Informatif et d'utilité publique. Permet aux personnes comme moi qui ont un peu peur des essais et documentaires en format livre, qui ont du mal à se concentrer, à pouvoir lire sur un sujet, se renseigner et avoir matière à réfléchir.
"L'argent n'est pas considéré comme un sujet 'féminin' notamment parce que les femmes ont longtemps été considérées inaptes. En 1804, le Code civil voulu par Napoléon fait d'elles des mineures à vie, juridiquement incapables, sous contrôle de leur mari, sans autorité parentale sur leurs propres enfants. Avant la loi du 13 juillet 1907, le salaire des femmes est versé automatiquement à leur mari. En 1942, petit progrès : elles peuvent ouvrir un compte en banque, avec la signature de leur époux. Ce n'est qu'en 1965 quelles peuvent enfin décider seules et librement d'avoir leur propre compte et de travailler".
"Parce que les femmes donnent la vie, on considère 'naturel' qu'elles soient plus dans le don et le soin des autres".
"Contrairement à celui des hommes, le corps féminin ne se suffit jamais à lui-même, il doit être préparé, recalibré et domestiqué. C'est comme un CV pour prouver sa motivation à plaire. Ça s'appelle la 'charge esthétique', qui est présente à tous les âges de la vie".
"Être la bonne élève de la charge esthétique, c'est comme obtenir une couronne sociale, c'est beaucoup plus confortable. Mais en vrai, c'est clair que si on vivait seules sur une île déserte, loin du regard des hommes, on ferait autre chose que de s'épiler et on investirait notre argent ailleurs".
"Pour avoir une gestion plus équitable, certains couples font au prorata: chacun.e paie à l'échelle de ce qu'il gagne. C'est plus juste... en apparence. Car souvent, c'est celui avec le plus gros revenu qui donne le 'la' sur le niveau de vie. C'est très difficile de lutter contre cet effet d'entraînement : on ne veut pas priver l'autre de ses plaisirs parce qu'on gagne moins... sauf qu'au bout du compte, on dépense plus que si on a avait été seule".
LES + : • multiplicité des sujets : les finances individuelles, en couple, dans le monde professionnel, la charge mentale, la maternité, la société... c'est riche et approfondi. • accessibilité : je trouve que c'est très concis sans pour autant survoler l'information. C'est clair et percutant, il y a les définitions, les statistiques nécessaires, les références à portée de main. • Illustrations : les illustrations sont vraiment incroyables, les dessins sont hyper drôle, j'ai apprécié le sarcasme de certaines scènes. • documentation : c'est riche en études récentes, en statistiques avec sources fiables, les données sont concrètes ce qui donne encore plus de poids aux propos.
LES - : • le titre : pour en avoir discuté autour de moi, j'ai remarqué que la question "pourquoi le couple hétéro appauvrit les femmes et nuit à l'amour" effrayait au lieu d'attirer. Les gens se braquent et/ou on des apriori sur ce qu'ils vont trouver dans ce livre. Je pense que ça peut repousser certains hommes ou les plus jeunes. (Mais il faut savoir passer au-delà, s'informer / s'éduquer sans apriori.)
EN BREF : J'ai adoré, c'est drôle mais hyper intéressant et riche. À mettre entre toutes les mains : les adultes, les ados adultes de demain, les femmes et les hommes. Les hommes bien plus qu'ils ne voudraient le croire car ils sont eux aussi victimes parfois dune société patriarcale et parce qu'il faut qu'on soit tous informé / éduqué si on veut que les choses changent.
Cette lecture s’est avéré un vrai ascenseur émotionnel.
J’ai rigolé, j’ai appris, je me suis (peut être un peu trop) énervée, j’ai rigolé encore, j’ai pleuré, j’ai déprimé, j’ai pleuré encore un peu et puis… j’ai retrouvé un peu d’espoir.
On n’est jamais assez conscient de l’énorme poids qu’on nous pose sur les épaules au moment de naître. Vivre en tant que femme dans une société hétéronormée et patriarcale est finalement très épuisant. Trop, pas assez…. D’une manière ou d’une autre, on se retrouve souvent perdantes.
Cet ouvrage permet d’ouvrir les yeux sur notre société, une société qui certes a un peu progressé (?) mais qui est loiiiin d’être égalitaire et avantageuse pour les femmes. Ce n’est pas un récit de haine contre les hommes, mais plutôt une claque de réalité. La réalité de la place des femmes dans le monde, dans le couple hétero et le nombre des combats qui nous restent à mener. C’est un appel à la prise de conscience, un appel à la révolution, un appel pour s’aimer autrement, s’aimer mieux.
C’est ludique, drôle et ça se lit d’une traite. À mettre entre toutes les mains car le sujet est important. Bémol pour moi, je n’ai rien appris de particulier, ah si peut être que le retraite complémentaire pouvait aussi faire l’objet d’une réversion… Mais sinon cela s’adresse selon moi à un public novice sur le sujet de l’argent dans le couple. J’ai bien aimé les concepts de certains essais qui sont présentés, mais pour moi cela restait trop en surface.
Très chouette car pédagogique, des exemples concrets et drôles. Petit bémol perso sur le male gaze et l'épilation par exemple, c'est un truc parfaitement intégré par des femmes et une injonction que l'on retrouve aussi chez plein de personnes lesbiennes. Dans la bd c'était présenté de façon un peu binaire genre sans le regard des hommes on ne s'épilerait plus, c'est plus subtil que ça ;) Le podcast arte un podcast à soi a consacré un épisode très chouette au sujet.
J’avais adoré Homme Sweet Homme et Le prix à payer, donc j’avais hâte de voir comment ces deux mondes allaient se mélanger et… spoiler : la BD est à mettre entre toutes les mains !
Les illus sont colorées et fun, les textes pertinents et non culpabilisants tout en touchant juste à chaque fois. Une petite pépite.
Super BD de vulgarisation, qu’on devrait mettre entre les mains de beaucoup de femmes et d’hommes. Sans culpabilisation, elle sensibilise simplement mais efficacement! Étant très engagée sur le féminisme, je n’ai rien appris de très nouveau - mais c’était tout de même très agréable et intéressant à lire ! :)
Bien illustré et drôle ! Mais vouloir faire trop de pédagogie mène à faire des raccourcis simplistes et on perd en compréhension des articulations entre les phénomènes.. Ça manque de renvois aux références comme Liv Stromquist le fait. Bien pour une 1ere incursion dans le tableau des dominations économiques de genre !