«Je crois que j’ai été violée.» Ainsi commence une réflexion percutante et toute personnelle sur le monde dans lequel nous vivons, sur les systèmes inégalitaires qui s’y perpétuent, sur ce qu’est être une femme dans une société créée par et pour les hommes et où les femmes, depuis toujours, ricochent de violence en violence. Une réflexion aussi sur l’influence de ces systèmes sur nos relations. Est-il encore possible – a-t-il jamais été possible – de rêver à un amour vrai, où le couple ne serait pas le lieu d’une guerre de pouvoir?
Bon, j’ai commencé cette lecture il y a à peine 2 heures et me voici déjà avec mon retour !
L’été de ma colère, c’est 140 pages de rappels de toutes les inégalités, toutes les violences vécues par les femmes, et d’à quel point tout le monde s’en câlice. C’est les conséquences du patriarcat sur les femmes qui tentent de se libérer, encore et encore, depuis tant d’année.
Clairement, tu ne sors pas de cette lecture de bonne humeur.
Élisabeth Lemay cite de nombreux ouvrages, films, ainsi que plusieurs écrivaines féministes, célébrités et de femmes ayant vécues de la violence faites par les hommes. Ces passages nous informent sur des situations qui ont eu lieu, tout en nous dirigeant vers des informations et des oeuvres importantes à prendre connaissance pour en apprendre encore plus sur le sujet.
À travers tout ça, l’autrice nous parle de son vécu à elle.
Ce roman suscite de sérieuses réflexions.
C’est vraiment une lecture puissante, déstabilisante et accablante.
Certains propos auraient pu avoir plus de nuances, mais comment faire lorsque nous sommes toutes simplement fâchées, découragées? Comment faire quand notre réalité et les violences vécues par nous toutes sont minimisées, oubliées?
C’est un roman que vous devez tous/toutes lire. Vraiment.
J’ai eu l’impression de retrouver, au fil des pages et des mots de l’autrice, mes écrivaines favorites qui ont marqué mon parcours. Elizabeth Lemay soulève des réflexions pertinentes et intéressantes sur la représentation des femmes au cinéma, sur les écrivaines et leurs romans et sur la société patriarcale, tout en y ajoutant des passages plus personnels.
J’espère sincèrement que ce livre sera enseigné, partagé et lu et qu’il se retrouvera dans le même corpus qu’Annie Ernaux, Virginie Despentes, Nelly Arcan, etc. ⭐️
C’était excellent ! J’aurai surligné plusieurs passages tellement ils me parlaient. À offrir à tous vos amis pour qu’il s’éduquent un peu et à toutes vos amies pour qu’elles se sentent comprises (comme jamais!).
Beaucoup plus abouti que son premier, se lit d’un trait, mais je n’arrive pas à lui mettre plus car certaines réflexions me faisaient un peu grincer des dents…
Je dois d'abord déclarer d'emblée que je n'avais pas assez apprécié "Daddy Issues" pour le terminer, alors j'entrais dans "L'été de la colère" avec une certaine appréhension, mais j'en avais entendu suffisamment d'échos positifs pour lui donner une chance.
Résultat: mitigé. Les réflexions sur le féminisme sont riches et intéressantes. On s'enrage nous aussi des abrutis qui sont nommés juges à la cour suprême, de leurs décisions dignes de l'âge de pierre, du traitement qu'on réserve aux femmes dans l'arène politique. La prose est limpide et dynamique. Il y a du rythme, ça se lit bien et vite.
On sourcille cependant devant des passages étranges. Entre autres à propos des milieux professionnels: "Pour légitimer notre place à la table de réunion, on adopte l'allure d'une hôtesse bien foutue."
L'autrice nous détaille les nombreux efforts qu'elle met sur son apparence, pour ensuite écrire: "J'en ai marre de lire des essais féministes écrits par des femmes débarrassées de cette obsession de plaire et d'être belles pour les autres."
Il y a aussi, éparpillées un peu partout en cours de route, des généralisations sur les hommes, comme celle-ci: "Rien ne les fait plus bander qu'un miroir et un public attentif. Ce n'est pas de l'autre qu'ils tombent amoureux, c'est d'eux-mêmes."
