Fauvel a perdu un œil suite à un tir de LBD. Elle accepte de garder la chienne du père d'une de ses amies dans une maison isolée à la campagne. Hannah n'est pas un chien comme les autres, c'est le clone d'une première Hannah, qui trône empaillée au milieu du salon. Elle suscite les peurs et les reproches muets du village, à mesure qu'on découvre au matin des animaux massacrés, et qu'elle-même rentre parfois ensanglantée.
Cette situation est le point de départ d'un récit de traque et de cauchemar délicatement progressif, la plupart du temps fantomatique. Jamais l'assaillant n'est clairement nommé, jamais la cible n'est clairement identifiée. Fauvel sait être une proie, mais de qui ? Dans le village, un groupe de chasseurs, tous ouvriers ou anciens ouvriers de l'usine d'eau minérale, peu loquaces et mal lotis par la vie, font naître les fantasmes, tantôt sexuels, tantôt horrifiques. Et plus particulièrement chez Fauvel, coupée du monde par sa conscience éparpillée, et chez Mitch, un jeune sociologue qui enquête sur les récits d'enlèvements par les extraterrestres, nombreux dans la région, surtout chez les anciens ouvriers de l'usine.
Au fil d'une pseudo-enquête hallucinée, le roman explore les notions de domination, d'animalité et de violence. À travers la proximité, voire l'amalgame entre animaux et humains, Aliène questionne la nature de ce qui est caché, la vie animale, et surtout l'instinct de peur. Tel est le véritable fil du récit, rarement traité avec autant de nuance et de force.
j'ai vraiment énormément aimé certaines choses, le travail de l'atmosphère, la caractérisation de Fauvel que je trouve super réussie, sa relation avec Mado et avec Mitch, la figure de Julien, les dialogues (je trouve ça tjr un peu meh quand il y a un choix de ne pas mettre de tirets ou de guillemets sans que ça n'ait vraiment de valeur ajoutée genre c'est un peu exercice de style à mes yeux mais pourquoi pas, les dialogues en soi sont bons et ça participe d'une impression d'étrangeté donc je prends !), en revanche vrmt eu bcp de mal avec certains effets de rupture purement littéraires que j'imagine délibérés mais que je n'en trouve pas moins maladroits, voire très ratés, genre, désolée mais "Fauvel sent tous ses organes migrer momentanément vers son cul" c'est une phrase tellement mauvaise, surtout à l'aune du reste du livre où l'on peut piocher un peu partout de magnifiques fulgurances, et genre, c'est tellement décevant pourquoi avoir laissé ça ? depuis quand "cul" c'est un mot subversif ???? c'est d'autant plus décevant que précisément l'autrice sait être subversive à TELLEMENT d'autres endroits que genre... pourquoi... idem "sphincter sibyllin" je suis désolée il faut pas c'est pas brillant c'est pas grinçant c'est juste gênant et enfin le clou de la Garonne : "le regard bre-som et fou"
le regard bre-som et fou.
expression employée dans un moment de forte tension, où on est confronté à un personnage qui nous fait vachement flipper, sauf que ben "le regard bre-som et fou" happens et à moi à ce moment-là c'est fini le personnage est revenu un mot et la menace un saut à la ligne. fini. et ça me frustre tant, la plume de l'autrice est capable de tellement mieux que je ne comprends pas ce qui est tenté dans ces moments-là, et surtout, ça casse complètement ce qui fait l'essentiel de l'intérêt du roman : son atmosphère, sa tension. genre désolée mais moi quand je lis "il avait le regard bre-som et fou" je peux plus croire au livre il me faut vingt pages pour parvenir à nouveau à suspendre ma crédulité et me laisser entraîner par les personnages. je blâme pas l'autrice au fond je préfère mille fois qqn qui tente des choses même si ces choses me laissent démantibulée de non-conviction que qqn de flemmard qui se complait dans du préchauffé. clairement là on est sur un roman qui propose et invente et provoque et met le feu aux poudres, et j'adore j'adore ça, je suis très contente de l'avoir lu même si je regrette, dans le fond, que le travail éditorial n'ait pas été plus poussé, qu'on n'ait pas équilibré le contraste entre le corps du roman, onirique mais down to earth, et la fin qui bascule dans un truc complètement mystique auquel, encore une fois, je suis pas réfractaire par principe, mais que je trouve juste très brusque et pas forcément bien amené. et ça pour le coup, comme dit, je blâme pas l'autrice mais plutôt l'équipe éditoriale, il me semble qu'avec quelques modulations et ajouts de transition ça aurait pu être vraiment une dinguerie
