Un consortium libéral-autoritaire, tissé de solidarités d’affaires, de partis conservateurs, nationalistes et libéraux, de médias réactionnaires et d’élites traditionnelles, perd tout soutien populaire : au fil des élections, il passe de presque 50 % à moins de 10 % des voix et se demande comment garder le pouvoir sans majorité, sans parlement, voire sans démocratie. Cet extrême centre se pense destiné à gouverner par nature : sa politique est la meilleure et portera bientôt ses fruits. Quand les forces de répression avertissent qu’elles ne pourront faire face à un soulèvement généralisé, le pouvoir, qui ne repose sur aucune base électorale, décide de faire alliance avec l’extrême droite, avec laquelle il partage, au fond, à peu près tout, et de l’installer au sommet. Cette histoire se déroule en Allemagne, entre mars 1930 et janvier 1933. Elle repose sur une lecture des archives politiques, des journaux intimes, correspondances, discours, articles de presse et Mémoires des acteurs et témoins majeurs. Elle révèle non pas la progression irrésistible de la marée brune, mais une stratégie pour capter son énergie au profit d’un libéralisme autoritaire imbu de lui-même, dilettante et, in fine, parfaitement irresponsable.
Johann Chapoutot est professeur d'histoire contemporaine à l'université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Spécialiste de l'histoire de la culture nazie et d'histoire politique et culturelle contemporaine, il est notamment l'auteur de La Loi du sang. Penser et agir en nazi (Bibliothèque des Histoires, 2014) et de La révolution culturelle nazie (Bibliothèque des Histoires, 2017).
Les irresponsables, Qui a porté Hitler au pouvoir ?, est un essai de l’historien Johann Chapoutot, publié en février 2025 dans la collection NRF Essais chez Gallimard.
Un consortium libéral-autoritaire, tissé de solidarités d’affaires, de partis conservateurs, nationalistes et libéraux, de médias réactionnaires et d’élites traditionnelles, perd tout soutien populaire : au fil des élections, il passe de presque 50 % à moins de 10 % des voix et se demande comment garder le pouvoir sans majorité, sans parlement, voire sans démocratie. Cet extrême centre se pense destiné à gouverner par nature : sa politique est la meilleure et portera bientôt ses fruits. Quand les forces de répression avertissent qu’elles ne pourront faire face à un soulèvement généralisé, le pouvoir, qui ne repose sur aucune base électorale, décide de faire alliance avec l’extrême droite, avec laquelle il partage, au fond, à peu près tout, et de l’installer au sommet.
Cette histoire se déroule en Allemagne, entre mars 1930 et janvier 1933. Elle repose sur une lecture des archives politiques, des journaux intimes, correspondances, discours, articles de presse et Mémoires des acteurs et témoins majeurs. Elle révèle non pas la progression irrésistible de la marée brune, mais une stratégie pour capter son énergie au profit d’un libéralisme autoritaire imbu de lui-même, dilettante et, in fine, parfaitement irresponsable.
En un peu moins de trois cent pages, Johann Chapoutot raconte non pas la prise de pouvoir d’Hitler, comme on l’entend souvent, mais la façon dont la droite libérale autoritaire et nationaliste, minoritaire dans l’opinion mais sûre d’avoir raison seule contre tous, a choisi de faire alliance avec les nazis en espérant les contrôler, afin de poursuivre sa politique antisociale et impopulaire.
Si ce résumé vous rappelle des éléments de l’actualité, ce ne serait pas un hasard, et l’auteur revient longuement sur cette analogie dans sa conclusion. Après un récit dense et tragique des événements politiques de l’Allemagne des années 1930 à 1933, le chapitre conclusif permet un retour vers le présent, aussi douloureux que nécessaire.
J’aurais pu inonder cette critique de nombreuses citations tirées de ce livre, pour vous montrer l’intelligence du propos de Johann Chapoutot. Je me contenterai de vous encourager chaudement à lire ce livre, aussi intelligent et instructif qu’accessible.