Ailleurs: "Les garçons ne savent pas ce que c'est qu'une rupture, pas vraiment. Ils ne comprennent pas ce que c'est que de se perdre tout entière dans un autre et de se réveiller à demi effacée et égarée dans une vie qui ne nous appartient pas."
On met le doigt sur une piste intéressante un peu plus loin: "D'une part, aussi féministe que je puisse être, j'avoue à regret, en dépit de cet adage que l'on entend, préférer être mal accompagnée qu'être seule. D'autre part, je pense n'aimer réellement que les êtres qui me repoussent parce qu'au fond de moi, le rôle de boniche de maison, je l'exècre plus encore que ma solitude."
À plusieurs reprises, l'autrice semble se désoler de faire des choses que personne ne lui demande de faire, et chercher chez ses amants un coupable. Elle nous répète aussi à de nombreuses reprises qu'elle a beaucoup lu, et qu'elle est très cultivée, comme si elle cherchait à s'en convaincre.
J'ai quand même apprécié ma lecture, malgré quelques haussements de sourcils bien sentis.
« Ce sont les êtres qui vous ont le plus aimés qui sont le plus capables de vous détester. »
J’ai bien aimé retrouver la plume d’Elizabeth Lemay.
J’avais trippé sur son premier roman, Daddy Issues.
Encore une fois, j’ai corné beaucoup de pages.
Ses mots sont tranchants, pertinents et nécessaires.
Mais j’te mentirai pas, autant j’ai aimé beaucoup de passages, autant d’autres m’ont fait sourcillé..
L’autrice donne sa voix aux femmes. Pourtant, je n’étais pas toujours d’accord avec ses réflexions. Certaines auraient pu être plus nuancées..
Reste que j’ai aimé ma lecture !
Je lirai tout ce que cette autrice écrira.
« Pour moi, la vraie vie, c'est une vie intérieure peuplée de livres. Au milieu des plus beaux romans, c'est là que je vis. »
•
« J'écris pour les sorcières. Les amantes au cœur défiguré. Les folles à lier. Les filles ghostées. Les maîtresses dédaignées. Les putes impayées. Celles qu'on n'épouse pas, mais qu'on désire le temps que ça prend pour alléger un émoi. Les filles qui souscrivent à regret à une loi de l'univers et pourchassent compulsivement la validation des hommes pour exister. Celles à qui on a appris à être douces, même quand elles se consument par la colère. Les traînées qui ne savent pas étirer les étreintes. Les sirènes habiles à captiver l'attention des hommes, mais incapables de la conserver. Celles qui ramassent leurs vêtements chiffonnés sur les planchers de chambres pleines de fausses promesses avant de regagner la leur. l'écris pour les femmes fatales qui détestent les hommes autant qu'elles les aiment. »
Cet été de la colère que fait paraître Élizabeth Lemay, c'est la fente d'un éclair de chaleur qui perce l'humidité d'une oppression, d'une violence accumulée jusque dans l'intime. L'autrice de Daddy issues offre cette fois-ci un objet littéraire beaucoup plus près du microscope, de ses expériences, mais elle tend aussi et surtout le miroir du réel, de l'imparfait à ses réflexions les plus personnelles et les plus criantes de liberté. Si sa première oeuvre dénudait la figure de la maîtresse de ses stéréotypes pour finalement lui rendre toute sa complexité et son humanité, son second livre déshabille totalement la douleur, les frustrations et les tourments que le patriarcat afflige sur la femme et son désir, d'égalité mais aussi d'amour égalitaire, pour révéler au grand jour une écriture de la rébellion et de la solitude émancipatrice, ainsi qu'une autrice exceptionnelle par deux fois maintenant. La colère dans ce livre est libération, mais elle est aussi transmission au sens où ce récit provoque comme aucun autre cette année, défiant de retourner une nouvelle fois auprès de camarades masculins pour voir chez eux, chez nous, les changements pouvant éradiquer un système qui met Virginia Woolf au bûcher et Britney Spears sous tutelle! La colère dans ce livre, qui se lit à une vitesse enivrante, est véritablement sagesse, discernement et engagement.
