Mêlant histoires personnelles et études, l'auteur célèbre les mousses et leurs capacités exceptionnelles, qu'il s'agisse de leurs stratégies de survie, de leurs pouvoirs multiples ou de leurs vertus étonnantes.
Une éloge à la lenteur , poétique . L’infiniment petit mais fort. Toujours la vie reprend ! Sauvage, imprévisible, libre !
« Je viens de la nuit des temps. Je suis de partout, de tous les lieux - les forêts, les cascades, les steppes, la glace des pôles, les tourbières. Je suis la fille de la lumière et de l'eau. Les brins minuscules de mon corps sont aussi beaux que la chevelure des comètes, et mille fois j'ai fait face aux tourments de la vie, mille fois j'ai survécu aux catastrophes. Mes sœurs et moi avons la couleur de l'espoir. Je suis vaste comme la Voie lactée et les galaxies. Le vivant se baigne dans l'eau verte de mes feuilles, je suis la vie à l'état de soleil vert. Je suis infime, infinitésimale, et pourtant je suis reliée à l'ensemble du monde végétal. Néanmoins je ne suis ni arbre, ni fougère, ni lichen, ni algue. J'ai pour amis les nuages et les nues tout là-haut dans le ciel, je suis issue de la même révolte, de l'insoumission et de la liberté. Je suis l'errance enracinée, l'ancrage sans racines. Je suis l'arc-en-ciel qui s'arc-boute à sa beauté. Je suis la singularité qui danse, je suis la sensibilité qui crée. Je suis une mousse. »
« On croit que c'est l'immense Qui sait nous renverser Alors que c'est L'infime L'intime Le cil Le détail »
« En regardant une mousse avec une loupe, c'est la magie de l'infiniment petit qui se déploie à travers un monde miniature et minuscule... »
« Au commencement était la fin. A la fin sera le commencement. Et tout sera redevenu mousses »
Marcher sur un tapis de mousse, c'est ralentir le pas pour ne pas le détruire, c'est devenir attentif, c'est s'accorder à la lenteur. Et dans ces pas mesurés, chorégraphiques, le corps retrouve sa légèreté perdue, il devient aérien, nous ne pesons plus sur la Terre; les traces de notre passage se referment. Sans bruit, dans le silence, nos triviales tracasseries quotidiennes, matérielles, superficielles se rapetissent, inessentielles. »
« S'allonger sur la mousse, s'adosser à un arbre moussu, c'est se relier au temps infini, c'est apprendre la puissance du silence, c'est boire le goutte-à-goutte qui perle des troncs moussus. »
« Marcher sur un tapis de mousse, c'est ralentir le pas pour ne pas le détruire, c'est devenir attentif, c'est s'accorder à la lenteur. Et dans ces pas mesurés, chorégraphiques, le corps retrouve sa légèreté perdue, il devient aérien, nous ne pesons plus sur la Terre; les traces de notre passage se referment. Sans bruit, dans le silence, nos triviales tracasseries quotidiennes, matérielles, superficielles se rapetissent, inessentielles. »
« S'allonger sur la mousse, s'adosser à un arbre moussu, c'est se relier au temps infini, c'est apprendre la puissance du silence, c'est boire le goutte-à-goutte qui perle des troncs moussus.
Il paraît assez improbable de parler de la mousse qui pousse sur nos sols comme quelque chose de beau et poétique, pourtant Olivier Liron y arrive avec brio ! En effet, poésie et botanique se mêlent afin de rendre à la mousse ses lettres de noblesse. Ce livre nous permet d'ouvrir les yeux (ou les orteils hihi) afin de faire plus attention au monde qui nous entoure. L'auteur use de beaucoup d'humour mais surtout de beaucoup de savoir pour nous faire découvrir cet élément qui le fascine. Peu importe si vous n'êtes pas passionné·e de flore, c'est toute une histoire de notre Planète et de la Nature qui nous est proposée !