Raiponce étant mon conte interdit préféré, j’attendais avec une impatience démesurée de découvrir ce spin-off centré sur Gothel. Et je n’ai pas été déçu.
Ce roman offre une plongée terrifiante dans l’enfance cauchemardesque de Gothel : maltraitance, environnement malsain et hypersexualisé, aventures traumatisantes à l’orphelinat et placements dans des familles destructrices. Tout au long de ces pages, on voit comment elle s’est construite dans le chaos, devenant un véritable monstre dénué d’empathie et rempli de failles et d’amertume.
L.P. Sicard signe ici un récit glaçant, horrifique à souhait, qui m’a autant touché qu’il m’a révulsé. Derrière l’histoire personnelle de Gothel se cachent des critiques subtiles mais percutantes de notre société et des travers humains les plus sombres.
On comprend enfin les racines de son obsession pour les cheveux, la beauté, et sa barbarie. Ce portrait complexe la rend à la fois plus humaine et plus monstrueuse. D'un autre coté, l'histoire de l'orphelinat incendié se dévoile, laissant entrevoir bien des vérités.
C’est encore un sans-faute pour L.P. Sicard.