Les reines de la ville : Essai sur le féminisme et l’amour du rap est le résultat d’une enquête sociologique auprès d’amatrices de rap. L’objectif : explorer les nombreux enjeux féministes entourant les mondes du hip-hop québécois. À travers des conversations auprès de femmes, Zénaïde Berg soulève une question complexe : comment être féministe et aimer le rap? En débutant par un bref historique de la place des femmes dans le milieu du rap québécois, l’autrice démontre que la pratique de l’amateurisme se déploie d’une manière spécifique chez les femmes. Pour elles, le rap est une source d’empowerment, une manière d’extérioriser leurs émotions, une façon d’entrer en contact avec les autres et de développer une réflexion critique sur les rapports de pouvoirs de genre, de race et de classe. La recherche de Zénaïde Berg se complémente de réflexions globales d’actualité sur les vagues de dénonciation du mouvement #MeToo.
Whattttt. J’ai tellement aimé cet essai. J’en aurais pris 150 pages de plus (mettons que je lirais une thèse sur le sujet). C’était bien expliqué, très accessible à toustes les lecteurices et court.
Quand j’ai appris que cet essai existait, j’ai sauté dessus à la librairie. J’ai toujours eu cette difficulté à être féministe et à assumer mon amour pour le rap. J’ai eu l’occasion d’être confrontée à des commentaires comme « tu connais bin ça pour une fille » 😩💀 ou le fameux « t’es féministe pis t’écoutes du rap???!!?!?!?!».
J’ai trouvé que cet essai rejoignait plusieurs réflexions que j’ai déjà eues par rapport au rap (et au fait d’être femme - mais aussi d’être une femme blanche qui écoute du rap). J’ai trouvé ça intelligent, j’ai aimé les interviews menées par l’autrice. Les théories/auteurices convoqué.e.s sont intéressant.e.s. Je prendrais plus plus plus plus de suggestions de lecture sur le sujet.
Et que dire des réflexions à propos des émotions, de l’empowerment, de la culture du rap et des revendications politiques et de la place des rappeuses dans l’univers du rap. Vraiment intéressant!!
Les reines de la ville est un court essai de Zénaïde Berg dans lequel elle relate principalement son analyse des résultats d’une enquête sociologique menée auprès d’amatrices de rap. L’autrice s’attarde donc au ressenti de ces amatrices en les questionnant et les amenant à discuter de leur rapport aux paroles, à la culture ou encore à leur place face aux hommes qui écoutent du rap également. De plus, l’autrice demande d’où vient cette passion pour ce genre musica et elle parle des préjugés encore présents chez les non-initiés.
Plusieurs questions centrales émergent de cette recherche: est-ce possible d’aimer le rap et d’être féministe? Pourquoi est-il plus simple et confortable de discuter de rap entre femmes? Pourquoi ces amatrices n’écoutent-elles pas plus de rap créé ou interprété par des femmes? Les réponses ne sont pas toujours simples ou évidentes, mais la recherche effectuée par l’autrice est intéressante et bien appuyée par des témoignages et des sources.
Les reines de la ville s’inscrit donc dans la vague (timide au Québec) de recherches universitaires sur le hip hop et ses différentes sous-cultures. Cet essai offre donc un bel angle pour réfléchir à la place des femmes dans cette culture au Québec.
Mon mémoire sur le rap un jour publié chez Somme Toute? Lol lets wish, but this here is clearly better!
3 étoiles pour le plaisir de lecture du texte argumentaire (la recherche en socio m'intéresse moins, sorry) MAIS 4,5 étoiles pour le sujet et sa pertinence, sa curiosité, etc.
Donc 3,5 ish... je pense le fait que la moitié des sources et des concepts soient aussi des choses que je connais et que j'utilise *kinda* dans mon mémoire vient diminuer mon appréciation de lecture, MAIS sinon lecture qui peut être fort intéressante pour TOUT LE MONDE, fan ou non!!
4,5 serait plus juste. C’est une mine d’or de références et de perspectives réflexives variées sur la (triste?) contraction des genres dans l’évolution du rap québécois. Je me sentais parfois nostalgique. À d’autres moments, coupable et « shakée » dans mes convictions. J’aurais pris plus du dernier chapitre sur la vague de dénonciations et ses impacts dans le milieu culturel.
Cet essai sur le féminisme et l’amour du rap est vraiment intéressant! Ça m’a permis de découvrir quelques rapeuses québécoises que je ne connaissais pas. J'ai très apprécié découvrir l’évolution du rap au Québec dès ses débuts. Mon chapitre préféré est Au fond d’ma tête, il met de l’avant les sentiments ressentis par les femmes lorsqu’on écoute du rap et je suis totalement d’accord avec ce qui est mentionné, je vous laisse le découvrir si vous aussi vous allez relate avec ces sentiments.
Excellent essai. Ça m'a permis de mieux comprendre comment je me sens moi-même par rapport au rap. Ça se lit très bien et il y a une liste de lecture qui accompagne les chapitres.