Ils se sont rencontrés dans un pays en guerre. Raphaël est français, étudiant à Paris, et s’est porté volontaire pour aider Israël, cette jeune nation envahie par les armées de ses voisins. Esther est israélienne, soldate, et travaille dans les services psychologiques de l’armée. Ils ont vingt ans et aimeraient croire que c’est le plus bel âge de la vie. Ce qu’ils vont partager pendant quelques semaines modifiera à jamais leur rapport à la mort. L’un et l’autre devront l’annoncer sans y être préparés.
C’était à l’automne 1973 pendant la guerre du Kippour. Puis ils se sont perdus de vue, chacun dans son pays, emmené par son destin. Jusqu’à ce que cinquante ans plus tard, jour pour jour, la guerre frappe à nouveau...
Avec toute sa finesse, Noam Morgensztern nous emporte dans L’annonce, récit d’initiation et portrait d’une femme aimée, qui interroge, avec le tragique de l’Histoire, ce qui subsiste de nos attachements malgré le passage du temps.
Couverture : "Leonard Cohen chantant pour soutenir le moral des soldats israéliens sur le front du Sinaï pendant la guerre de Kippour en octobre 1973."
Courtesy of the I.D.F & Defense Establishment Archives, I.D.F collection, photo : Ron Ilan.
14 mai 2025 Ce livre, il dit avoir «passé un demi-siècle à ne pas l’écrire». On le sent nourri d’expériences personnelles, de réflexions poussées sur le judaïsme ou la guerre, et c’est ce qui en fait un témoignage précieux. Mais c’est aussi un vrai roman avec un terrible twist final et surtout une intrigue follement romanesque. Le narrateur fait un parallèle entre octobre 1973 – la guerre du Kippour, déclenchée contre Israël par une coalition de pays arabes, et octobre 2023 – l’attaque terroriste du Hamas contre Israël. En 1973, il est étudiant à Paris, galvanisé par le soutien au jeune Etat hébreu, et se porte volontaire pour l’aider à lutter contre ses voisins. Là-bas, il rencontre une jeune fille prénommée Esther, dont la mission consiste à annoncer aux familles la mort de l’un des leurs au combat. Mais il rentrera à Paris à la fin de sa mission sans lui donner de nouvelles. En 2023, il repart en Israël pour témoigner de son soutien. Et, par hasard, il va retrouver Esther. Cette Annonce, traversée par le souvenir inattendu de Leonard Cohen chantant pour les soldats de Tsahal, est une sorte d’hommage à l’écrivain israélien David Grossman et son formidable Une femme fuyant l’annonce (Alexandra Schwartzbrod in Libération 14 juin 2025) « L’Annonce ». Pierre Assouline. Gallimard. 2025.
Ils se sont rencontrés dans un pays en guerre. Raphaël est français, étudiant à Paris, et s’est porté volontaire pour aider Israël, cette jeune nation envahie par les armées de ses voisins. Esther est israélienne, soldate, et travaille dans les services psychologiques de l’armée. Ils ont vingt ans et aimeraient croire que c’est le plus bel âge de la vie. Ce qu’ils vont partager pendant quelques semaines modifiera à jamais leur rapport à la mort. L’un et l’autre devront l’annoncer sans y être préparés. C’était à l’automne 1973 pendant la guerre du Kippour. Puis ils se sont perdus de vue, chacun dans son pays, emmené par son destin. Jusqu’à ce que cinquante ans plus tard, jour pour jour, la guerre frappe à nouveau... Récit d’initiation et portrait d’une femme aimée, L’annonce interroge, avec le tragique de l’Histoire, ce qui subsiste de nos attachements malgré le passage du temps.
J’avais de grandes illusions en commençant ce livre…. Que J’ai droppe a mi course. Trop verbeux, il ne se passe pas grand chose. Pourtant on m’avait dit que la deuxième partie serait meilleure… je n’ai pas eu le courage de continuer… tant pis!
Quelques longueurs dans ce livre sur Israël qui fait le lien entre la guerre de Kippour en 73 et le 7 octobre. Mais une approche intéressante autour de l annonce de la mort des soldats