Quelque part sur une île qui n’en est pas une, une femme possède tous les dons sans le savoir, car personne ne le lui a dit : le silence, la souplesse, les souvenirs, et surtout, l’amour. Un jour naît la fille qu’elle attendait depuis longtemps. L’enfant apprend à lire le monde et à déjouer le sort sur cette terre impossible, où elle se voit confier par sa mère les clés d’une langue indisciplinée. Devenue grande, ayant pris le large vers la ville où elle vit pour deux, la fille donne à son tour naissance à sa mère en racontant leur histoire.
Dans une adresse à celle qui lui a tout donné, Kristina Gauthier- Landry offre un récit indocile et lumineux. Tissant des liens entre des générations de femmes discrètes, elle tente un cri à fendre les eaux, prête à tout remuer pour vivre sa vie et laisser la preuve qu’elle existe.
J'ai bien aimé sa façon d'écrire. Ce n'était pas le genre de poésie que tu ne comprends rien. Il y avait un fil de pensé logique pour mettre en scène la relation mère-fille. 🌸
Touchant, beau, rempli de sensibilité et abordant la relation entre une fille et sa mère. C’est un hommage à la vie, à l’amour. Petite pensée pour ma maman en le lisant. ♥️
« Ton sentiment de mère. Sous ton aile, j’étais le billet te permettant d’accéder au monde. La prise pour t’en emparer. À mes côtés, tu existais absolument. J’apprends avec effroi que cet aplomb s’est envolé avec moi. » Poésie douce et pointue à la fois : charmante opposition tout à fait efficace pour exprimer la profondeur et la complexité de l’amour d’une fille pour sa mère. Si ce livre était une expression faciale: sourire triste mais sourire quand même.
« Tu possédais tous les dons sans le savoir, car personne ne te l’avait dit.
Tu avais ton propre bon sens, un très bon même, mais comme tu l’ignorais, tu suivais souvent celui des autres. Et à suivre les autres, parfois, on s’égare.
Quand on est jeunes, il faut nous dire les choses, sinon comment voulez-vous. »
Je suis émue. Comme rêveuse et triste et aussi habitée par les mots de Kristina et la vie intérieure qu’ils évoquent. Il fait bon de respirer doucement - discrètement - avec ses vers au creux du ventre.
Es curioso. Porque su equivalente español (madre luchadora de un pueblo de la meseta venida al extrarradio de la gran ciudad donde trabaja de limpiadora mientras la narradora se va dando cuenta de que no es como los demás es decir de que es pobre) me habría hecho poner los ojos en blanco y cerrar el libro en la página 30, pero aquí pues bueno, como cambiamos la meseta por una isla con población indígena, el trabajo de limpiadora por la pesca en Canadá, el calor por el frío y la ciudad por los lagos, hasta está guay, a pesar de los clichés y lugares comunes. Está muy bien para aprender vocabulario en francés
Oh! Que c’est beau!!! Un hommage à la relation mère-fille dans toutes ses subtilités et sensibilités. J’ai pensé à mes filles et à ma mère en le lisant. Le genre de récit poétique que je relierai assurément!
Ce livre semble s’inscrire dans un courant de la littérature québécoise contemporaine où de nombreuses autrices choisissent de raconter leur mère dans une perspective intime (c’est une impression que j’ai.. faudrait creuser). On pense à l’univers d’Anaïs Barbeau-Lavalette avec La femme qui fuit, ou encore à Une histoire silencieuse de Alexendra Boilard-Lefebvre. Des œuvres portées par des voix féminines poétiques, souvent marquée par l’emploi du « tu », comme un dialogue lancé à la mère absente, silencieuse ou complètement devouée. Les échos entre ces textes sont nombreux et mériteraient d’être étudiés.
Récit tout à fait captivant. Les mots nous happent et ce sont eux qui nous font tourner les pages et dévorer le livre. Ces mots pesés, rares, poétiques parlent de la relation mère-fille avec sensibilité et respect. Je ne connaissais pas l'autrice mais son talent est immense. "Le Don" est un hymne à la beauté filiale et un ode à la richesse des mots. Un 5 tout à fait mérité. Un succès dans un succès dans un succès :)
Un récit magnifique, tout en douceur. Une histoire de mère en fille, de fille en mère.
