J’ai les joues trempées de chagrinAujourd’hui, on parle de Ces maux que nous taisons, une romance psychologique française se déroulant dans un hôpital d’Alaska. Je l’ai peu vu passer sur mes réseaux sociaux alors lorsque j’ai eu la possibilité de le demander en service presse, j’ai pris l’opportunité. Et je ne le regrette pas ; j’ai adoré ma lecture, même si elle m’a fait pleurer à plusieurs reprises.
Je dois avouer que j’avais un peu peur de ce roman, puisque j’ai vécu énormément de violences médicales et que j’en garde de profonds traumatismes. Heureusement, puisque les personnages travaillent en chirurgie (une aile très différente de celles que j’ai fréquentées), je n’ai pas eu à replonger dans mon passé. Au travers de ce roman, j’ai découvert un domaine que je ne connaissais pas, ça m’a beaucoup plu. Si l’auteure écrit d’autres romans dans le genre, je vais répondre présente!
Erine est une jeune femme qui débarque en Alaska après une tragédie et tente de se reprendre son parcours médical universitaire. Mais les traumatismes ne s’effacent pas du jour au lendemain, et Erine se voit challengée tous les jours. J’ai adoré son évolution, que j’ai trouvé très crédible, mais j’ai surtout aimé le fait que ce ne soit pas un homme qui la sauve. C’est elle.
Soren, lui, est interne depuis plusieurs années, en fait il est l’une des stars de l’hôpital. Perfectionniste extrême, il est hanté par l’une de ses chirurgies et par l’idée d’être le meilleur. La compétition qu’il instaure par lui-même avec Erine est intéressante, mais surtout révélatrice d’un mal qui ronge notre société. Quoi qu’il en soit, j’ai adoré les échanges piquants entre lui et Erine (mais un peu moins certains de ses comportements!). Malgré tout, Soren est un homme doux, prévenant, sain, et ça fait du bien d’en voir en romance.
La romance était géniale, il y avait beaucoup de tension. Le fait que Soren soit un homme aussi sain (malgré la compétition!) est un vrai plus. La seule chose que je regrette, c’est que le roman prend fin alors que la romance débute. Perso, je ne suis pas fan de terminer au début de la relation, puisque les premières fois de couple sont importantes, parce que j’aime voir les persos apprendre à se connaitre sous un nouveau jour. J’aurais particulièrement aimé avoir ses scènes avec Soren et Erine.
On termine en parlant de l’intrigue. Primo, les flashbacks sont géniaux…. enfin, géniaux, ils nous font pleurer, oui! Mais ce que je veux dire, c’est qu’ils sont bien placés, nous montrent au lieu de dire, nous font pleurer, nous font vivre toutes sortes d’émotions, en plus de rythmer le récit. Le double point de vue nous permet aussi de comprendre deux réalités différentes et de bien s’attacher aux personnages. Franchement, je suis très difficile niveau romance, mais là, j’ai été séduite!