En couple depuis douze ans avec le même homme, Julie décide de tout quitter après leur rupture. Direction Genève, où elle retrouve sa meilleure amie Chiarra. Sur place, elle fait la rencontre de Lise, une femme sûre d’elle, pleine d’humour et propriétaire d’un vignoble. Très vite, celle-ci lui propose un emploi ainsi qu’un logement dans une dépendance de sa propriété.
C’est à la Y/Con 2024 que je suis tombée sous le charme de cette sublime couverture. Le concept original m’a tout de suite convaincue : l’autrice propose deux versions de certains chapitres, avec ou sans scènes explicites. Une excellente idée ! J’ai choisi les versions soft sans jamais avoir l’impression de passer à côté de l’histoire.
Julie s’est oubliée pendant plus d’une décennie dans une relation toxique. Elle a mis sa vie entre parenthèses : abandonné ses études, travaillé pour son compagnon, vu ses amis se résumer aux siens. À Genève, elle se reconstruit doucement, et c’est ce processus que j’ai trouvé intéressant. La suivre dans sa redécouverte d’elle-même, ses doutes, ses questionnements, sa prise de confiance m’a plu.
Lise, quant à elle, est vive, directe, parfois un peu rebelle. Là où Julie est plus réservée, plus sage, Lise bouscule, provoque, fait rire. Leur lien se tisse naturellement, et c’est ce contraste qui rend leur relation attachante.
J’ai aussi apprécié l’ambiance : même sans connaître Genève, j’ai facilement imaginé les paysages, la villa en pierre, les vignes baignées de soleil… Une atmosphère agréable et dépaysante.
L’histoire ne déborde pas d’action, mais ce n’était pas ce que j’en attendais. On est avant tout dans une quête de soi, un nouveau départ et une relation naissante. Seuls bémols pour moi : les personnages secondaires, notamment Chiarra, que je n’ai pas trouvée très attachante, et quelques évènements que j’ai trouvés un peu exagérés sur la fin. Quant à la plume, elle est fluide et agréable.
En résumé, c’est une romance lesbienne douce et estivale, qui m’a fait passer un bon moment.