Publié en 1900 sous le titre La chasse-galerie. Légendes canadiennes, le recueil d'Honoré Beaugrand comptait initialement cinq légendes et récits, tous parus dans La Patrie en 1891 et 1892. Les trois premiers récits s'inspirent de la tradition orale ; ils témoignent autant de la vivacité des superstitions et croyances populaires dans la société canadienne-française que de la richesse de l'imaginaire des conteurs. Les portraits, celui du « Père Louison» et celui de «Macloune», sont des anecdotes qui traduisent le drame du quotidien dans les villages du Québec, qui inspirera aussi d'autres conteurs réalistes, dont Albert Laberge.
« J’ai rencontré plus d’un vieux voyageur qui affirmait avoir vu voguer dans l’air des canots d’écorce remplis de possédés s’en allant voir leurs blondes sous l’égide de Belzébuth. » - HONORÉ BEAUGRAND
"La chasse-galerie" a une vocation pédagogique assez importante. C'est le recueil le plus lu du mouvement fantastique de la littérature québécoise de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. L'auteur, Honoré Beaugrand, qui a était pendant sa carrière écrivain, politicien et journaliste, est considéré comme un des chef de fil du libéralisme radical et anticlérical. "La chasse-galerie" est à lire donc parce qu'il offre une fenêtre sur un débat social et politique qui a dominé le Québec pendant un demi-siècle. Beaugrand présentent deux camps dans la société canadienne-française. Il y a le coté bleu (Conservateur et croyant) qui s'oppose aux rouges (Libéraux et franc-maçons.) Beaugrand le libre-penseur est de l'avis que l'alcool mêle plus d'esprits que le Diable chez les Canadiens-francais. Trois de six contes ("La chasse-galerie", "Macloune" et "Le fantôme de l'avare") sont vraiment bons. Néanmoins il faut reconnaitre que l'on lit ce petit livre pour la discussion politique et non pour ses qualités littéraires. Malheureusement dans ce petit volume, il n'y a aucun dossier pour les étudiants qui explique le contexte. Pour les cours universitaires, je recommande plutôt l'excellent "'Treize contes fantastiques québécois" qui a un superbe dossier d'accompagnement de Claude Gonthier et Bernard Meney.
This tale was originally told by a First Nation tribe and later revamped by American Fur Traders and then the French Canadians made it their own and in the late 1800s, Honoré Beaugrand, the man who launched the French Canadian newspaper "La Patrie" and who was mayor of Montreal in 1885 and 1886, wrote the tale as La Chasse Galerie (loosely tranlated to the Wild Hunt or the Witching Canoe) and popularized the legend. The lumberjacks and raftmen are up north working for the rich man's lot of timber when one of the men suggest going home for New Year's Eve. They all miss their women and maybe a few are worried about losing them to another. They strike a deal with the Devil. I'm not going to say more for those who don't know the story, but yes it involves a flying canoe and their souls...
Excellent recueil de contes et légendes québécois. Peut-être pas le plus beau roman en termes de stylistique et d’écriture, mais certes excellent au niveau folklorique. Plusieurs, la plupart, me disait bel et bien quelque chose, mais j’ai beaucoup aimé les découvrir dans leur version «originale» à tout de moins à l’écrit puisque ces contes ont probablement été récité à l’orale pendant quelques années avant d’être finalement couchés sur papier.
Remis dans leur contexte historique, ces contes classiques offrent une belle plume et des récits ancrés dans le folklore et la vie d'antan. De façon surprenante, La chasse-galerie n'est pas le meilleur conte de ce recueil, mais on comprend aisément pourquoi c'est celui qui est resté dans les mémoires.
Un recueil idéal pour nous ramener à nos racines pendant les fêtes. On se rapproche des mœurs d’autrefois en nous imageant les tendances au péché de nos ancêtres tout comme leurs façons de prêcher la vertu (par le biais du fantastique). C’est chaleureux, drôle et vivant, avec la rudesse de notre nature en arrière plan en perpétuel va-et-vient. C’est une partie de nous tous qui se retrouvent dans ces contes. À lire avec un petit verre d’eau-de-vie!
