Le deuxième tome de Favor n'apporte pas vraiment d'amélioration par rapport au premier, avec encore une fois une expérience de lecture décevante. Dès les premières pages, les moments gênants refont surface, avec des scènes où les personnages se jettent l'un sur l'autre presque immédiatement. L’aspect enemies to lovers, qui devait être central, est encore une fois inexistant. Les deux protagonistes sont censés se détester, mais l’un flanche constamment, tant dans le tome 1 que dans le tome 2, ce qui enlève toute crédibilité à cette dynamique.
La première rencontre des deux protagonistes frôle le sexe, ce qui donne l'impression que leur relation est uniquement physique, sans véritable profondeur. Emory est difficile à cerner. Elle semble se laisser porter par les événements sans réelle volonté propre, comme une feuille vierge sur laquelle tout le monde peut écrire.
Le rythme du livre est rapide, mais paradoxalement, l'intrigue traîne en longueur. Si le prologue était bien soigné, la qualité de la plume se dégrade rapidement par la suite. Le livre est saturé de scènes de sexe, même dans des moments inappropriés comme après une crise d'angoisse ou lorsqu’il est question de discussions sérieuses. Cela donne une impression de répétition, avec toujours les mêmes scènes qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.
Certains plot twists sont surprenants, mais malheureusement prévisibles pour la plupart. La gestion des changements de scènes est chaotique, rendant le livre confus et difficile à suivre. Les transitions sont mal exploitées, ce qui laisse le lecteur perdu à plusieurs reprises. Le texte semble s’étirer inutilement avec des scènes qui n'ont pas d'importance, tandis que d'autres moments sont tout simplement incompréhensibles.
J’ai fini par lire en diagonale dès la moitié du livre, tant l’histoire stagnait. J'étais à deux doigts d’abandonner la lecture tant l'impression de tourner en rond était omniprésente. Un seul tome aurait probablement suffi pour raconter cette histoire, sans cette sensation de longueur excessive.
Les personnages sont fades, manquent cruellement de profondeur, et l’ensemble souffre de nombreuses incohérences. Le plot twist final n’a rien d’étonnant, tellement il était prévisible. Certains chapitres sont coupés de manière aléatoire, ajoutant à la confusion.
De nombreuses questions restent sans réponse, et la fin est aussi fade que le reste. J’ai l’impression d’avoir perdu un temps considérable en lisant cette duologie. Une histoire qui aurait pu avoir du potentiel, notamment avec les courses de voitures, mais qui a été complètement abandonnée. Quant à la dynamique rivals to lovers, elle n’a jamais réellement eu lieu.
En résumé, un tome qui aurait pu offrir une conclusion satisfaisante mais qui se révèle être une déception complète.