Je remercie #NetGalleyFrance et les Éditions Didier Jeunesse pour la découverte de #SweetHome de Nancy Guilbert.
Dans ce roman choral autour de l'adolescence, de la famille et des racines qui relient les êtres, chacun et chacune leur tour, ils et elles nous racontent une partie de leur histoire commune. Comment continuer à grandir lorsqu'on n'a plus de foyer ?
Birdie, 16 ans, doit assumer la charge d'une famille dysfonctionnelle en perpétuelle itinérance, à tous les points de vue. Yzac, 7 ans, tente de grandir malgré les manques qui s'accumulent.
"Comment se projeter quand on n'a plus de maison ?"
Siam, 17 ans, subit lui aussi les défaillances familiales, en plus de celles de son corps. Skye, 17 ans, se débat pour conserver le peu qui lui reste.
Comment construire son identité lorsqu'on à plus de parents ?
Chacun et chacune, à sa manière, doit lutter pour trouver sa place en ce monde. Et la rencontre de leurs cœurs cabossés va les aider à surmonter les difficultés, même celles enfouies au plus profond de leurs souvenirs et de leurs ignorances...
Je n'ai eu aucun mal à entrer dans les différentes histoires. La construction semble simplissime : chaque personnage se confie à nous à tour de rôle, à la première personne. J'ai décelé assez vite l'identité à peine voilée d'un des protagonistes, mais cela ne m'a pas gênée (et peut-être est-ce voulu par l'autrice). Les personnages sont attachants et évoluent très rapidement. J'ai apprécié l'importance accordée par Birdie et Siam à la musique et à l'écriture (qui se retrouve dans les extraits de chansons plus ou moins célèbres). L'intrigue m'a tenue jusqu'au bout, même si j'en avais deviné l'essentiel.
L'écriture de Nancy Guilbert est agréable malgré quelques maladresses (peut-être dues à la première version éditée). Sans grande originalité, son style a le mérite d'être accessible et fluide. Quelques citations et poèmes ponctuent opportunément la narration. Je regrette un peu que l'autrice n'ait pas donné une teinte ou un style différent en fonction de la personne qui s'exprime (comme l'a fait Marie Pavlenko dans Rita). Ceci mis à part, j'ai aimé sa façon de traiter des sujets complexes et douloureux avec simplicité.
Je conseille vivement ce roman aux adolescent.es en crise existentielle et hormonale ! Je pense qu'il pourra les aider à relativiser leurs situations pas si "horribles", objectivement parlant...
#SweetHome #NetGalleyFrance