Masterclass!
À la moitié du livre j’ai cru avoir compris le message principal : l’empathie est biaisée, donc il faut connaître ses biais pour informer son empathie et l’utiliser à bon escient. Je l’ai fini un peu plus tard, plus par acquis de conscience qu’autre chose. Très heureuse de l’avoir fait, parce que la deuxième moitié rajoute une vraie couche de complexité dans la réflexion, rythmée par les références à Hannah Arendt. Je remercie Samah Karaki d’avoir nourri ma réflexion sur mon rapport aux autres.
Mon passage préféré, qui résume assez bien le propos du livre (mais je recommande de lire l’ouvrage entier!) :
« La représentation de l’autre doit être construite en permettant sa différence assumée, une différence d’expérience, de valeurs, de normes et de pensée. Elle n’est pas faite de connaissances figées de l’autre, mais d’interrogations et d’incertitudes. C’est ainsi que la représentation devient un espace inachevé, ouvert pour la dissonance que peut créer l’autre en exposant son expérience. Un espace d’incompréhension assumée et avec la volonté de laisser la place à la voix qui souffre mais qui se raconte elle-même. »