1st review 12 juillet 2024: Okok she has arrived!! « Daddy issues » c’était intéressant mais trop proche du microscope; ça c’est sa véritable arrivée en grande trombe sur la scène littéraire québécoise ayayaye c’est génial
3.5 Un livre important en ce qu'il qualifie les relations hétérosexuelles comme misogynes. Je crois que Elizabeth Lemay touche pile dessus cette thématique et notamment dans son approche des violences sexuelles. Beaucoup d'extraits ressortent à mes yeux et pour le caractère légitimant de cette expérience, relatable, je crois que c'est un livre à mettre dans toutes les mains.
Cependant, si j'ai beaucoup aimé cette part plus descriptive, je me suis trouvée très déçue de la projection dans le futur faite à partir de ce constat. Même si les relations avec les hommes sont un lieu fort de la violence contre les femmes, du patriarcat, l'autrice ne propose pas de solution. Il y a un intérêt à faire un diagnostic sans jugement ; c'est ce qui va nous fédérer autour de la lutte. Toutefois la lecture de ce texte m'a semblé très hétérosexuelle. Peut-être que c'est plus frustrant depuis une perspective lesbienne, mais je me suis demandé, est-ce qu'il y a une solution proposée aux femmes qui relationnent avec les hommes?
Lemay était pourtant tout juste devant l'occasion de proposer de faire des femmes la priorité dans nos vies. Pourtant, jamais il n'y a cette alternative même si je vois de multiples prises dans le livre (Lemay décrivant son appréciation des soirées entre femmes où nous devenons androgynes, etc). Je me dis que c'est peut-être une avenue qu'elle a empruntée depuis l'écriture de ce livre qui remonte, si je le comprends bien, à l'été 2023. Pourquoi ne pas faire la grève des hommes? Des relations avec eux? Pourquoi ne pas être partenaires de vie entre amies? Pourquoi ne pas habiter entre femmes? Pour moi c'est ce qui serait vraiment révolutionnaire. Malheureusement le livre tombe à plat dans sa projection politique. Il dénonce, mais se fige dans le statu quo.
Je crois que cette limitation de la radicalité au champ de l'analyse se cristallise dans deux éléments :
1. l'objectif à atteindre est celle de l'égalité entre femmes et hommes, où les femmes pourraient vivre à la manière des hommes (dans les entreprises, une sexualité à leur manière). Je considère que la manière de vivre masculine est en soi un modus operandi de domination qui ne peut que se transférer à d'autres personnes par la suite. On ne sort pas du patriarcat en souhaitant avoir accès au chemin que les hommes prennent ("Embrasser la solitude à la manière des hommes/Être bien avec soi", "Tout de même, être la seule femme dans les grandes et impressionnantes salles de réunions, revenir tard le soir à mon appartement du Plateau après une soirée bien arrosée, baiser des hommes sans rien attendre en retour et sans m’en amouracher, je le vis comme un acte révolutionnaire". Je ne dis pas que ces choses sont nécessairement masculines car je ne suis pas intéressée par l'essence ; je veux dire que si l'égalité, c'est atteindre la condition masculine, on aspire à la domination. Et je comprends que dans ce monde, c'est normal d'être amené vers cet objectif. Mais c'est de la réforme et pas de la révolution. En tout cas, je le v(o)is comme un acte réformiste car cela ne s'attaque pas à la racine du problème.
Il y a, selon moi, beaucoup plus d'avenir dans l'imagination d'un monde et de relations à partir de ce que nous vivons déjà entre femmes - à commencer par nos liens d'amitié. Je crois que c'est par ce chemin qu'on pourrait atteindre un objectif plus pérenne : la dissolution du genre en tant que tel et de son régime politique oppressif.
2. la lutte féministe est envisagée comme une lutte plus théorique, ou, disons, du domaine des idées. Lemay dit qu'on ne "devient pas autre chose simplement parce qu'on a lu Despentes". Or je crois que cet élément est la matérialisation de ma critique. Le point commun avec les autres féministes qu'elle soulève est aussi celui de la lecture, disant qu'on lit les mêmes livres. Et comment la lecture est la pierre d'angle de la libération. Je suis d'accord - la littérature est un outil politique puissant. Mais je crois que le féminisme est d'abord une pratique ; dans nos liens, dans nos luttes, dans nos lectures oui, etc. Mais c'est le concret qui rend L'été de la colère non "solutionnaire". Forcément, faire un état des lieux ne suffit pas. Lire Despentes aide à faire cet état des lieux ; reste à agir sur notre monde et faire différemment. C'est vrai qu'on ne devient pas autre chose uniquement par les livres... et notre pouvoir d'agir sur le monde commence peut-être par nos relations. Je me dis qu'on devient autre chose en aimant les femmes de manière radicale et politique.
