Boussoura et Seini forment un couple moderne qui vit à Yaoundé. Il est médecin, elle est professeure de littérature. Une famille épanouie jusqu’au jour où tout bascule quand Seini est rattrapé par son passé. Fils de roi, il est appelé à prendre la succession. Malgré les réserves de son épouse, l’attrait du pouvoir est le plus fort. Devenu lamido, commandeur des croyants et garant des traditions et de la religion, il se transforme en roi tout-puissant.
Après Les Impatientes et Cœur du Sahel, Djaïli Amadou Amal nous livre une histoire d’amour bouleversante et romanesque d’une cruelle actualité. Dans Le Harem du roi, elle brise à nouveau les tabous sur le mariage forcé et la polygamie, en dénonçant la servitude en Afrique et en donnant une voix à celles et ceux dont on ne connaît pas l’existence.
Djaïli Amadou Amal est une écrivaine et militante camerounaise. Lauréate du prix Goncourt des lycéens et de nombreux Choix Goncourt à l’international, traduite en plus d’une vingtaine de langues, ambassadrice de l’Unicef au Cameroun, elle a reçu le titre de docteur honoris causa de la Sorbonne Nouvelle. Le Harem du roi est son troisième roman publié en France.
Djaïli Amadou Amal, née en 1975 à Maroua dans le département de Diamaré situé dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, est une militante féministe et écrivaine camerounaise.
Djaïli Amadou Amal entreprend des études supérieures en gestion commerciale. Mariée à dix-sept ans dans le cadre d'un mariage arrangé, Djaïli a connu tout ce qui rend si difficile la vie des femmes du Sahel. « Dans tout ce que je fais, j'essaie surtout de parler des discriminations faites aux femmes ; c'est mon cheval de bataille ! La presse camerounaise m'a même surnommée la "voix des sans voix" ! ». Djaïli Amadou Amal dénonce les pesanteurs sociales liées aux traditions et aux religions1. A travers l'écriture elle dénonce en somme les problèmes sociaux de sa région, notamment les discriminations faites aux femmes, mais promeut aussi la culture peule. Elle est reconnue comme étant la première femme écrivaine du Septentrion camerounais. Son premier roman Walaande; l'art de partager un mari, paru en 2010, lui conféra une renommée immédiate. C'est un témoignage autobiographique car il a été écrit par une femme qui a vécu cette situation de l'intérieur. « Quand tu entres dans une famille polygamique, tu dois être aveugle et sourde. Que tes yeux ne voient rien, tes oreilles n'entendent rien, ta bouche ne dise rien »2. Le Prix du jury de la Fondation Prince de Claus à Paris, obtenu dans la foulée de sa parution, a valu à l'ouvrage d'être traduit en langue arabe et diffusé dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient3.
En 2012, au lendemain de son retour des États-Unis d'Amérique où elle a pris part à un programme du Gouvernement américain, International Visitor Leadership Program(IVLP) axé sur la Société civile et les femmes leaders aux Etats-Unis, elle créa l'Association Femmes du Sahel [archive] soutenue par l'Ambassade des États-Unis au Cameroun. La même année elle est l'invitée du salon du livre de Paris où elle effectuera un passage très remarqué.
Son deuxième roman, Mistiriijo; la mangeuse d'âmes, paru en 2013, confirme le talent de la romancière. Le bi-hebdomadaire camerounais, L’Œil du Sahel, l'a classée en 2014 parmi les cinq femmes influentes du Nord-Cameroun, pionnières dans leurs domaines respectifs4. Le Quotidien Le Jour la désignera comme l'une des figures de proue de la nouvelle littérature camerounaise.
En août 2016, un décret du Ministre des Arts et de la Culture l'intègre au Comité d'Organisation du Festival national des arts et de la culture (FENAC), qui se tiendra à Yaoundé au mois de novembre de la même année. A l'occasion de cet événement, lors de la cérémonie d'ouverture, elle recevra la haute distinction de Chevalier de l'Ordre de la Valeur, actée par le décret du Chef de l’État camerounais, Son Excellence Paul Biya. L'année suivante, elle sera élue au Conseil d'Administration de la SOCILADRA(Société Civile des droits d'auteurs de la Littérature et des Arts DRAmatiques).
