Point fort. J'aime qu'on y voit le changement dans le traitement graphique avec la progression du roman. la courte échelle réussit bien sur ce point. Au départ, c'est photo, puis dessin. À la fin, c'est dessin, puis photo; comme le narrateur-auteur, dans l'histoire, commence à "vivre" son récit.
Point faible. Je déteste rester sur plusieurs fins. Trop de portes sont ouvertes sans les fermer. Oui, ça laisse de la place à l'imagination, mais encore. J'ai l'impression que mon expérience de lecteur (âge adulte) m'empêche de l'apprécier, j'ai encore trop de questions.
Étaient-ils dans le même chalet à des moments différents?
Qu'en est-il du chalet qui a l'air abandonné?
Qu'en est-il des portes qui mènent au congélateur et à la cave?
Qu'en est-il du puits à l'odeur insupportable?
Qu'en est-il de tous ces disparus?
Qu'en est-il de ce chien qui apparait soudainement sur le perron de l'auteur dans ses premiers jours au chalet?
Bref, je suis un peu déçu. La maison d'édition a mis ça pour la même catégorie d'âge que Le Manoir Hillcrest, mais je ne suis pas d'accord. C'est plus jeune et beaucoup moins complet et complexe comme récit. Certes, il y a les deux trames narratives qui se chevauchent, mais je n'aime pas quand un roman se termine sur des phrases comme "Tout ce qu'on retrouvera de toi, c'est le manuscrit..."
Comment l'histoire peut être narrée au "tu" avec un narrateur qui disparait?