Une vague de mutation végétale semble frapper l'humanité : nouveau-nés couronnés de feuilles, retraités requinqués par une tardive montée de sève, peaux bourgeonnantes d'où poussent branches et fleurs… Alors que les villes se couvrent de vert, cet incompréhensible phénomène qui ravit les uns et suscite le rejet et la peur des autres va rapprocher un petit groupe d'enfants et d'adultes que rien ne liait. En acceptant de dépasser peurs et chagrins, tous vont réapprendre à s'ouvrir au contact les uns des autres. Une fable douce et bienveillante sur le lâcher-prise, l'acceptation du changement et l'urgence de ralentir.
C'est une très belle bd ça c'est sûr, le dessin est vraiment magnifique, mais l'histoire ne fonctionne vraiment pas trop pour moi parce que tout sonne un peu creux et factice (attention les méchants sont très méchants mais on saura jamais vraiment pourquoi mais les gentils sont très gentils car ils aiment les plantes et les plantes c'est bien !!!)
3.5 Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais c'était vraiment une lecture particulière, car le concept des personnes botaniques est poussé jusqu'à l'extrême. C'était très intéressant et très beau, je pense qu'il faut prendre son temps pour lire la BD car il y a des grandes plages de silence donc on aurait tendance à passer vite les cases et la planches. Et ce serait dommage car pourquoi ne pas profiter de ces beaux dessins et de cette atmosphère paisible. Il y a un fort message de tolérance et d'acceptation de soit et des autres. Pas parfait, car bon niveau personnage on reste très en surface, mais très agréable à lire.
Verts est une BD qui me semble maladroitement écrite mais cela ne nuit pas complètement à son intérêt pour autant. En effet, à la lecture et en se renseignant sur la BD, il est apparaît qu’elle a été pensée comme ayant un propos écologique. Mais il est évident que cette notion à visiblement été mal comprise par les auteurs car ils proposent une histoire où l’humanité est progressivement effacée par sa mutation en végétal dont le corps comme les esprits sont profondément colonisés par une nature soudainement devenue agressivement invasive. Et au lieu de proposer une réflexion sur ces changements, on nous présente uniquement deux positions : l’acceptation béate et détachée de la situation (puis progressivement la fusion aveugle avec la nature ) ou l’opposition purement paranoïaque qu’on croirait sorti de la pire communauté Twitter. En résulte un récit que j’ai trouvé profondément horrifique et que Junji Ito lui-même n’aurait pas renié !
Je suis donc assez désolé que les auteurs n’aient visiblement pas réalisés que leur vision de l’écologie est extrêmement nihiliste. Leur solution semble d’abandonner toutes velléités de cohabitation et de prise de conscience collective au profit d’une apocalypse verte et d’une compréhension limitée des complexités de la nature 😶
2.25 Le dessin est magnifique mais j'ai vraiment eu du mal avec l'histoire. Quels étaient les thèmes? Discrimination? Écologie? Fake News? Maladie? J'ai l'impression qu'aucun d'eux n'ont eu une résolution claire.
(3.75) On est pas très loin d’une très bonne lecture. Dans un monde où la nature commence à reprendre ses droits, des bébés naissent avec une excroissance végétale tandis que la population mondiale semble fusionner avec la nature, à la manière d’une épidémie. L’histoire se déroule en quatre temps, au gré de saisons, et nous fait suivre l’évolution de cet étrange phénomène. Entre acceptation et rejet, les héros de cette bande dessinée nous poussent à nous questionner sur l’absurdité avec laquelle l’humanité pense contrôler la nature. Que faire si elle reprenait le pas sur l’homme, à une époque où on tente tellement de la préserver ?
J’ai vraiment apprécié l’idée derrière cette œuvre, et ses illustrations m’ont beaucoup plu.
Par contre, certains détails un peu clichés m’ont dérangée — comme l’exemple de la poupée à coiffer, présentée comme un jouet “de fille”, même si le père finit par la laisser au garçon.
Ce que d’autres pourraient voir comme du “n’importe quoi”, moi, c’est justement ce que j’ai aimé. Ce mélange un peu fou avec la nature crée une ambiance presque poétique.
J’aurais juste aimé qu’il y ait un peu plus de dialogues.
Très beau livre. Le décor se remplit de plus en plus de verdure à chaque page, de façon fluide. Ça m'a un peu fait penser à the last of us, du moins, dans le décor. Je crois qu'il y a une belle leçon à tirer de ce livre, comme quoi on peut s'adapter à de nouvelles réalités si on s'ouvre à l'inconnu.