j’ai eu l’impression d’être dans un cauchemar tout au long de ma lecture ou d’avoir consommé multiples psychotropes C’est à la fois terrifiant, repoussant et jouissif l’écriture laisse un goût âpre sous la langue comme les nombreuses névroses de notre monde qui court à sa perte je ne cesse de ressasser ce que j’ai lu, sa forme, son contenu ont su me captiver
Vi vedo che leggete tutti "Il giorno dell'ape", ma se siete stanchi di romanzi familiari e simili e volete invece qualcosa di più particolare, dovreste assolutamente buttarvi su "Aliena", romanzo d'esordio di questa giovane scrittrice francese. Potrebbe sembrare l'ennesimo romanzo su una giovane donna triste e disillusa, sottogenere che va tanto di moda negli ultimi anni; qui non siamo però di fronte alla classica sad hot girl, bella e un po' annoiata, che gira per i vicoli di una grande città in cerca del suo posto nel mondo; la protagonista di questo romanzo, Fauvel, è invece una ragazza reduce da un'esperienza traumatica in cui ha perso un occhio e che da quel momento vive la sua vita in un costante stato di paura. Per cercare di dare una svolta alla sua vita, decide quindi di andare in campagna ad accudire il cane del padre delle sua migliore amica mentre questo è via in vacanza; cane che in realtà è un clone. Questa non è però l'unica cosa strana presente in questo paesino di campagna; infatti il suo soggiorno assumerà ben presto i tratti di un'esperienza sinistra ed onirica allo stesso tempo, in cui si mescolano storie di alieni, nuove conoscenze (amichevoli e non) e animali uccisi misteriosamente. L'ho trovato un romanzo fresco ed interessante che cerca di riflettere su tematiche molto di "moda" come ambientalismo, femminismo, depressione e così via in modo originale e non retorico. Forse il finale finisce per diventare un po' troppo confusionario, ma la trama non è sicuramente l'aspetto principale per cui secondo me vale la pena leggere questo romanzo. La narrativa francese contemporanea riesce sempre ad offrire proposte molto interessanti.
Je comprends l'envie, l'idée. J'ai eu du mal avec l'exécution. Les changements de ton entre la narration et le dialogue m'ont souvent gênés, les allusions un peu trop présentes au derrière des personnages pour aucune raison m'ont interrogés. Le début m'a beaucoup plu, l'ambiance est très présente ET pesante, mais ce sera tout pour moi.
Wahoo, quelle bébitte ce roman!!! Complètement capoté!
C’est le genre de roman à lire pour l’expérience de lecture qui ne ressemble à aucune autre!
Tout est étrange, à commencer par cette chienne clonée qui donne la frousse. Le personnage principal ne donne pas sa place non plus en terme d’étrangeté. L’atmosphère est plutôt angoissante, mais surtout intrigante.
Mon gros bémol est que j’ai fermé le livre en ne comprenant absolument pas qu’est-ce que je devais comprendre à ce roman 😂 Mais bon, j’ai trippé pareil… c’est juste que je me sens un peu nounoune 😜
- la langue est INCROYABLEMENT différente de ce que j’ai pu lire auparavant
- ce livre est un ovni 🛸 et ce n’est pas ironique (🤗) par son langage et évidemment son personnage principal féminin qui dénote et sort des codes de façon totalement absurde et folle
- une femme qui ne répond pas aux injonctions misogynes et ça, j’achète grave
- un sujet mazette??? complètement fucked up mais l’autrice a réussi à le saisir et en faire quelque chose de super angoissant et intéressant jusqu’au bout
- effrayant à souhait alors que moi je n’ai presque plus peur de rien en littérature/cinema
- les métaphores avec la chienne, les ovni, les pensées étranges, la menace
Lo psichedelico romanzo simbolico di Phoebe Hadjimarkos Clarke
Non vorrei partire per la tangente con uno dei miei trip cervellotici, ma Aliena di Phoebe Hadjimarkos Clarke, secondo me, è davvero notevole e si presta a tanti livelli di interpretazione, più di quanto a un primo sguardo potrebbe sembrare.
Il romanzo è brillante, fresco, non senza venature cupe, terrificanti. Allo stesso modo lo stile dell’autrice è lussureggiante, coinvolgente ed esplorativo. Una storia che oscilla costantemente tra commedia e dramma, che passa da un realismo a volte truce a un mondo con connotazioni fantastiche e surreali, in cui non tutto verrà chiarito: un testo originale e misterioso.
