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Échec et mat au paradis

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Une enquête intime sur le suicide de Stefan Zweig à Petrópolis, au Brésil, le 23 février 1942, peu de temps après sa visite à Georges Bernanos. Bâti autour de la conversation que Sébastien Lapaque imagine entre ces deux géants de la littérature du XXe siècle, ce récit miraculeusement lumineux se nourrit de plus de 25 ans de recherches, de voyages et de rencontres. Entre le saccage nazi de la vieille Europe et l’avènement d’un fascisme tropical, une histoire politique et littéraire fascinante, une réflexion poignante sur la tentation du désespoir mais aussi un grand livre d’alerte.

325 pages, Kindle Edition

Published September 4, 2024

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About the author

Sébastien Lapaque

98 books2 followers
Sébastien Lapaque (born 2 February 1971) is a French writer of novels, short stories and non-fiction works.

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Sébastien Lapaque, né le 2 février 1971 à Tübingen en Allemagne, est un romancier, essayiste et intellectuel français.

Sébastien Lapaque naît sur les bords du Neckar, à Tübingen.

Il est élève du lycée militaire de Saint-Cyr (années 1986-1988, matricule 5345), avec lequel il a joué, en scolaires, la finale du championnat de France de rugby contre le lycée Bellevue de Toulouse. En 1988, il a été renvoyé pour indiscipline. Ensuite, il fut élève de première et terminale au lycée Hoche à Versailles, époque à laquelle il a commencé à écrire. De par son admiration et ses travaux sur l'écrivain et essayiste français Georges Bernanos, il conçoit très vite une pensée politique originale.

Il fait des études d'histoire et de philosophie à l'université Paris IV-Sorbonne.

Il a publié un premier essai, Georges Bernanos encore une fois (Les provinciales/L'âge d'Homme, 1998, réédition Babel/Actes Sud, 2002) et, encouragé par son ami Frédéric H. Fajardie, un premier roman, Les Barricades mystérieuses (Actes Sud) en 1998. Ces deux livres dévoilent ses goûts pour la théologie, les promenades et la manière noire.

Après avoir signé occasionnellement dans l'hebdomadaire Marianne, il entre au Figaro littéraire à la fin des années 1990, fait paraître un deuxième roman (Les idées heureuses, Actes Sud, 1999, prix François Mauriac de l’Académie française) et des anthologies littéraires (Triomphe de Dionysos, Actes Sud/Babel, 1999, J’ai vu passer dans mon rêve, Librio, 2002).

Au printemps 2002, il reçoit le prix Goncourt de la nouvelle pour son recueil Mythologie française (Actes Sud). Une suite de voyages au Brésil fournit la matière de Sous le soleil de l’exil (Grasset, 2003), une enquête approfondie sur le séjour de Georges Bernanos sous le Tropique brésilien durant la Seconde Guerre mondiale, et le prétexte d’un florilège littéraire : Le Goût de Rio de Janeiro (Mercure de France, 2004). En avril 2004, il fait paraître Chez Marcel Lapierre (Stock).

En novembre 2004, le prix James-Hennessy, décerné chaque année à un critique littéraire, lui est remis à l’occasion du Festival des littératures européennes de Cognac. Il publie ensuite un carnet de voyage en Amazonie intitulé Court voyage équinoxial (Sabine Wespieser, 2005), le Petit Lapaque des vins de copains (Actes Sud, 2006), Room Service (Actes Sud, 2007) et Des Tripes et des Lettres (Éditions de l'Epure, 2007) avec son ami le cuisinier béarnais Yves Camdeborde dont il a préfacé le livre Gourmandises & Régalades (Robert Laffont, 2003).

En mai 2008, son pamphlet intitulé Il faut qu'il parte dénonce le sarkozysme comme le triomphe de «beaufs obsédés par les indices boursiers».

Il contribue parallèlement au supplément Paladar du quotidien brésilien O Estado de S. Paulo. C'est dans ce journal qu'il a rendu hommage à son ami vigneron Marcel Lapierre au lendemain de sa mort.