J'ai beaucoup pris de notes en lisant, ainsi même ce long review n'est pas suffisant pour donner toutes mes nuances. J'apprécie comment Lemay n'a pas peur de froisser l'ego masculin ("Tout partout j’entends les féministes répéter : ce n’est pas une guerre contre les hommes. Et j’ai envie de dire que si, un peu quand même."). En général c'est cette fougue qui m'intéresse beaucoup chez elle. Ne reste plus qu'à en sortir! Je crois que ce livre est très important car il met une tonne de mots sur l'expérience desdits viols ordinaire et de la logique patriarcale de l'hétérosexualité. Ne reste plus qu'à en sortir.
J'ai aimé son style d'écriture, les courts chapitres percutants et surtout son courage et son humilité de montrer ses contradictions. Je lui souhaite de relire ce livre dans 10 ans et de constater avec soulagement qu'elle ne se sent plus prisonnière comme durant cet été de la colère. C'est bien triste pour les femmes de ressentir toute cette dissonance cognitive entre féminisme, féminité, sororité, personnalité, amour... Je réalise qu'à une période de ma vie je ressentais plus ce qu'elle nomme et je ressentais plus de colère qu'aujourd'hui. Fiou! On peut aussi vivre de belles relations d'égal à égal avec les hommes et retrouver la femme en nous. Ses propos m'ont fait réfléchir et j'ai aimé l'accessibilité de l'ouvrage. Je pense lire aussi daddy issues qu'elle a écrit avant.
«On a beau se faire répéter qu’on vit désormais dans une société égalitaire, que les hommes sont féminismes, que les filles peuvent travailler et que la lutte est gagnée, ce que certains recherchent, au fond, ce qu’ils désirent vraiment sans le dire, c’est une cheerleader […] Le rêve inavoué d’une race d’hommes, c’est de posséder une femme-trophée, à mi-chemin entre la boniche de maison et la bonne suceuse. Je pense que si l’option existait réellement de choisir la vie de ménage du milieu du siècle dernier, une armée d’hommes préférerait retrouver le doux plaisir du patriarcat assumé.»
Je voulais acheter ce livre pour le 12 août, mais rendu là, à quoi bon attendre 👽
J’ai vraiment un gros crush sur Elizabeth Lemay depuis un bout, sur les réseaux sociaux et dans ses chroniques. J’avais hâte de la lire encore plus. Et j’ai comme été déçue de pas me reconnaître à 100% dans ce qu’elle décrivait, de son expérience d’être femme et féministe 😂 ? J’sais pas pourquoi c’était ça mes attentes dans l’fond. Mais bref, j’ai encore le crush sur elle ; intense, pertinente et tranchée.
Lourd mais léger à la fois. J’ai passé par toutes les gammes d’émotions : joie, tristesse, colère, confusion et nostalgie. C’est un livre qui fait mal, mais un mal qui fait du bien. Un mal nécessaire. Nécessaire autant aux femmes qu’aux hommes sinon plus. Bref, je recommande fortement ce merveilleux ouvrage!
Plusieurs belles réflexions. J'ai corné plusieurs coins de page même si je n'adhérais pas à tous les propos. Lecture terminée en ce 8 mars 2025. C'est choquant.
je n’ai pu le lire d’une traite, ma colère se contenait avec peine. je lisais et je me suis mise à rêver d’assister à une discussion entre elizabeth, nelly arcan (ah nelly 😢)et claudia larochelle… certains pourraient dire que ce ne sont pas des idées nouvelles qui sont partagées dans ce livre mais j’aurais envie de dire so what? moi je n’arrive jamais à exprimer ce qui anime ma rage mais là c’était un peu pêle-mêle mais ça y était. 🎯
J’ai adoré Daddy Issues. J’avais hâte de lire ce livre. Les passages autobiographiques ont le même charme que dans le premier roman, ce que j’ai apprécié. Cela dit, ces passages se font beaucoup plus rares dans L’été de la colère. L’autrice prend souvent parole au nom de toutes les femmes, ce qui manque de sensibilité et de profondeur à mon humble avis. Je m’attendais à des réflexions plus nuancées. Déception. C’est somme toute un livre qui se lit bien, j’ai beaucoup aimé une poignée de chapitres qui était plus personnels, mais ils se sont fait plus rares que je l’aurais souhaité!