Lecture improbable mais j'ai adoré. Tout est moite, flasque, visqueux, boueux, collant, brouillard (je sais ça donne pas envie comme ça mais il faut me croire c'est vraiment bien).
On a vraiment l'impression d'y être physiquement et c'est troublant. Je pense que c'est ce qui fait qu'on est autant happé, c'est pas l'intrigue qui fait entrer dans le livre mais ce qu'il nous fait ressentir qui ensuite nous fait adhérer à l'intrigue. Parce qu'on y est projeté de force par les sensations, par notre corps.
Surtout que je déteste les chiens et les chasseurs donc c'est d'autant plus improbable que j'ai autant aimé quelque chose qui parle que de ça. Mais ça me rapproche justement du perso principal et je suis probablement exactement le public cible par tous les sujets qui sont abordés en creux (violence sociale et violence d'Etat (au sens propre et figuré), violence genrée, rapport aux animaux, santé mentale, etc).
La plume la plus audacieuse et l'intrigue la plus surprenante et dérangeante que j'ai pu lire depuis un moment (probablement depuis Notre part de Nuit de Mariana Enriquez 🤭)... quelques maladresses stylistiques parfois mais le tout reste très bien ficelé et plein de tension du début à la fin, et quel plaisir de découvrir des personnages et des dialogues si incarnés ! bref, un chouia déçue par la fin mais ça reste une très belle surprise (je n'en dirai pas plus sur l'intrigue pour que ça en reste une -de surprise- d'ailleurs c'est encore mieux si vous n'avez pas lu le résumé parce que what a RIDE)
Lettura intensa, una narrazione sospesa tra realismo e immaginazione, una sorta di trip mentale. All'inizio pensavo che la protagonista fosse Fauvel, giovane donna incaricata dal padre della sua migliore amica di occuparsi del suo cane, mentre lui andava a farsi un giro attorno mondo, e basta giá dire che il cane è clonato per far comprendere che ci immergiamo in una storia "stramba". Invece protagonista é la caccia. Nella campagna francese tutti i protagonisti sono a caccia, sia caccia vera e propria che e in senso metaforico. Ed è attorno a questo tema che si sviluppa la trama, misteriosi animali morti e mutilati e rapimenti di alieni. Per me a momenti è stato un pó troppo psichedelico, ma credo fosse voluto, esattamente come la nebbia che non permetteva di percepire nitidamente gli spazi, anche la scrittura è stata sapientemente capace di accompagnarmi in questa narrazione straniante e allo stesso tempo profonda. Detto ciò dò quattro stelle perché la scrittura mi è piaciuta molto soprattutto nelle parti descrittive sia di ambientazione che nelle riflessioni, ma il romanzo in sè non mi ha entusiasmato molto e gli darei un pó meno di valutazione.
Je vais être honnête, je n'y ai pas compris grand chose. Il est question d'aliénation, de petits hommes verts qui font des expériences, de champignons chelous, de chasseurs violents (pléonasme) et autres joyeusetés étranges. L'ambiance est réussie, rien à redire, cependant le fil de l'histoire était très ténu pour moi et je n'ai pas réussi à tout saisir. Alors je l'avoue ça me fait marrer quand tout le monde crie au coup de cœur alors que ça se trouve ils n'ont pas plus compris que moi.
Soyons clair, l'atmosphère est incroyable. Mais l'intrigue aurait gagné à être un peu moins éthérée. Une expérience de lecture à faire en tout cas.
4.5/5 Je comprends totalement les lecteurs qui ont trouvé ce livre mauvais. C'est un livre spécial, qui mélange réalités et hallucinations, une atmosphère sombre, une présence animale horrifique et même des aliens. A côté, il y a une touche citadin/ruraux, végétarien/chasseur, gilets jaunes, déclassement, relations LGBT... On peut aussi bien trouver que c'est un gros bordel qui ne va nulle part ou trouver ça intriguant et ne plus lâcher son bouquin. Je fais partie de la deuxième catégorie.
