Pololo, la rentrée littéraire et son amour du misérabilisme et de la noirceur.
C’est pénible à lire, difficile de savoir immédiatement qui parle, à qui, des fois on change, on est balancé d’un endroit à un autre – vraiment, Fort Boyard et l’épreuve des pots, sauf qu’à chaque fois que le lecteur touche quelque chose, il tombe inévitablement sur la boîte aux scorpions, alors qu’on lui crie de continuer à essayer, les yeux bandés.
Le bastion des larmes est une histoire d’acceptation, de pardon, d’homosexualité et surtout un voyeurisme du lecteur sur tous les malheurs possibles que peuvent subir un garçon / homme différent.
Derrière le chœur grec des sœurs du protagoniste qui entament quelques hymnes en accord avec ce que souhaite / croit devoir entendre l’auteur, ou dépendent au final de ses choix qui vont en leur sens. Elles ne sont nommées que très tard, et il faut attendre encore plus longtemps avant de les dissocier les unes des autres ; dommage d’ailleurs que cette identification n’ait de l’importance que plus on se rapproche de la fin, qui coïncide avec le rapprochement de l’histoire du Bastion des larmes.
Si on ressent une envie particulière de se faire du mal, de lire des choses horribles, de la haine, de la rancœur, des viols, de la pédophilie, de l’homophobie, du mal-être intrafamilial et de la violence affective, le tout assez descriptif, c’est au top.