Woaw tellement beau autant dans le dessin que dans l'histoire et les messages véhiculés. J'adore le fait qu'on puisse y voir plusieurs métaphores possibles, et la décision de ne mettre des couleurs qu'à la fin. En fait là je rêve juste que ça nous arrive aussi.
Une BD aux dessins vraiment magnifiques et très doux. L'histoire est belle, et peut nous pousser à plusieurs réflexions. Et puis c'est un beau message sur l'importance de la nature !
Je suis tellement surprise, ça fessait longtemps que j'avais pas tant apprécié une BD. Le sujet qui est l'acceptation de la différence (dans les grandes lignes) est super bien traiter. Tout le message sur la nature et l'écologie de maniere générale et hyper intéressante. Le fait qu'on se limite pas à un seule point de vue c'est un super atout et sa rend le livre dynamique. J'ai etait tellement sensible au dessin et au choix de ne pas mettre des couleurs 👀 La fin est tellement douce. ET LE DESSIN OH MON DIEU !!
La nature reprend ses droits dans une humanité divisée qui va mal. De plus, une épidémie de mutation végétale frappe. On y suit l’évolution et les différents choix de plusieurs personnages dans cet environnement déjà fragile.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’illustration. Des dessins à couper le souffle — des dessins en noir et blanc détaillés et chargés d’émotions qui basculent vers de la couleur dans l’épilogue comme un souffle d’espoir. Tout est symbolique : chaque trait, chaque page, a du poids. Rien n’est là par hasard.
Et derrière tout ça, il y a un message fort : une critique de notre rapport à la nature et à l’écologie comme l’annonce le titre, mais aussi une critique de notre monde. Elle questionne notre peur de la différence et la façon dont on gère le changement et puis l’exploration même du lien entre les gens que ça soit de la solidarité ou des tensions dans cette société qui vacille.
Verts est une BD puissante, poétique et profondément actuelle qui dénonce. De plus, ça se lit vraiment plus vite qu'on peut le penser vu son épaisseur : je l'ai lue d'une traite !
J'ai enfin pu lire ce livre qui me faisait de l'œil depuis le festival 2025 de la BD à Amiens et son exposition (il y a quelques mois) ! C'était une très belle découverte, aucun regret à part celui d'avoir patienté avant de le lire (c'était gratuit)... (Un livre emprunté que j'ai eu le plaisir de lire grâce à un cours sur la bande dessinée !)
Scénario un brin confus en raison de la multitude de thématiques, parfois philosophiques, abordées, entrecroisées mais surtout survolées : l'écologie, la pandémie, le masculinisme, l'engagement, le faschisme, maîtriser la nature ou vivre en harmonie avec elle ... Le dessin est enchanteur, c'est d'ailleurs ce qui m'a attirée dans cette BD.
C’est une très belle BD, très poétique, aux dessins doux et clairs, également très militante. Et ça coince à ce niveau pour moi ; le choix scénaristique, ou plutôt les choix de personnages et leurs attentes m’ont un peu dérangée. Autant j’ai beaucoup aimé le côté poétique et onirique des plantes qui soignent, d’un retour à la nature, la défense écologique, le deuil et le fait de guérir à travers les plantes et la transformation là où d’autres restent en arrière. Mais j’ai trouvé l’ajout des militants anti-plantes très mal avenu et très maladroit ; on ne sait pas grand-chose de leurs motivations, ils passent pour des gens bas de plafond et teuteu, la plupart d’entre eux disparaissent vite pour ne laisser qu’un personnage, qui est surtout paumé et qui ne sait pas trop comment réagir face à tout ça et fait des choix regrettables mais pas nécessairement justifiés. Il est vrai que la peur, le mal être et la colère font faire des choses impulsives et illogiques, mais j’ai trouvé que cette partie de l’humanité et des personnages aurait eu de l’intérêt à être développé. Au final, on se retrouve avec une espèce de représentation gauche-droite un peu maladroite, où l’intérêt du développement n'apparait pas trop, la psyché des personnages ne se fait que sous le prisme du « tolérance » qui leur permet de vivre mieux en harmonie, tout en faisant disparaître l’impact réel des changements pour celleux qui ne sont pas des enfants-plantes. J’aurais peut-être aimé qu’il y ait des pages en plus pour explorer autrement cette évolution, même sous la forme de cases muettes, plutôt que d’aller trop vite dans une transformation qui semble réellement trop rapide sur la fin.