au début j'ai adoré l'écriture et le style, et puis petit à petit l'histoire m'a un peu gavé, des phrases m'ont fait souffler des trous de nez et j'ai fini par lire en diagonal la fin donc bon bif bof
Fauvel, pur non avendo mai amato i cani, dovrà occuparsi di Hannah, la cagna di Luc, il padre della sua amica Mado. Luc, prossimo alla fine, sta per partire per un ultimo viaggio con Hélène, amica e forse qualcosa di più. Hanna è una creatura strana, clonata da un’altra Hannah, un pastore di Maiorca il cui corpo Luc ha fatto impagliare ed esporre nel soggiorno della casa di campagna. Fauvel, a trent’anni, è una donna stanca. Anni prima, durante una manifestazione, ha perso un occhio. Un poliziotto, forse ebbro di violenza, forse solo furioso per esser stato interrotto durante il pestaggio di una ragazza, le ha sparato un proiettile di gomma in pieno volto. Girano strane voci nel paesino dove Fauvel è arrivata: da qualche tempo, nelle campagne, si ritrovano animali orrendamente mutilati. Molti degli abitanti del posto sospettano di Hannah…
“Si sente orso reintrodotto, si sente acqua minerale in bottiglia, si sente aliena, l’altra, terra incolta, distrutta dal fuoco che deve liberarla. Nella debolezza artificiale del suo corpo, le braci della collera si riaccendono. Questa collera, fiacca, stupida e ottusa, che prima l’aveva fatta lottare e l’aveva perduta, che le aveva reso odioso il mondo a forza di non poterci esistere, palpita di nuovo con un non so che di più deciso, di più feroce”…
Phœbe Hadjimarkos Clarke, classe 1987, scrittrice e traduttrice franco-statunitense, si è imposta al pubblico e alla critica nel corso dell’anno passato con questo testo sperimentale, che mescola atmosfere gotiche e thriller con elementi del romanzo sociale e richiami alla fantascienza. Fauvel, all’inizio della sua avventura nella casa di campagna, è “una trentenne senza un occhio che vive di sussidi”, ai margini della società. Non è attratta dal sesso, al contrario della sua amica Mado: è, per l’appunto, un’aliena. Un possibile punto di contatto con ciò che la circonda potrebbe essere proprio la dimensione onirica: Fauvel sogna, infatti, sogni a volte angoscianti, ma che sembrano comunque meno inquietanti della realtà rurale in cui si ritrova, ben lontana dalle atmosfere idilliache che si sarebbe portati a immaginare: la nebbia, la notte e la foresta sfumano i contorni, diventando l’ingresso a un universo enigmatico e perturbante. Un universo di cacciatori e prede, innaturale nella sua ferocia, nel metodo e nella dinamica delle uccisioni, quasi lynchiano in alcune sequenze. Il risultato è un libro (nel 2024 il prestigioso Prix du Livre Inter) che esplora l’alienazione dell’individuo rispetto a un mondo sempre più ostile e inabitabile: la scrittura di Clarke è vivida, e contribuisce a sostenere una trama che, tuttavia, sembra perdersi in un finale frettoloso.
Un livre étonnant: je ne suis pas sûr d’avoir apprécié toute l’intrigue, même si je me suis pris au jeu, ni d’avoir tout compris, mais je pense que ce n’était pas le but. Mais j’ai trouvé que c’était bien écrit, avec un style qui tente des choses qui ne marchent pas toujours, mais a au moins le mérite de bousculer nos habitudes de lecteur. Une auteure qu’il faudra potentiellement suivre
J’ai globalement bien aimé le bouquin mais j’ai un peu décroché à la fin, au moment où l’enchevêtrement de rêves / réalité m’a perdue. J’ai eu l’impression que l’autrice tentait de prolonger un peu le roman en créant des rebondissements qui sonnent un peu faux. Mais j’ai beaucoup aimé le début et la personnage principale.
Mi-OVNI littéraire, mi-roman social hors norme, Aliène aborde la domination et la violence de notre société. C'est subversif, queer, halluciné, dérangeant et entêtant. Vous ne savez pas trop ce que vous allez lire, mais une choose est sûre : vous allez vous en souvenir.
je pensais être plus dégoûtée que ça mais askip le monde est assez violent mdr ça m’a rien fait et j’adore quand zbar est écrit dans un livre qui gagne des prix littéraires
Si lire avait à être une expérience similaire à l’ingestion de petits champignons magiques ce serait probablement celle-ci. C’est tellement un “fever dream vibe” tout le long, d’une façon qui t’accroche au bouquin. Je vais ajouter un paquet de citations et de mots que j’ai adoré. En tout cas, ça c’était de la bonne lecture (for once). En plus ça traite de sujets actuels et il y a la parfaite touche de féminisme, qui témoigne de la peur qui rode dans Paris dû aux comportements déplacés/sexistes/dégradants de nombreux hommes. Recommandation de la libraire: she knows her stuff ye know.
