Vendredi matin : un jongleur me confie son sac. Samedi : il est introuvable. L'homme, je veux dire. Le sac, lui, est toujours là.
Je m'appelle Léonore. Notre Cosy-Café, à ma sœur April et moi, c'est chocolats chauds maison, terrasse sur la Bélèze dans le village de notre enfance, mes neveux chéris qui font leurs devoirs dans un coin et le chien Patchwork qui ronfle sous le comptoir. Ici tout le monde se connaît, tout le monde a un avis, et personne ne se mêle de ses affaires : c'est l'endroit rêvé pour une vie tranquille. Enfin. C'était l'idée.
Les Journées Médiévales battent leur plein dans le village bondé : tambourins, odeurs de forge, spectacles à toute heure. Comme nous, la gendarmerie a fort à faire, et un adulte disparu depuis quelques heures, très peu pour eux. April me jette ce regard. Vous savez, ce regard, là. Et flûte. On enquête donc, à notre façon : avec les moyens du bord, beaucoup de café, et la ferme conviction que ça finira bien.
À ceux qui aiment les enquêtes légères, les beaux villages du Périgord et les personnages qu'on a envie de retrouver : bienvenue au Cosy Café.
On suit Leonore, une des associées du Cosy-Café lové au beau milieu du Périgord. Pendant une fête médiévale, un jongleur est porté disparu tandis que Leo va se retrouver au coeur de l'événement.
Ça se lit bien et vite. L'intrigue est pas si mal même si c'est assez attendu, j'avoue avoir deviné le dénouement assez rapidement. Par contre le personnage de Leo est assez pénible : elle est jugeante, casse pied et parfois dénuée de jugeotte. Parfois, on essaie de nous mettre sur de fausses pistes mais c'est assez maladroit donc ça ne fonctionne pas.
Le début du livre est une succession d'actions qui ne sont presque pas reliées entre elle, a tel point qu'on s'y perd, y compris dans les dialogues. le dénouement est rapide, je suis restée sur ma faim, dommage.
Une histoire qui se passe en Dordogne dans un village médiéval, sur le papier, ça ne pouvait que me plaire étant donné que mes parents vivaient entre Rocamadour et Gourdon. Mais finalement j’ai trouvé que pour un cosy Mystery il y avait pas vraiment d’enquête et qu’on passe beaucoup trop de temps à détailler le contenu des verres et des commandes des clients. On a l’impression d’être en immersion dans le café et que le meurtre n’est qu’un prétexte, mais je lirai la suite pour voir si ce n’est pas que le simple défaut d’un tome un.