C'est excellent. C'est glaçant aussi. Avant de lire ce livre j'avais bien saisi l'idée de base d'une comparaison entre 1932 et aujourd'hui, c'est un des éléments qui m'ont poussé à le lire. Mais j'imaginais pas qu'il y aurait tellement de points de comparaison, beaucoup plus que ce que je croyais initialement. Parfois c'était à s'en frotter les yeux, tellement les éléments de langage, les textes de presse, les manières de penser, les dynamiques plus fines ou plus discrètes du pouvoir ressemblent à celles d'aujourd'hui. J'y ai même trouvé des comparaisons que je n'ai pas entendu l'auteur mentionner lors de ces conférences (peut-être n'y a-t-il pas pensé), entre Hindenburg et Trump, par exemple, ou entre leurs enfants respectifs ; ou alors entre les syndicats patronaux d'antan et d'aujourd'hui.
Je salue aussi une compréhension qui va au-delà des simples évènements historiques et leur mise en relation : Chapoutot s'y connaît également en économie, en philosophie, en idéologie et religion, etc, et manie bien ces ressources pour expliquer pourquoi certains personnages ou partis pensent et agissent de telle ou telle manière, ce qui apporte beaucoup de profondeur au texte (qui en plus est écrit avec une plume tellement fine qu'il y avait des [sic] que je ne comprenais même pas pour mon plus grand désarroi).
Par contre attention, ce n'est pas un livre pour débutants, avant de le lire il faut assurer ses bases sur l'Histoire de la République de Weimar. Il se concentre uniquement sur la période 1930-1933, et si le lecteur n'est pas un minimum au courant de qui est qui et qu'est-ce qu'ils ont fait avant et de qu'est-ce qui vient après, il sera vite perdu.
Livre très intéressant, mais il semble « incomplet ».
En effet, l'auteur arrête malheureusement son analyse au 30 janvier 1933, date où Hitler devient chancelier.
Or, à mon avis, l'auteur aurait également dû traiter des mois suivants durant lesquels Hitler devait avoir l'appui des autres partis pour mettre en place ses réformes constitutionnelles et centraliser tous les pouvoirs sur sa personne. Du moins, c'est ce à quoi je m'attendais. Une telle omission fait que le livre se termine un peu en queue de poisson...
À la lecture de l'épilogue, qui se veut une comparaison entre l'Allemagne de 1932 et la France de 2025, il semblerait que l'auteur ait choisi de terminer son analyse au 30 janvier 1933 uniquement parce que cela sert mieux son analyse comparative.
Bref, livre qui laisse sur sa faim, mais qui est malgré tout intéressant.
PS: Le livre se lit mieux pour une personne ayant déjà des connaissances de base sur l'histoire allemande de la première moitié du XXe siècle. Lecture déconseillée pour une personne désirant être introduite au sujet.
J’avais très hâte de lire ce livre et de comprendre comment une démocratie plus ou moins saine pouvait donner naissance au pire régime autoritaire de l’histoire de l’Europe ; pas forcément parce que l’histoire de l’Allemagne m’intéresse particulièrement, mais parce que je voulais avoir des outils pour comprendre ce qui nous arrive maintenant. Verdict : je suis inquiet.
Mais si notre modernité occidentale donnera naissance à de nouveaux régimes destructeurs (et peut-être plus vite que prévu), je serai au moins mis en prison (pour avoir lu ce livre) en connaissant les liens entre libéralisme et autoritarisme, entre « Kulturbolchevismus » et « wokisme », entre l’Allemagne des années 30 et la France des années 2020.
Je le répète, je suis inquiet. Mais au moins j’ai lu un bête de livre.
Une lecture historique nécessaire pour sortir de la personnification du nazisme et comprendre de manière systémique l'avènement de ce modèle politique. La lecture peut être un peu lourde, mais le déroulé ne nous assome pas pour autant.