Petits passages! « Tenter de perdre la vision dans la brume qui moutonne autour des troncs humides. La forêt est pleine de sons, de gouttes qui s'écrasent sur des mousses variées, le battement d'ailes d'un oiseau sans substances; et puis le tintement des clochettes, les ululements des corniauds. »
et son humour cynique: « Alors on se promène demande le type en voiture. Il indique d'une d'une bouche molle qu'on ne peut pas continuer par là, qu'il y a une battue en cours, qu'il vaut mieux faire demi-tour. Du gros gibier ajoute-t-il en faisant des oeillades entendues à Fauvel, qui ne pige pas. Le gros gibier, c'est quoi? Sa bite? »
« Aliène » est un livre étrange assumé. | On y suit Fauvel, traumatisée par un tir de LBD qui l’a rendu aveugle d’un œil, venue se réfugier dans un petit village afin de garder la chienne du père de son amie. Une chienne clonée que les habitants détestent, convaincus qu’elle est à l’origine de massacres de bêtes. Dans cette fable bizarre qui nous plonge dans un cauchemar trash et halluciné, l’autrice nous parle surtout d’injustice et de violences sur fond d’enquête ciblant des extra-terrestres. Violences policières et institutionnelles, violences à l’encontre des femmes, violences envers les animaux.
C’était sauvage, souvent dégueulasse, mystique et malaisant, mais aussi et surtout très contemporain et engagé. J’ai tout adoré : du style de l’autrice aux thématiques abordées. Le traitement de la bête, de l’alien, du mal (les trois se distinguant les uns des autres). Les réflexions sur le monde du travail, la ruralité, la tv réalité et l’amitié. J’ai déjà envie de le relire.
Une lecture qui laisse une impression bizarre. Je n'ai pas vraiment compris, je pense. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages non plus.
J'ai beaucoup apprécié l'ambiance, ouateuse, obsessionnelle, malaisante, pleine de langueur et un brin psychédélique. C'était comme lire un gros badtrip. J'aurais aimé ressentir plus d'angoisse mais certaines tournures de phrases ou réflexions m'ont sortie du récit. La fin m'a semblé délivrer un message sur la peur constante, sur la violence du monde sous la férule du patriarcat, mais j'ai eu une impression de longueur et de précipitation en même temps. Béryl est un peu un cheveux dans la soupe. En tout cas, c'était intéressant comme expérience de lecture, je suis curieuse de lire autre chose de l'autrice
Un cauchemar infernal où on court, se réveille dans un autre cauchemar où tout est nébuleux, et on se reréveille d'un autre cauchemar encore et encore, c'est épuisant, moite, inquiet, haletant. Yo et Albane ont adoré ce livre cet été, j'ai eu envie de les suivre! je ne sais pas si c'est vraiment ma sensibilité mais ... c'était une sacré expérience de lecture (et un livre très agréable de prise en main!) Le livre raconte l'histoire de Fauvel, mutilée par un tir de LBD, qui vient garder Hannah une chienne clonée. Dans cette campagne brumeuse, remplie de chasseurs, où gronde en fond l'usine d'eau minérale, on retrouve beaucoup de bêtes tuées et mutilées... et on essaye d'y voir plus clair en s'enfonçant encore plus dans des spirales de défonce et d'inquiétude.
Ce récit de monstres qui pourraient être des hommes ordinaires, d'attractions-répulsions charnelles, de reflexions sur la peur qui envahit tout, des relations interespèces est une bonne manière de retranscrire des inquiétudes et consciences contemporaines (un poil trop anxiogène-foncedé-fongique pour moi) !
4,25 (on frôle le 4,5 franchement !!) L’ambiance glauque qui émane de ce roman est presque enivrante, j’avais du mal à le lâcher .. je pense que la langue de l’autrice y joue beaucoup, j’ai le sentiment qu’elle parle vraiment à notre génération. Après moi j’aime bien avoir l’impression d’avoir fumé un gros pet quand je lis, j’adore les weird women, donc il avait tout pour me plaire (:
???? Je m'attendais à un truc chelou. J'étais content de me dire que j'allais lire un truc chelou. Et euh... Bah j'aime bien les trucs chelous d'habitude. C'était juste ok. Disons que si un jour je me fais chier et j'ai envie de passer des heures à analyser des trucs j'aurais de quoi m'amuser.
Un roman étrange, poisseux, moite, qui demande une certaine volonté pour réussir à le poursuivre. Il va laisser un souvenir brumeux mais durable. A classer dans les "Weird Women Writing Weird Books".
Je garde une image assez confuse de ce roman : l'ambiance est réussie, le personnage central m'a plu, mais je n'ai pas très bien compris cette histoire. Comme si l'autrice elle-même n'avait pas vraiment choisi entre les différentes pistes qu'elle a ouvertes.