Son troisième roman, Munyal; les larmes de la patience, paraît en Septembre 2017, la classant définitivement parmi les valeurs sûres de la littérature africaine, et une des plus importantes écrivaines peules de l'histoire.
Djaïli Amadou Amal est mariée à Hamadou Baba, un ingénieur également issu de la région septentrionale du Cameroun, et écrivain sous le pseudonyme de Badiadji Horrétowdo5. Dans un article signé dans le Quotidien La Nouvelle Expression, au lendemain de la distinction nationale reçue du Chef de l'État camerounais, celui-ci dira qu'Elle est la personnalité la plus significativement importante que son Septentrion natal ait jamais su éclore. Le couple a élu résidence à Douala, sur la côte littorale du pays.
🪄cuvinte-cheie: poligamie, tradiție, patriarhat, religie, sacrificiu, Africa
👑 Iubesc să dau peste cărți care îți transmit un mesaj puternic. Cea de față, pe lângă faptul că m-a făcut să urlu, cu ghilimelele de rigoare, simțind nedreptatea situației femeilor dintr-o societate patriarhală și neputința de a le ajuta să schimbe ceva, m-a ajutat să înțeleg dorința lor de a face concesii, de a trece peste propriile sentimente și de a-și dori normalitatea. Și aici mă refer la protagonistă, la căsnicia ei. În final, m-a învățat și un lucru important: indiferent de statutul pe care îl ai, trebuie să te pui pe primul loc.
👑 Ce mi-a plăcut: - deși predomină vocea Boussourei, autoarea a dat glas și altor femei din palat, inclusiv lui Seini, astfel încât să înțelegem sentimentele fiecăruia; - modul în care a fost descris palatul: m-a făcut să îl simt ca pe un pericol, ca pe un loc rece, care nu aduce nimic bun; - temele abordate, extrem de dureroase: poligamia, societatea patriarhală, sclavia și caracterul slab al oamenilor (când primesc puterea); - am empatizat 100% cu protagonista, am înțeles-o, mi s-a rupt sufletul pentru ea și i-am apreciat puterea din final, că nu și-a pierdut încrederea în ea, speranța; - cartea este împărțită în trei părți: 1) contextul și modul în care protagoniștii se raportează la situație, 2) viața din harem, văzută din mai multe unghiuri, 3) deciziile importante și resemnarea; - cultura și tradițiile africane: diferite de ale noastre, chiar dacă nu sunt de acord cu ele; - o poveste pe care simți că o trăiești alături de personaje.
👑 Ce nu mi-a plăcut: - mi-aș fi dorit câteva capitole din perspectiva lui Seini, să înțeleg cum a început schimbarea lui și de ce a ales să fie așa. Înțeleg regulile societății, dar să îți uiți atât de brusc familia? Parcă a lipsit ceva.
👑 Nu știu care sunt planurile autoarei, dar, @editura.niculescu, traduceți tot ce se poate de la ea! Eu promit că citesc. Și vă recomand și vouă să faceți același lucru, dacă încă nu i-ați descoperit cărțile.
Comme d'habitude, beaucoup aimé ce roman de Djaili Amadou Amal, qui nous raconte l'histoire d'une femme rattrapée par les traditions de son milieu... et qui se voit obligée de voir son mari avoir un harem. Très bien fait, très bien écrit et nuancé comme toujours. Et j'ai adoré la fin!
3.5* Cred ca autoarea ar putea sa scrie cu vreo 100 de pagini în plus și lucrurile nu ar mai părea grăbite pe alocuri, imi place totuși mult cum scrie, te tine ancorat in carte cu fiecare pagina.
Am multe de zis, dar totul ar fi un mare spoiler, așa că îmi rețin ideile pe Tru întâlnirea de la bookclub.
Femei fără răbdare a durut mai mult. Also, as citi tot ce scrie Djaili Amadou Amal.
After “Les impatientes” and “Coeur de Sahel”, I was eager to read this new novel and it is once again a real favorite.
We meet Seini and Boussoura, a modern couple who live in the West, married for twenty-five years. He is a doctor and she is a professor, they have four children who are now adults. When the lamido, political and religious leader, dies, Seini decides to enter the race for the throne. He will then have to reconsider his convictions and bow to traditions to the detriment of Boussoura.
