Qu’est-ce qu’une bimbo ? Une femme-objet asservie au regard des hommes ? Une écervelée obsédée par son apparence, tombée dans le piège du patriarcat ? Ou bien une figure émancipatrice, qui se moque du jugement des autres ? Car ces femmes à la féminité jugée parfois provocante et stéréotypée sont plus subversives qu’il n’y paraît : elles dérangent autant qu’elles menacent et, depuis le mouvement #MeToo, elles sont au coeur des débats.
Dans un livre drôle et vivant à la première personne, nourri de pop culture, de sciences humaines et de témoignages, Edie Blanchard décortique cette figure complexe. Elle nous engage à remettre en question injonctions et préjugés : pourquoi ne pourrait-on pas être une bimbo et une intello ? Éloge d’une féminité décomplexée et inclusive, Bimbo est une invitation joyeuse adressée à toutes les femmes à prendre de la place, à déranger, et à s’aimer. Parce que, pour une femme, il n’y a peut-être rien de plus politique que l’amour-propre.
clairement ça cassait pas 3 pattes à un canard, par ailleurs travail éditorial bâclé (ne serait-ce que parce qu’il reste plein de coquilles orthographiques) j’imagine que ça peut être doux à lire pour une meuf hétéro pas du tout féministe de base mais franchement je suis même pas sûre
D'un côté j'aime beaucoup qu'on parle de la figure de la bimbo et qu'on s'interroge dessus. Néanmoins je trouve que le livre n'arrive pas forcément bien à lier tous les sujets, notamment quant au slutshaming. Parce qu'on a l'impression que c'est plutôt ça le réel sujet en plus des normes autour de la féminité.
Je m'attendais à quelque chose de plus construit, d'une analyse plus poussée, plutôt qu'à un récit plus proche du développement personnel. Néanmoins ça ne le rend pas mauvais pour autant. Ce n'était juste pas ce que j'attendais.
Je pense que pour un public, cis, un peu mal dans sa peau et voulant coller aux normes de féminité, ça pourra peut-être être un récit réconfortant ! ✨
✨ Merci à Netgalley et aux éditions JC Lattès pour cet exemplaire de Bimbo
Ecrit à la première personne, Bimbo n’est pas pour autant un simple témoignage, c’est une étude sur la figure de la Bimbo. Est-ce qu’on peut être sexy et féministe? Qu’est ce qu’une Bimbo dans l’imaginaire collectif et qu’est ce que ça signifie pour une femme? Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est qu’il n’y a pas de réponses toutes faites mais plutôt des pistes de réflexion. Par exemple on peut décider qu’on ne va pas juger une femme parce qu’elle a eu recours à la chirurgie esthétique tout en s’interrogeant sur l’impact sociétal de la banalisation de certaines interventions. On peut considérer qu’il n’y a pas de mal à être sexy sans pour autant oublier qu’on ne cesse pas d’être une femme si on ne ressent jamais le désir de se maquiller ou de porter des talons. L’autrice rappelle des choses très vraies. On aime critiquer la bimbo parce que notre société dévalorise tout ce qui est vu comme “féminin”, il faut aussi être belle et sexy sans que l’on voit le travail derrière, alors que chez la bimbo “ça se voit” donc elle casse ce contrat social. On a beau croire qu’on a avancé sur le plan du féminisme (je pense qu’on a avancé mais qu’on est en train de reculer, regardez donc comment se comportent les jeunes hommes de la génération Z sur les réseaux sociaux), on en reste toujours à l’idée qu’il n’y a que deux types de femmes : la maman et la putain. On veut bien coucher avec la putain mais on n’épousera que la maman. La bimbo c’est la putain, et ça ne bouge pas depuis des décennies.
Merci NetGalley et les éditions J.C Lattés pour cet exemplaire !
Un essai qui analyse la figure de la bimbo au travers d'exemples de la pop culture et de quelques références sociologiques, mais qui conviendrait à des personnes voulant s'initier au féminisme.
L'essai est intéressant avec des idées et des concepts abordés qui auraient pu être un peu plus explicités, avec plus de références (exemple : le lien avec le postcolonialisme et le fétichisme). J'avoue donc être un peu restée sur ma faim en finissant l'ouvrage.
En ce qui concerne le style d'écriture, je n'ai pas été conquise par la narration et la façon de parler à la première personne du singulier...
En somme, un livre qui pourra plaire à certain.es pour s'éduquer et s'ouvrir à cette thématique.
Je ne connaissais pas Edie Blanchard avant de me lancer dans cette lecture et je découvre qu’elle est la fille de Philippe Katherine.
Pas mal de thèmes abordés, meme si parfois sans fil conducteur entre les chapitres. J’avais beaucoup de choses à dire/écrire dans les marges du livre pour ajouter à la discussion.
J’aurais aimé sans doute : 1/ une préface d’une autre autrice pour ajouter de la profondeur 2/ une section références / recommandations pour continuer le propos
« De manière générale, dans notre société occidentale, on recadre sans cesse les personnes qui font un petit pas de côté, a fortiori les femmes, et on juge durement les excès. Trop aimer est repoussant. Trop donner est louche. Trop jouir est tabou. Trop prendre soin de son apparence est superficiel. Trop sourire est un signe de bêtise. Trop séduire manque de mystère. Trop montrer son corps est vulgaire. »