« On voit donc en quoi le conte est une fête. Momentanément, la vie ordinaire est comme suspendue, et dans cet intervalle peuvent se réaliser toutes sortes de chimères, s’assouvir tous les désirs fous et se perpétuer tous les crimes. Car il y a eu brisure et percée vers le royaume merveilleux de l’irréalisable. » (tiré de la préface)
Un recueil de contes québécois intéressant à lire, mais dont la moral est souvent douteuse. Imaginatif et j'aime bien la vision du diable à cet époque. Écriture qui va choquer et qui démontre les avancées que notre société a fait.
Nice reading of a version of this tale of French-Canadian folklore. I found very interesting the fact that many of the elements which are present in this kind of tales are also common in the oral-tale tradition of Latin American catholic countries. The influence of the Catholic Church as well as the peasant customs and, of course, the presence of some booze involved in the plot of this kind of tales is both very similar in Latin America tales and French Canadians as well.
I figured I'd read a "classic" from my own place. It was an enjoyable short read and it sounds like a folk tale. However there's not much substance to it and it actually stops right at the moment it started to get interesting. I don't really understand why this became so well-known lol... Anyway, the antiquated expression were good fun!
Il faut savoir que malgré ses moins de 100 pages, il n'y a pas une, mais 6 histoires très courtes (contes québécois) qui sont tous liés de près ou de loin à une morale chrétienne. Certaines sont évidentes à comprendre, deux (à mon avis) ne sont pas très claires et j'ai beau avoir réfléchi, je n'arrive pas à saisir le sens du message, mais bon.
Chacune des histoires se lit bien et est fort sympathique. La première étant la légende de la chasse-galerie, un conte québécois très connu.
D'ailleurs, "Québécois" est l'adjectif principal que j'attribuerai à ces contes, car tout fait Québécois. Terroir, joual, campagne, la neige, le bois, la chrétienté... et le racisme envers les peuples autochtones (ça en dit long sur l'âge du recueil) qui se font appeler des "sauvages" et sont responsables de bien des maux.
Le recueil est intéressant pour voir ce qu'est un conte québécois typique, mais je dirais que son intérêt se limite à cela et à de l'analyse littéraire puisque ce ne sont pas des récits bouleversants ni poignants émotionnellement, mais c'est assez court pour que la curiosité en vaille la peine et ne vous donne pas l'impression d'avoir perdu votre temps.
Six folktales from Québec, and I couldn't be happier! I initially became curious in these stories after introducing québécois culture to my French I class, and I was hoping to find something that would be an "easy" read for beginning students of French. I've always enjoyed folktales, so thought this would be appropriate. Unfortunately, the language is a little more complex that I'd like for beginning students, so I'll likely have to find ways to simplify the stories myself; but at least I have a small collection of folktales that I can use in class :)
I enjoyed la chasse-galerie, of course, but I expected it to be scarier... Macloune made me really sad... And le fantôme de l'avare was a very lovely story that's a nice allegory of redemption.
I liked it, and I couldn't help but think of my courses in grad school - body & soul, man as a machine (or not), québécois identity, etc...
Recueil de plusieurs légendes folkloriques québécoises dont une des plus connues et des plus populaires : la chasse galerie. C'est la version d'Honoré Beaugrand qui a su traverser le temps.
Cependant, le langage utilisé et certaines idées véhiculées dans ce recueil reflètent l'époque et le contexte culturel et seraient considérées aujourd'hui comme inappropriées et offensives.
Malgré cela, ce recueil reste une œuvre significative de l'histoire littéraire du Québec et l'écriture est vivante et dynamique.
En général ça m’intéresse beaucoup. Ce qui est difficile pour moi c’est qu’il y a beaucoup de mots ou de phrases québécoises typiques qu’il me faut chercher d’abord. C’est bon récit pour apprentissage comme moi pour améliorer le français
Ce texte était très unique et il semble une bonne introduction à la littérature québécoise. C'est sur des gens « en pleine forêt vierge » qui travaille à un chantier. Ils font « un serment au diable » donc ils peuvent visiter leurs blondes chez soi. C'est le folklore captivant.
Ce recueil de récits est comme un petit voyage dans le Québec d'autrefois. Histoires légères, écriture sans prétention, livre très agréable dans l'ensemble. À lire pour tous ceux qui s'identifient comme Québécois.
Divertissant et nostalgique. On connaît à peu près chacun des contes racontés dans ce recueil, mais ça ne fait jamais de mal de lire les versions écrites