The novel takes place over a period of twenty years within the closed walls of the palace where Djaagués, slaves responsible for household chores, and Soulaabés, concubines of the lamido, whom their families have offered to the king, rub shoulders. This is a very moving novel about love and the changes that occur in a relationship but also about polygamy, power and money and of course the traditions that persist.
The author tries to break the silence and give voice to all the submissive women in Cameroonian society: A patriarchal society where women are only there for the pleasure of men. All the women we meet throughout the pages are extremely touching, prisoners of their fate and this golden cage.
This is an intense novel, a reading that shakes you up, Djaïli Amadou Amal has a real talent as a storyteller and for the third time, she has written a magnificent novel that lives up to the previous two.
Excellent! très intéressant de voir comment des femmes perçoivent la polygamie dans une culture polygame - de la résignation au refus, cet auteur nous démontre qu'aucune l'accepte de coeur joie. Bon exemple aussi pour montrer combien de manque de courage pour oser changer des traditions ou de l'imagination pour réflechir à des moyens pour faire accepter des nouvelles habitudes. Et le jour même que j'écris ceci, je vois un poste concernant Theresa Kachindamoto, une reine à Malawi qui a mis fin à 850 marriages d'enfants en un tour de main (enfin, façon de parler)
step 1 : homme marié progressiste décide de prendre la tête d'une société traditionnelle patriarcale step 2 : homme marié progressiste gaslight sa femme en lui disant que ça ne va rien changer à leur couple step 3 : homme marié progressiste plie devant le poids des traditions de la société traditionnelle patriarcale qu'il a décidé de diriger et participe au cycle de violences patriarcales qu'elle inflige
Haremul regelui de Djaïli Amadou Amal este una dintre acele cărți care te ating emoțional înainte să te convingă literar. Te revoltă, te întristează, te obligă să privești frontal o realitate pe care, din confortul lumii occidentale sau europene, ai tendința să o consideri depășită. Și tocmai aici se află forța romanului, dar și limita lui.
Povestea pornește dintr-un spațiu familiar și aproape liniștitor: un cuplu educat, urban, aparent solid. Boussoura, profesoară de literatură, femeie lucidă și echilibrată, și Seini, medic respectat, trăiesc o viață modernă în Yaoundé. Nimic nu anunță prăpastia care urmează. Însă momentul în care Seini află că este moștenitorul unei funcții tradiționale — lamido, conducător absolut al unei comunități — declanșează o metamorfoză brutală. Puterea nu îl schimbă treptat, ci aproape instantaneu. Iar această transformare, deși plauzibilă ca idee, este una dintre slăbiciunile romanului: totul se întâmplă prea repede, fără suficiente straturi psihologice care să o susțină.
Pentru Boussoura, schimbarea nu este doar o ruptură maritală, ci o anulare a identității. Din parteneră devine subordonată. Din femeie liberă — prizonieră într-un palat unde nu mai poate decide nici măcar când să iasă sau să conducă. Durerea ei este reală, credibilă, iar vocea ei funcționează ca un contrapunct moral într-un sistem care normalizează poligamia, controlul și tăcerea femeilor. Romanul reușește aici un lucru important: arată că violența nu este întotdeauna fizică, ci instituționalizată, ritualizată, îmbrăcată în „tradiție”.
Haremul în sine — celelalte femei — este poate una dintre cele mai tulburătoare idei ale cărții, dar și una insuficient exploatată. Vedem frânturi de vieți, rivalități, frustrări, o competiție absurdă pentru atenția unui singur bărbat, însă aceste personaje rămân schițe. Ar fi avut nevoie de mai mult spațiu, mai mult context, mai mult aer. Lipsesc descrierile de atmosferă, de loc, de ritm cotidian. Palatul, comunitatea, ritualurile sunt mai degrabă funcționale narativ decât vii literar.
Intenția autoarei este limpede și onorabilă: să ofere o voce femeilor captive într-un sistem care le reduce la roluri și simboluri. Feminismul romanului nu este strident, ci profund moral. Nu judecă violent, ci expune. Problema este că, tocmai din dorința de a transmite mesajul, romanul sacrifică uneori literatura în favoarea demonstrației. Acțiunea este grăbită, conflictele se rezolvă abrupt, iar unele dileme rămân mai degrabă declarate decât trăite în pagină.