De 2009 à 2012, l'hebdomadaire de gauche Témoignage chrétien lui ouvre ses colonnes. Il y publie un «contre-journal» recueilli dans Au hasard et souvent (Actes Sud, 2010) et Autrement et encore (Actes Sud, 2013).

A l’occasion du décès de Jean d’Ormesson, on évoque, dans différents médias, l’incident l’ayant opposé à celui-ci, lors de la réception donnée, en juin 2010, à la questure de l’Assemblée Nationale pour les cinquante ans d’Hervé Gaymard. Lors d’une émission télévisée, Jean d’Ormesson reconnaît avoir giflé Sebastien Lapaque, compte tenu de l’hypocrisie de celui-ci à son égard.

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December 12, 2024


Par quoi commencer ?

J’ai aimé que ce récit me parle de Georges Bernanos, son exil au Brésil avec toute sa famille au début de la Guerre, lui qui avait fait la Première et a voulu mettre sa famille à l’abri.

J’ai aimé retrouver Stéphane Zweig, fuyant avec sa seconde femme les persécutions nazies.

J’ai découvert avec horreur que le mouvement nazifasciste avait également pris racine dans ce pays aux antipodes, mettant les nerfs du Grantécrivain à rude épreuve.

J’ai découvert que tous les deux s’étaient installé dans le Minas Gerais, là où s’est inventé le Brésil contemporain (p.85)

Bien sûr, l’écrivain français ne pouvait que s’installer dans une ferme à la Croix-des-âmes.

J’ai découvert que l’aventure brésilienne de Claude Lévi-Strauss avait correspondu avec celle des deux exilés, inspirant Tristes Tropiques. Deux visions d’un même pays : un futur possible pour les romanciers, le crime fondateur de la destruction des peuples indigènes pour l’anthropologue (p.173)

J’ai découvert Lotte (Charlotte), la seconde femme du Grantécrivain, qui organise les voyages, tape inlassablement à la machine les textes de son mari, traduit dans d’autres langues européennes ses romans.

Zweig conseillait de reconstituer « l’univers d’une époque » pour comprendre un homme (p.299)

J’ai apprécié les images qui parsèment le récit, sauf la dernière, celle des corps de Stephane et Lotte sur leur lit de mort.

Sébastien Lapaque évoque l’hypothèse que Zweig ne se soit pas suicidé mais ait été tué par les nazifascistes brésiliens ; mais surtout précise que Lotte a rejoint son mari dans la mort quelques heures plus tard en chemise de nuit alors que Stephane était en costume.

Mon bémol : j’ai été déçu par le dialogue imaginé par Sébastien Lapaque entre Bernanos et Zweig (dialogue qui a vraiment eu lieu mais sans témoin). Les deux écrivains y parlent politique, mais très peu théologie.

Et Sébastien Lapaque de souligner qu’il n’a pas imaginé le dialogue entre Lotte et Jeanne Bernanos. Dommage que les femmes aient été mise de côté.

Mais ce récit m’en a appris beaucoup sur l’histoire politique du Brésil entre 1939 et 1945.

L’image que je retiendrai :

Celle de Georges Bernanos se tenant sur deux cannes suite à son accident de moto, debout pendant la scène, et Stephane Zweig assis, la tête dans les mains.

https://www.alexmotamots.fr/echec-et-...
Profile Image for adeline Bronner.
565 reviews8 followers
September 29, 2024
C’est étrange ma relation à cet auteur. J’aime ses interviews et ses choix littéraires mais je me bats avec son écriture. Ma laborieuse lecture, heurtée et archi volontariste semble faire écho à une écriture laborieuse, heurtée et archi volontariste .
Mais une fois encore, le livre terminé, ses échos me restent, des phrases, des impressions et l’humanité douloureuse et magnifique des hommes et femmes qu’il sait peindre.
Et ici, si le majestueux Bernanos et le douloureux Sweig trouvent une voix amie pour raconter les mots qu’ils ont pu échanger, je dois dire ma tendresse profonde pour les mots et le temps accordés à Lotte.
Parfois l’amour est un art difficile
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