C'est bête, j'ai été déçue, alors que je connaissais très bien le sympathique travail de Bach, que j'adore, en passant. J'aime son dessin : son dynamisme et sa légèreté. J'ai toujours (et souvent) parlé de Bach (à la radio, entre autres) comme une auteure à découvrir et à suivre, et je maintiens tout ça. Pourquoi j'ai soudainement quelques réserves à la sortie de son premier livre? Girouette, serais-je?
En fait, j'ai l'impression que « dilué », publié au compte-goutte sur le Web, ça se prenait mieux pour moi qu'en un seul recueil, ces épisodes très « fille ». Pour moi, c'était un peu comme un cupcake sucré pas de verre de lait entre chaque bouchées, pour rester dans le thème.
Les préoccupations présentées me touchaient pas nécessairement, mais elles me faisaient sourire. La personnalité de la lectrice joue aussi là-dessus, d'avantage que le fait d'être une fille ou non. Mais je trouve toujours ça un peu plate de catégoriser les genres avec des clichés, et je reprends assez mes collègues là-dessus, que je ne pouvais pas faire autrement que de resentir le besoin d'intervenir. J'ai quand même pas carrément détesté de ce recueil! Mention spéciale à l'apparition de Ricardo. Je suis une fan, aussi.
Les nombreux commentaires que j'ai vus défiler sur les réseaux sociaux étaient très positifs. Beaucoup d'amies ont adoré. Il faut pas croire que je me pense plus fine que celles qui se sentent concercées par ces porpos autodérisoires. Après tout, je fais des statuts de brassières sur Facebook.
Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de lire le prochain album de Bach. Son carnet de voyage en résidence à Bordeaux et sa participation au recueil Je me souviendrai (sur le printemps 2012), dans un autre créneau, avaient tout pour répondre à mes goûts à moi.