Un livre très intéressant sur les coulisses de la politique allemande en quelques années qui ont laissé monter les nazis au pouvoir à force de mépris de la démocratie et de coups politiques. On ne sait pas trop ce qui aurait pu être fait pour éviter la montée au pouvoir des nazis, ce qui est assez désespérant, notamment au vu du parallèle que l’auteur ne pouvait manquer (et ne se prive pas) de faire avec notre époque. Le seul point qui manque à mon sens est de rappeler pourquoi/comment le parti nazi a réussi à capter autant de voix. Mais l’absence de perspective populaire met en avant à quel point les élites se sont jouées du destin de leur pays sans jamais tenir compte de la volonté du peuple
C’est glaçant. Outre les parallèles avec notre époque, ce livre est à lire pour se remettre à jour (non Hitler n’est pas arrivé au pouvoir par les urnes). Le seul défaut du livre : les phrases de 10 lignes avec 7 subordonnées. C’est lourd à lire.
Détaillé, et très bien sourcé ce qui donne envie de continuer à s’intéresser à ce sujet (la republique de Weimar et ses particularités) qui pourtant ne me semblait pas passionnant de prime abord.
Emblématique du déclin académique en France; l’auteur est sans doute brillant mais son côté « militant » assumé dégrade son travail et lui fait faire des anachronismes; sa volonté de rattacher ce qu’il décrit à la situation politique actuelle est omniprésente avec des ficelles trop grosses. Ses analyses économiques sont risibles; l’auteur est illettré dans ce domaine. Il rejette l’idée d’une objectivité mais il gagnerait tellement à remettre ses prismes idéologiques en question. C’est vraiment dommage, ce livre fourmille d’informations intéressantes, notamment avec des analyses psychologiques issues de journaux intimes ou de mémoires.
Professeur spécialiste d’histoire contemporaine, du nazisme et de l’Allemagne à la Sorbonne, Johann Chapoutot s’interroge sur le recul de l’état de droit en France et reprend l’histoire de la montée du nazisme.
L’essai Les irresponsables bouleverse nos représentations en nommant ceux qui ont porté au pouvoir Hitler. L’historien analyse les éléments et nous alerte sur les multiples compromissions que nos politiques actuels témoignent envers les idées véhiculer par l’Extrême droite. Johann Chapoutot demande à actualiser les programmes scolaires afin qu’ils enseignent l’actualité de ses découvertes.
Son analyse est chronologique. Johann Chapoutot livre des portraits des différentes strates du pouvoir allemand, responsables de l’avoir transmis aux nazis. D’abord, le portrait de Paul von Hibdenburg, ressemblant à Bismark, qui imposa un régime présidentiel, qui décide de tout, tout seul à coups d’ordonnance de l’article 48.
Le portrait de Von Papen est cinglant, ce libéral économiquement mais autoritaire en politique. Il donne la Chancellerie à Hitler mais il en garde la vice-présidence. Le portrait du magnat de la presse, Alfred Hugenberg, influence des millions d’Allemands. Il pensait manipuler Hitler, mais c’est ce dernier qui le manipulera.
Puis les propriétaires terriens se rallient aux nazis en 1929. Etc. Les chapitres présentent les protagonistes que l’histoire a retenus comme des grands hommes, démontant pas à pas l’idée reçue que Hitler fut porté au pouvoir par des élections.
Son travail est remarquable et digne d’une analyse historique de très grande qualité. Sa connaissance très approfondie de son sujet lui permet de documenter avec les sources et de les interroger. Reconnu comme un des spécialistes de cette période en France, ses recherches feront date pour infléchir nos représentations.
Avec les historiens, Christian Ingrao et Nicolas Patin, ils ont déjà publié Le Monde nazi, essai remarquable qui éclaire sur les nouvelles découvertes historiques sur cette période.