Haremul regelui nu este o carte slabă — dimpotrivă. Este o carte necesară. Dar nu este nici o carte „de cinci stele”. Este un roman care emoționează mai mult decât construiește, care convinge prin temă mai mult decât prin formă. Îl apreciez pentru curaj, pentru mesaj, pentru personajul Boussoura — o femeie care refuză să se dizolve complet într-un rol impus. Însă, ca experiență literară, rămâne incompletă.
O recomand cititorilor interesați de conflicte culturale, de feminism non-occidental, de povești despre putere și pierdere. Dar o recomand cu onestitate: este o lectură de 3 stele, valoroasă prin ceea ce spune, nu prin felul desăvârșit în care o face.
Cum v-ați simți dacă ați descoperi că soțul vostru are dreptul să aibă mai multe soții sau concubine, iar voi nu puteți spune niciodată ‘nu’?
Aceasta este situația lui Seini și Boussoura, un cuplu modern, căsătorit de 25 de ani, care trăiește în Occident. Totul pare stabil, până când trecutul lui Seini iese la iveală: el face parte dintr-o familie regală și, datorită pregătirii și înțelepciunii sale, este văzut ca viitor moștenitor al tronului. De aici începe drama: Seini trebuie să accepte tradițiile haremului și poligamiei, ceea ce îi zdruncină relația cu Boussoura și scoate la iveală laturi ale lui pe care nimeni nu le cunoștea.
Acțiunea se desfășoară aproape exclusiv în palat, unde urmărim viețile concubinelor și sclavelor, unele acceptându-și soarta, altele visând la altceva. Conflictul între tradiție și modernitate, între dragostea pentru un bărbat și suferința provocată de alegerile lui, se simte pe fiecare pagină. Relația lui Seini cu Boussoura se deteriorează treptat, iar finalul arată alegerea ei de a-și urma propriul drum, după ani de sacrificii și răbdare.
Am ales să acord 4 stele, nu 5, pentru că, deși povestea este extrem de captivantă și emoționantă, unele momente sunt greu de acceptat, iar ritmul poate fi uneori obositor. Nu este o lectură ușoară, iar anumite pasaje, cum ar fi relațiile abuzive sau poligamia forțată, pot fi dureroase pentru cititori. Totuși, tocmai această intensitate face cartea să fie memorabilă.
Per ansamblu, Haremul regelui m-a făcut să reflectez la locul femeilor într-o societate patriarhală, la sacrificiile pe care le fac și la complexitatea relațiilor de cuplu. Mi-a plăcut modul în care Djaïli Amadou Amal reușește să ne facă să empatizăm cu Boussoura și cu celelalte femei, dar și să vedem contradicțiile și limitele personajului masculin principal. Este o lectură destul de dură, dar plină de emoție, care te face să apreciezi libertatea și egalitatea pe care le avem astăzi..
Roman absolument passionnant sur les lamidats, une chefferie traditionnelle peule du Cameroun. On prend le point de vue de l'épouse du lamido mais aussi du lamido lui-même et des concubines. On découvre les contradictions des personnages qui sont tiraillés par un patrimoine traditionnel profondément archaïque et oppressif, mais pour lequel ils ont du respect. Je recommande +++ cette très belle lecture.
Uno spaccato interessante su una realtà di cui poco si sa è che, finito questo romanzo, mi piacerebbe approfondire. La lettura scorre veloce e senza intoppi, peccato che vista la numerosa mole di personaggi non tutti abbia ricevuto una caratterizzazione approfondita. Interessante vedere come anche la persona più erudita messa davanti alla tradizione, spesso errata, si adegui perché in fondo gli conviene. Ma Più ditto questo libro è un inno alle scelte e all’amore per se stessi, lo raccomando.
