Mein Kampf (en français Mon Combat) est un livre rédigé par Adolf Hitler entre 1923 et 1924 pendant sa détention à la prison de Landsberg suite au coup d’état manqué dit " putsch de la Brasserie ". Il contient des éléments autobiographiques ainsi qu’une présentation de l’idéologie nationale-socialiste. Il constitue une excellente introduction au national socialisme allemand.
On estime le tirage de ce livre à plus de dix millions d'exemplaires en allemand, auxquels s'ajoutent des traductions en seize langues étrangères.
La Cour d’appel de Paris a décidé, dans un arrêt du 11 juillet 1979, d'autoriser la vente du livre (édition intégrale en français), compte-tenu de son intérêt historique et documentaire, mais assortissant cette autorisation de l'insertion en tête d'ouvrage, juste après la couverture et avant les pages de garde, d'un texte de huit pages mettant en garde le lecteur. mais encore sa genèse. Un tel ouvrage sera plus fécond qu'un traité purement doctrinaire. De plus, j'avais ainsi l'occasion de montrer ma propre formation, pour autant que cela est nécessaire à la compréhension du livre, et que cela peut servir à la destruction de la légende bâtie autour de ma personne par la presse juive. Je ne m'adresse pas ici à des étrangers, mais à ces partisans du mouvement, qui lui sont acquis de coeur et dont l'esprit cherche maintenant une explication plus approfondie. Je n'ignore point que c'est par la parole beaucoup plus que par des livres que l'on gagne les hommes: tous les grands mouvements que l'histoire a enregistrés ont dû beaucoup plus aux orateurs qu'aux écrivains. Il n'en est pas moins vrai qu'une doctrine ne peut sauvegarder son unité et son uniformité que si elle a été fixée par écrit, une fois pour toutes. Ces deux volumes seront les pierres que j'apporte à l'édifice commun.
Le ton présomptueux fatigue tellement il est présent à chaque page du premier tome - Bilan.
A posteriori, on comprend mieux pourquoi l’œuvre n'aura jamais pu aspirer à devenir une œuvre de propagande influente tel que le Manifeste communiste - ce qu'aurait probablement souhaité l'auteur. Un effort de concision, de clarté et de limpidité aurait probablement mieux servi la doctrine nazie que le soin d'être exhaustif.
Je n'avais pas entrepris la lecture de Mein Kampf pour l'expérience littéraire, mais je m'attendais à une meilleure articulation de la doctrine. Je peux saluer l'effort de contextualisation dans le premier tome, même s'il s'agit surtout d'une tentative de développer un culte de la personnalité autour de l'auteur.
Grosso modo, il y a des manifestes plus intéressants à lire que celui-ci.
Pas facile à lire du tout (en dehors de l'aspect émotionnel...): l'auteur passe par tellement de sujets et fait en même temps tellement de digressions qu'à part la violence du personnage, qu'on connaissait déjà, il est difficile de se faire une véritable représentation du monde tel que lui le concevait. Même s'il est clair qu'on n'a pas envie d'éprouver de l'empathie pour une telle personne, je trouve dommage de ne pas avoir appris plus de choses sur sa pensée et sa personnalité. Quelques éléments d'histoire - à vérifier bien sûr - sont néanmoins intéressants, de même que sa vision de la maturité politique.
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