J’avais adoré Cassandre de la même autrice, et j’aime autant Médée, voire plus. Je suis un peu difficile en réécritures mythologiques, c’est tout ou rien, mais là, c’était “tout”. Ce roman m’a permis de me ressaisir parce que j’avais oublié à quel point Jason était infernal. (Merci Clémence).
Le roman est relativement court mais selon moi, c’est suffisant, et paradoxalement, j’ai retiré une demi-étoile parce que j’aurais adoré avoir quelques pages de plus autour du dénouement. Je ne peux pas dire que ça manque, fondamentalement. Comme ça, c’est aussi très bien, mais j’aurais aimé que ça dure un peu plus sur cette partie-là qui constitue un peu le point culminant du mythe.
Le reste, c’est du positif. J’aime beaucoup la plume, elle est fluide, ce qui doit être dit est dit, les émotions sont très franches et traversent le papier. L’histoire est claire, facile à comprendre pour ceux qui ne la connaissent pas encore, et les événements sont bien amenés. Techniquement, et selon moi, c’est excellent.
Ce n’est pas évident de chroniquer les romans qu’on a beaucoup aimés, et encore moins les réécritures, car on est dans quelque chose de très subjectif et personnel, mais j’ai été profondément touchée. Je voulais crier (ça, c’est la faute de Jason), et j’avais le cœur serré après cette lecture.
Je suis totalement fan des réécritures (vraiment) féministes de Clémence Marais. Pour moi, c’est encore une réussite.