l'éditeur. ça va, je suis dans l'intervalle. :-)
Profile Image for Minutepapillon.
331 reviews47 followers
June 22, 2014
Avant que le livre ne me parle, c'est surtout l'auteur qui l'a fait, enfin pas à moi spécifiquement, mais à l'assemblée que formait une de mes classes de sixième un vendredi matin. Beaucoup d'humour, de modestie, une énergie et un message vraiment dynamisant et positif à leur transmettre, lui l'ancien "cancre" qui a redoublé deux fois et a travaillé dur pour surmonter ses lacunes ("mécaniques" et non imaginaires) une fois que la passion de l'écrit lui est venue. Publié à 38 ans, il inspire aussi la prof (de 37 pommes) fascinée par les mots que je suis. Et voilà que j'explore la trame de mes "et si..." mais ça c'est une autre histoire.

Le lendemain, la cité de l'écrit, le coeur pittoresque de notre petite ville macarons, vieilles pierres, toits de lauze et Gartempe, s'animait à l'occasion de son salon du livre, le quinzième. L'occasion pour moi d'aller féliciter l'auteur quant à sa prestation de la veille et de repartir avec quelques livres dont l'ouvrage dont il est ici question. J'eus plaisir à voir quelques élèves aller vers lui, moins gauches et timides que moi. Les lieux ne manquaient pas d'écrivains en tous genres, de figures publiques attirant à la fois avides lecteurs et badauds. Étaient présents Michel Field, Luke Ferry, des plumes aux atours Parisiens -brushing impeccables et petites robes noires-, d'autres plus modestes, intriguants, des illustrateurs BDs qui accompagnent leurs dédicaces de belles esquisses, beaucoup de vibrations qui vous électrifient l'imaginaire et les envies.

La cadre est posé, le livre acheté et sans délais exploré, lu, terminé.

En tant que prof jetée toute crue en ZEP sensible en début de carrière avec, en lycée, les classes dont les collègues n'avaient pas voulues à la répartition de service faite en mon absence, les plus "difficiles" donc, ainsi que quatre heures sup que je n'avais su refuser, j'étais très curieuse de suivre le parcours de ce prof de fiction, et surtout de découvrir le dénouement du récit. Quel allait être le déclic, le levier, le secret? Car il en faudrait forcément. Allait-il être crédible, improbable, cousu de fils blancs ou renversant?

Crédible, très crédible, mais surtout fort habile.

Quand l'obscur révèle la lumière, elle n'en est que plus exceptionnelle. J'ai traversé l'obscur, à l'image du personnage de ce roman. L'enseignement est une profession qu'on se colle au coeur. La fonction ne nous quitte pas sonnés 17h. On ressasse le pire, longtemps. On le ramène chez soi. On vit la journée deux fois, trouvant nos meilleures répliques à contretemps. Nos failles nous reviennent en plein amour propre. On se démantèle pour chercher à s'armer. Traversée de l'obscur. Il s'agit ensuite de se trouver un quelque part entre l'armure et la main tendue, le coeur à l'écoute. Alors peut surgir le meilleur. Cette année là j'ai donné des tuteurs à mon âme, je me suis tournée vers les beautés du monde qui m'inspiraient, j'ai cherché à agir contre ses travers, par le biais d'associations et une correspondance avec un condamné à mort aujourd'hui libéré Nick Yarrisqui m'inspira la vie et m'aida à construire une "fort-itude" basée sur la relativité. Lumière! J'ai fait preuve de flexibilité sans rompre. 10 années ont passé et je me souviens encore d'étincelles d'intérêt, de progrès, de mots gentils et de visages qui me sont restés, lumières rendues plus saisissantes par l'obscurité alors traversée.

Une recette, un secret, il n'en existe pas et c'est pourquoi je redoutais d'en trouver dans ce roman. Ma "suspension of disbelief" n'aurait su être poussée jusque là. C'est une alchimie qui se tisse sur des détails, des postures, des regards vers une autorité bienveillante. Si aujourd'hui j'enseigne avec un plaisir que je crois réciproque dans le vert Poitou, 700 km au sud de ma ZEP, je sais toutefois qu'il n'y a pas que dans les ZEP que cette alchimie a parfois du mal à prendre. Insondable mystère dont les élèves au final pourraient bien souffrir autant que les profs.
Profile Image for Valérie Carreau.
456 reviews19 followers
March 7, 2014
Mon avis : Voici un excellent roman des éditions Oskar, je retrouve avec ce livre la qualité des récits publiés chez cet éditeur que j'aime beaucoup

Du coté de l'histoire : Nous suivons Antoine Vachet, jeune professeur des collèges qui va faire son entrée dans le monde professionnel par son premier poste. Mais malheur pour lui, ce tout jeune diplômé va devoir faire ses premiers pas professionnels dans un collège classé "sensible".
Le stress monte à la veille de sa prise de poste, les élèves sont connus pour être de vrais monstres qui l’avaleront tout cru et son beau rêve semble maintenant irréalisable. Peu importe ce qu’il croit, ce qu’il craint, le jeune homme ne s’attendait pas à ce qu’il va trouver en prenant ses fonctions…

Du coté de l'écriture : L'auteur, ancien instituteur s'est fait aidé par des témoignages de professeurs et connait très bien son sujet.
Son écriture est fluide, agréable et les mots bien trouvés, les chapitres défilent sans que l'on s'en apercoive au rythme des journées effrénées de notre héros. Le suspens quant à l'avenir d'Antoine dans sa fonction professionnelle nous tient en haleine et le dénouement est assez exceptionnel, il faut l'avouer que je n'ai rien vu venir du tout.

En conclusion : Ce roman explore l’éducation dans un collège dit « sensible », réalisé à l'aide de témoignages recueillis par l'auteur, il nous transporte
rapidement dans le quotidien de ce professeur. Entre imagination et réalité les barrières sont très infimes et on se laisse vite prendre dans ce récit.

Le plus : En fin d'ouvrage se trouve un entretien très enrichissant avec Christine Faller, une enseignante ayant participé au projet pédagogique « défense globale » qui nous montre qu’on peut vivre autrement l’enseignement en « zone difficile ».
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