Le 28 juillet 1920, le corps de Blanche Garneau, jeune femme issue d’un milieu modeste, est découvert dans les taillis qui longent la rivière Saint-Charles, à Québec. L’enquête piétine. À cause des errements de la police, ce qui n’était qu’un fait divers va devenir un violent débat de société. Des journalistes en mal d’attention, des militants prohibitionnistes et des adversaires politiques vont tour à tour utiliser l’assassinat de cette femme pour tenter de faire tomber le gouvernement de Louis-Alexandre Taschereau, jusqu’à en oublier la question principale : qui a tué Blanche Garneau ?
Depuis un moment, je m'intéresse aux crimes canadiens et québécois non-résolus. Que fut ma surprise de retrouver cette bande dessinée sur les tablettes.
"La non-vengée" relate l'histoire du meurtre crapuleux de Blanche Garneau dans la région de Québec, en 1920. Cependant, nul n'aurait imaginé la tournure que cette histoire, d'abord perçue comme un fait divers, aurait pu prendre. Que ce soit la politique, le travail des policiers qui aurait été bâclé (selon certaines sources), ou encore les suspects qui semblent se succéder les uns après les autres...Tout ceci m'a un peu donné le tournis.
Cependant, je dois souligner les superbes illustrations, ainsi que le dialogue punché. Cependant, je me suis sentie un peu perdue dans les méandres politiques du Québec des années 20 et, le focus même du meurtre; c'est-à-dire trouver les coupables et les punir, s'est noyé dans la "politicaillerie".
Encore irrésolue à ce jour, j'aurais aimé en savoir plus sur l'histoire même de l'enquête, sans toutes les répercussions politiques.
Juin 2024. 2,5/5 Je mentirais si je disais que j’ai passé un bon moment. C’est un fait divers qui a tourné en eau de boudin politique dans une quête pour retrouver le ou les meurtriers. C’était long. La police d’écriture pour la narration me dérangeait, le joual des dialogues aussi (même si je comprenais la vérité historique et tout). Le travail artistique était bien mais tout avait un petit air passé et désuet qui ne me plaisait pas particulièrement.
Il y a de ces faits divers qu’on ne doit pas oublier. Celui-ci en fait partie et la bd fait amende honorable. De ce fait découle et se greffe à beaucoup de choses: lois, fin de la probibition, la société des liqueurs, politique provinciale, urbanisme… la forme surranée ne m’a pas déplu ; c’est le format (petit livre) et la police de caractère de la narration (qui saute du journaliste à l’omniscient). Et plus de détails sur la bd dans la bd de la non vengée aurait été agréable.