Le don de ce livre est en un de vie, de mémoire, une histoire familiale puisée dans une lignée de femmes qui ont réussi à construire leur propre narratif qui culmine avec les mots de la narratrice de cette "histoire vraie librement inspirée de l'imagination de l'autrice".
Un bijou. Une poésie lumineuse sur la relation mère-fille qui m'a profondément et personnellement touchée en tant que fille et en tant que mère.
Un livre que j'ai voulu savourer lentement, mais que je n'ai pu m'empêcher de lire avec avidité. Je le relirai certainement pour m'en imprégner plus doucement!
"Ton sentiment de mère. Sous ton aile, j'étais le billet te permettant d'accéder au monde. La prise pour t'en emparer. À mes côtés, tu existais absolument. J'apprends avec effroi que cet aplomb s'est envolé avec moi."
Une écriture sensible, mais pointue et si concise à la fois sur la relation entre une mère et sa fille à travers les années. Les poèmes sont reliés entre eux en trois parties, ce qui facilite la lecture; certes quand on n’a pas l’habitude de lire de la poésie.
Je recommande pour des lecteurs•ices débutants en poésie, pour celleux qui cherchent à mieux comprendre les choix liés à la maternité et pour celleux qui veulent sourire dans, avec et derrière les larmes.
J’ai apprécié ma lecture, mais je ne crois pas être le public cible. Je n’ai pas trop compris l’histoire ou ce que l’autrice a voulu déposer ou sur quoi elle voulait nous faire réfléchir. J’ai apprécié quelques phrases bien pensées. J’ai passé un bon moment mais ce n’est pas un coup de cœur pour moi.
Ses mots sont une construction qui me fait chaque fois demander : où s’en va t-elle avec cette idée? Et plusieurs fois dans le livre, elle nous livre des petites pépites d’or de ce tricotage de ses mots. Je trouve ça excessivement brillant cette capacité d’écrire de cette façon. Sans compter le caractère touchant du propos. Une belle lecture ❤️.
Coup de cœur de l'année! Délicat, lumineux, touchant, une magnifique lettre à sa mère ancrée au territoire qui les relie. Métaphores exubérantes et rimes réfléchies, un vrai régal. À relire plein plein plein de fois.
Extrait (p.80-81):
Nous vivons sur cette île qui n'en est pas une et là-bas nous connaissons tout le monde, même les morts.
Dans ce tout petit village, il y a deux hivers et pas d'été. Les arbres ne protègent de rien. Les chiens n'ont ni race ni queue. Les maisons font dos au rivage. Les amants meurent au large, les femmes de chagrin. Leurs filles ont le mal de mer.
C'est un pays qui creuse les plis et la distance. C'est un grand amour.
Niveau paysage, il y a des longueurs.
En un mot: plat. En trois: sable, murmure, absence.
Des couleurs qui n'est font jamais trop - le gris de tes yeux.
Le ciel est long comme un silence et les maisons parlent tout bas. Pour ne pas se cogner, pencher la tête quand on entre.
Wow très bon! Avant je n'étais pas sur si j'allais apprécier cette lecture, car j'avais toujours eu de la misère avec les histoires de relation mère-fille. J'ai décidé de briser la glace au Salon du livre de Montréal 2024 après avoir rencontré l'auteure. La poésie de Kristina est d'une beauté splendide! Elle nous fait naviguer dans des eaux remplis d'émotions qu'elle ressent au plus profond. À un moment donné, un passage m'a littéralement coupé le souffle. À mes prochaines lectures assurées de ce livre, je me rappellerais de le lire encore plus lentement pour mieux apprécier plusieurs passages.
La poésie était accessible et bien écrite. Je trouve que ce récit a une belle valeur littéraire, mais je ne me suis pas sentie interpellée ou captivée par ma lecture.
Aussi, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver que ce livre est un énorme gaspillage de papier… Je comprends que c’est pour mettre l’accent sur le style poétique, c’est très contemporain comme mise en page, mais toutes les pages sont vides, sauf pour maximum 10 lignes de texte… Je me sentais frustrée à chaque fois que je voyais tout le blanc du papier inutilisé par l’autrice…
C’était ma première expérience de lecture de poésie. J’ai beaucoup aimé le texte qui faisait naître de belles images grâce à des mots et des tournures qui font rêvasser. Moins engageant qu’un roman au niveau narratif, mais parfait pour un moment en mode contemplation, genre assis au bord de l’eau 🦦🫧