Une merveille comme d’habitude, cependant j’ai trouvé ce dernier livre plus moralisateur et moins dans le ressentis des protagonistes par rapport aux autres œuvres de l’auteure. Mais comme chaque livre, c’est un coup de point et la description d’une dure réalité qui me parait limite impossible (fictive?) de part mon éducation et les mœurs des sociétés européennes. (C’était pas assez long je l’ai dévoré 😔)
Le style, les intrigues et surtout les dialogues sont très pauvres et surtout attendus, mais intéressant sur le sujet traité et la réflexion derrière. Le questionnement du poids des traditions et de la culture face aux mœurs qui évoluent (ou importées), à quel point le pouvoir également affranchit des règles et des opinions lorsqu’il permet au final de justifier des actes répréhensibles ou mal considérés. Du coup, ça se lit plus comme une réflexion qu’un roman où le style trop pauvre et les événements presque enfantins font plus histoire superficielle que réelle intrigue. Je ne sais pas si l’accentuation est au final mis sur la critique de la polygamie au dépend du reste, ou est volontairement très scolaire dans le but de parler au plus grand monde.
J'ai adoré ! Le récit est simple et prenant. On s'identifie à cette femme camerounaise moderne totalement désemparée par le destin qui attend son mari, à savoir devenir le roi d'une chefferie peule traditionnelle. Le livre pose des questions très intéressantes : à quoi servent les traditions ? Faut-il les garder et sont-elles compatibles avec la modernité ? Si oui, à quel prix ? Le regard de l'autrice est assez critique, mais elle s'attache cependant à montrer la complexité des choses, notamment la question de l'esclavage dans l'islam et dans la société camerounaise, la polygamie, et les effets pervers de l'exercice du pouvoir. Je recommande vivement !
Ce livre a l'avantage de nous faire découvrir le monde des lamidats au Cameroun, des chefferies traditionnelles en contexte musulman. C'est tout un système fait de royauté, de pouvoir, et d'esclavage d'hommes et de femmes qui subsiste au 21ème siècle. Je n'ai aimé ni le style de l'autrice ni la romance simpliste. J'ai trouvé beaucoup de redondances et de longueurs.
4,7⭐️ j’ai beaucoup aimé voyager directement au cœur d’un lamidat au Cameroun. Mais ce qui m’a plus surtout c’est de voir les défis que rencontrent les femmes camerounaises prises entre la modernité et les traditions. Dans la lignée de Mariama Bâ (qui est citée en intro) ce livre délivre un message féministe et défini les choix qui sont désormais devant les femmes africaines concernées par ces enjeux.
Je fais 100% confiance à Djaïli Amadou Amal concernant ses écrits! La lecture est fluide et m’a beaucoup appris sur les mariages forcés et la polygamie
Malgré quelques passages percutants qui traduisent bien la douleur et la quête de dignité de Boussoura, l’ensemble du roman m’a semblé trop long et inégal. De nombreuses parties paraissent superflues et ralentissent le récit, ce qui affaiblit l’impact global du livre.
Une bouffée de soleil et un partage de l’Afrique. J’ai vraiment vraiment beaucoup aimé ce livre. Je vois complètement d’une autre manière la polygamie et la façon dont les hommes et les femmes sont traités complètement différemment Une très belle découverte !
Après Les Impatientes et Au cœur du Sahel, Amadou Amal nous livre à nouveau une histoire d’amour et d'indépendance, transformée par le poids de la tradition beaucoup trop lourde à porter. À Yaoundé, nous suivons un couple quinquagénaire, uni et heureux, composé de Boussara, une professeure de littérature, et de Seini, un médecin. Considéré comme un couple moderne par tous, ils vivent entourés de leurs enfants et amis jusqu'à ce que Seini soit rattrapé par son passé : fils d’un roi, il doit maintenant lui succéder. Il devient alors le Lamido, le maître suprême ; tout lui est permis et rien de lui résiste. Bouleversant profondément la vie simple et citadine du couple, Boussara, impuissante, voit l'ambition et le pouvoir prendre une place de plus en plus importante dans la vie de son époux et dans la sienne également. En abordant le tabou de la polygamie, de la servitude, ou encore du mariage forcé au sein de la société camerounaise, Amadou Amal réussit encore une fois à dresser une multitude de personnages distinct, nous permettant de percevoir les voix, de celles et ceux, rarement écouter. Un véritable débat, entre deux générations, sur des sujets brûlants et toujours d'actualité.