Ombreline aime les enfants de la nuit. Du bout de ses doigts et de ses antennes, la fée démêle leurs peurs jusqu'à ce qu'ils s'endorment paisiblement. Mais cette nuit-là, Ombreline rencontre Célestin. Et rien n'y fait, il ne trouve pas le sommeil. Avec l'aide de ses soeurs, elle enquête pour comprendre ce qu'il se passe...
Née en 1987, Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo. Régisseur lumière, elle est passionnée par le théâtre et les littératures de l’imaginaire. Elle a été publiée dès 2005 puis a écrit chez Mango Aussi libres qu’un rêve et la trilogie June. Elle vit à Paris.
Ombreline, une petite fée, démêle les peurs des enfants lorsque ces derniers n'arrivent pas à trouver le sommeil. Cependant un jour, malgré son acharnement, un enfant persiste dans son insomnie à cause de son immense chagrin. Ombreline se met alors en quête d'une solution pour aider Célestin à enfin s'endormir.
Ce livre m'a attiré pour son autrice et la petite fée-crieuse sur la couverture qui ressemblait fort à Shinobu, que j'adore. Je pensais lire un léger petit roman destiné à des enfants de 8 ans, et il l'est pour eux, mais d'un point de vue adulte, il traite habilement de la question de la reconnaissance des maltraitances infantiles et de l'inceste, sans jamais choquer et en restant à l'orée du sujet. A hauteur d'enfant, il s'agit simplement d'une fée qui cherche une solution pour aider un enfant à réussir à s'endormir, chose qu'il a du mal à faire à cause du « monstre aimé » ; c'est ça qui fait la beauté de ce livre. C'est un roman juste à la plume habile et pleine de sensibilité, qui peut permettre d'ouvrir la discussion. Les illustrations orangées sont très mignonnes, l'histoire est facile à lire et pleine de magie. C'est pour moi une réussite.
- « Tous les humains ont peur de la mort. - Certains ont davantage peur de la vie, murmura Ombreline. Et en général, ils ont de bonnes raisons pour ça. »
Un petit roman dont la thématique de l’inceste est amenée par une histoire toute douce où se mêlent féerie, entraide et solidarité. Pas évident lorsque l’on sait à l’avance le sujet traité. Marion Fargeton réussi très bien l’exercice. C’est subtil mais le message passe. Un bel objet de par la couverture, des illustrations aux couleurs orangées réconfortantes. A lire et faire lire.
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