La grève des sardinières de Douarnenez, en 1924, est restée dans les mémoires. Victorieuse, leur lutte est aujourd’hui un symbole des mobilisations ouvrières féminines. Cent ans après, on continue de travailler la sardine dans les zones industrielles de ce petit port finistérien. L’étripage et l’emboîtage sont encore largement réalisés à la main et ce sont toujours des femmes qui s’y collent. Des femmes du coin en fin de carrière, de jeunes intérimaires et, surtout, des « petites mains » exilées. Toutes soumises à une tâche ingrate et harassante, à l’injonction au rendement. Face à la dureté du labeur, au manque de considération, à la menace de l’automatisation, des solidarités se nouent et la lutte syndicale retrouve un peu de vigueur après plusieurs années d’apathie. Assez pour provoquer la révolte ? La mémoire des luttes n’a de sens qu’à condition de servir les combats d’aujourd’hui. Voilà ce que ce livre voudrait rappeler, en donnant à entendre des voix que l’on écoute trop rarement.
Lecture fluide et rapide Ça recentre, ça repose la base de l’arnaque du Travail Ça parle du concret et du quotidien, des obligations professionnelles et familiales. Ça fait presque couler des petites larmes d’espoir mais aussi de rage Une bonne lecture pour commencer 2025 !
Très intéressant de mettre en perpective la grève des sardinières de 1924 avec les conditions de travail actuelles très précaires, surtout pour les femmes racisées. J’aurais bien aimé en savoir un peu plus sur la grève de 1924
Un retour sur les sardinières de Douarnenez, 100 ans après la grande grève des femmes. Un incontournable sur la place des femmes précaires et racisées dans le travail d’usine.