Seul recueil signé par Geneviève Desrosiers, initialement publié dans les années 90 quelques années après le décès accidentel de l’autrice survenu alors qu’elle était âgée de 26 ans, il est l’assemblage d’une œuvre fragmentée, sortie de son emboîtement, éditée sans modification. On y côtoie une poésie brute, intemporelle, incarnée, lucide, maîtrisée, oscillant entre légèreté et gravité, entre lassitude et lumière. Lu en partie en marchant sur une plage de l’Isle-aux-Coudres, le fleuve et le vent en pleine face, lentement, à voix haute, parfois répétitivement, dans un souci de captation de chacun des vers, ces écrins des mots.