A screenwriter and director, Bernard Villiot began writing children's books ten years ago. In that time his books have received several awards. He feels that children’s books best reveal a writer’s true nature.
On m’a offert ce livre avant tout pour la beauté de ses illustrations (c’est bien me connaître) et je dois dire que la beauté des pages n’a rien à envie à la couverture. Le livre est vraiment sublime j’ai passé du temps sur chaque page pour apprécier la beauté des dessins et de l’or qui en ressortait, et des moindres détails. L’histoire est très courte, j’aurais aimé qu’elle se poursuive mais pour la beauté de ce livre je dis oui!
Coup de coeur de ma librairie, coup de coeur chez moi aussi. C’est rare les albums dont les dessins et l’histoire tout à la fois me laissent conquise, c’est pourtant le cas avec le puissant Grand Chêne.
Regardez-moi cette couverture ! IRL elle est encore plus belle avec ses effets dorés que l’on retrouve à l’intérieur sur les planches sublimes de Pierre Breton, qui sont un hommage vibrant aux premiers textes de fantasy proche de la nature avec son effet »frotté » qui donne une si riche texture. Je ne connaissais pas l’illustrateur, je vais le suivre désormais.
Ce n’était pas la première fois que je croisais Bernard Villiot en revanche car il a déjà écrit de très beaux albums avec Thibault Prugne, comme Le souffleur de rêves et Le dompteur de vent, que j’avais beaucoup aimés. Son nom était donc gage de qualité et d’évasion, et je n’ai pas été déçue. Il a su adopter et renouveler fort joliment un genre chéri chez moi : la fantasy médiévale.
Ils ont en effet imaginé ensemble l’histoire d’un roi, bon, généreux, qui vivait en harmonie avec son peuple et avec la nature, notamment grâce à un vieux chêne millénaire dont il avait su tirer le meilleur. Son royaume respirait la joie de vivre. Mais comme souvent dans ce type d’histoire, à sa mort tout change, son fils n’a pas les mêmes aspirations et son égo va tout détruire.
Dit comme ça, c’est un peu banal mais tout est dans la finalité du récit. Les auteurs ont vraiment imaginé une histoire puissante, sensible, maligne où on juge finement les personnages, où la critique des ravages qu’on fait à la nature par ego est juste. Cela résonne en nous. Cela nous rappelle nos politiques qui se sentent tout puissants et sont capables de tout détruire en étant sûr d’avoir raison alors que non. C’est très universel.
Mais surtout, c’est souligné par les dessins magiques de Pierre Breton qui donne vraiment vie à cette nature ancienne et bienveillante, accueillante où on se réfugie et se nourrit volontiers. Puis, il est capable de détruire tout cela et d’en montrer de manière fort convaincante les ravages, sur un ton d’une rare tristesse et avec un réalisme certain. J’ai été totalement conquise.
Récit d’un changement de génération qui se passe mal avant que… C’est une histoire qui serre le coeur et fait terriblement écho avec notre présent et ses puissants qui malmènent notre nature en passant tout connaître. Je suis tombée sous le charme de cette revisite puissante d’une fantasy médiévale centrée sur la nature. Les dessins de Pierre Breton m’ont enchantée et j’ai trouvé l’histoire puissante. En revanche, le final me fait enlever quelques points tant il est brutal et précipité. Pourquoi ne pas avoir ajouté 2-3 doubles pages pour conclure correctement ?
Wow. Quel album magnifique. Une belle petite fable sur l'importance des arbres sur la société. On montre aussi à quel point l'humain détruit facilement la nature afin d'assouvir ses besoins, son égo... J'ai beaucoup aimé 🥰