une lecture qui m’a mise en criss (c’était le but, je crois), mais j’avoue ne pas vraiment adhérer à (ou me retrouver dans?) certaines, voire plusieurs, réflexions de l’auteure
Ce livre regroupe mes deux passions, c'est-à-dire ; haïr les hommes et les classiques de la littérature féministe. Lemay écrit avec une honnêteté rare et une confiance tranchante. J'ai trouvé sa self-indulgence très rafraichissante et j'ai à plusieurs reprises hoché la tête, physiquement, en lisant ces pages. Je me sentais en discussion avec mon amie autour d'un verre de vin en fin de soirée. À la fois mémoire et essai littéraire, ce livre réussit à raconter l'histoire d'une colère et d'un ras-le-bol commun. Elle parle au «nous», au «on». Ça m'a énormément fait réfléchir aux relations de couples hétérosexuelles et au hommes qui se disent féministes. Ça m'a fait réalisé que je pliais, que je me soumettais souvent, moi aussi. J'ai souris face aux références d'Anna Karenina, de Plath, de Didion, de hooks, de Woolf, de The Virgin Suicides, de Gossip Girl. Vraiment un plaisir à lire et un manifeste de la female rage moderne.
« Être féministe, c'est aussi être faite de contradictions, se perdre et échouer face à ses propres politiques.»
« Je n'ai que faire d'un corps dont on ne veut pas. Je ne le connais pas en dehors de ce qu'il m'apporte et me dérobe.»
« Être célibataire veut dire devoir captiver tout le monde pour pouvoir exister.»
« Ai-je le droit d'écrire si je n'ai pas fini de me soumettre? »
« Et je lui en veux d'avoir au final détesté celle qu'il a lui-même façonné. »
« Si vous vous demandez d'où elle vient, cette colère, c'est que vous n'êtes pas prêts à le savoir. »
C'est très cru comme livre, super honnête. J'ai beaucoup aimé le ton direct et assumer du texte. Ça ouvre beaucoup de réflexions. "les livres sont magiques. Ils ont le pouvoir de nous faire voyager dans l'intime des êtres. Comme rien d'autre, la littérature est capable de nous emmener dans les tréfonds de l'âme humaine. Si Gloria Steinem a raison et si écouter l'expérience d'autrui est un acte révo-lutionnaire, les livres sont le meilleur moyen de s'ouvrir sur le monde."
un livre que je ferais lire aux hommes afin qu'ils comprennent le monde dans lequel les femmes évoluent. Des passages touchants, des écrits qui véhiculent très bien le message de l'autrice.
Un livre qui te met la réalité (que tu savais déjà) en pleine face! Ça te met en colère un moment, mais le sentiment qui te reste après c'est d'avoir enfin quelqu'un qui met les mots sur comment on se sent comme femme dans un monde qui n'est toujours pas constru pour nous. Ensuite, c'est rassurant de lire une autre femme qui montre ses défauts en tant que féministe. C'est aussi vraiment intéressant d'entendre une autre opinion sur pourquoi on se sent ainsi. Elle s'appuie sur plusieurs textes féministes, des films et bien plus pour se faire son idée.
Nous la suivons dans son processus où elle décortique son expérience en tant que femme. J'ai vraiment aimé la suivre la dedans!
Assez décevant… c’est plein de clichés réducteurs et de généralités sur les femmes. Je n’ai pas de problème quand c’est écrit au « je », mais quand l’autrice écrit « nous les femmes » avec une vision très privilégiée, ça me chicote. Je n’ai pas trouvé les véritables réflexions auxquelles je m’attendais. Mais l’écriture est fluide et ça se lit vite.
4.5 | plume d’exception, riches réflexions (surtout des ah-ah moments, mais quelques idées de sujets à nuancer!) et beaucoup de surlignage. Moi qui avait moins accroché à « Daddy Issues », son premier, celui-là m’a amené ailleurs. Lu en 3-4 cafés! Haaaaa que je souhaite à cet ouvrage une foule de lecteurs masculins. p.s: clairement une bonne recco de bookclub.