La conclusion, très fouillée, étaye son analogie avec la période actuelle. Comme les historiens sont interpellés sur le parallèle avec la montée du nazisme et la période actuelle, Johann Chapoutot identifie des comparaisons de situations, avec des intérêts de classes qui se correspondent. Et il appelle à notre vigilance ! Chronique illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Johann Chapoutot décortique la période 1929-1933 qui porte Hitler au pouvoir. Ceci pourrait être fastidieux, ce n'est pas du tout le cas parce que : 1. L'auteur a un art consommé du récit. Le livre se lit comme un roman, peuplé de personnages récurrents dont on découvre la psychologie et les manœuvres. 2. Sans forcer et dès les premières pages, le lecteur est obligé de mettre cette histoire en parallèle de notre actualité. L'épilogue, quasi philosophique, aborde directement la question de la validité de ce procédé. Pourtant, aucune hésitation : la démonstration est lumineuse... et les conclusions particulièrement affolantes ! Les "irresponsables" sont parmi nous : le magnat des médias qui fait tout pour diffuser l'idéologie fascisante ; le président aveuglé par ses faits d'arme et son narcissisme ; les courtisans demi-habiles ; les intrigants qui font le lit des futurs tyrans.
L'expression qui résume ce moment de l'histoire est "libéralisme autoritaire" (elle apparaît dans l'avant-dernier chapitre). Un oxymore, à première vue, pourtant : quand les gouvernants - dont beaucoup, tel le chancelier Franz von Papen, n'ont jamais affronté le suffrage - considèrent que le pouvoir leur revient nécessairement parce qu'ils ont l'intelligence, l'éducation... et les privilèges de caste, qu'ils font fi des résultats des élections, qu'ils dévoient la Constitution (abus de l'article 48-2 de la Constitution de Weimar - ça ne vous rappelle rien ?), qu'ils banalisent des obsessions haineuses ("victoire idéologique" sic)... ils précipitent la disparition de la démocratie. Contrairement à la vulgate enseignée dans nos livres scolaires, celle d'un scénario fatal qui mène Hitler à la Chancellerie (crise de 29, chômage, d'où popularité des nazis qui triomphent dans les urnes), au moment où le maréchal-président Paul von Hindebourg le nomme, le NSDAP (le parti nazi) est en mauvaise posture et presque sur le point de disparaître (baisse des résultats aux élections, opposition de Gregor Strasser, le fondateur des SA). Il a donc fallu le coup de pouce des "irresponsables" pour en arriver là.
J'ai lu quasiment d'une traite. On découvre une bande de grands bourgeois, certains de leur droit naturel à gouverner, qui s'accroche au pouvoir pour faire passer coûte que coûte un programme antisocial.
Tout, dans la situation politique, les méthodes employées, et même les caractères rappelle la France de 2025. On savait déjà les macronistes pyromanes, mais on réalise, à travers le parallèle historique, jusqu'où l'arrogance de l'extrême-centre peut conduire.
Le livre réussit le pari d'être à la fois une chronique politique palpitante, une mise en garde choc et une restitution de l'état des connaissances sur la période.
Quelques uns des parallèles Allemagne 1930 - France 2025 : - Une coalition de centre-droit minoritaire impose l’austérité à coup de 49-3 - Elle se maintient au pouvoir grâce à la tolérance d’une gauche molle (le parti socialiste allemand). - Elle dénonce “les extrêmes” tout en reprenant les idées de l’extrême-droite et en appelant à faire front contre la gauche radicale (les communistes). - Elle perd élection après élection mais reste au pouvoir grâce à un président qui nomme qui il veut et dissout quand ça lui chante. - Une cour d’affairistes et de conseillers occultes devient plus puissante que le Parlement. - Un homme d’affaire rachète médias sur médias pour installer une machine de propagande raciste. - ...
Difficile de refermer ce livre sans se demander ce qu'on peut faire. J'espère qu'un deuxième volet explorera la riposte populaire, les raisons de son échec, ce qui aurait pu marcher... car là on voit mal comment arrêter une telle dérive, qui semble finalement propre aux démocraties capitalistes (d'autant plus lorsque leur constitution concentre autant les pouvoirs) sinon une fois l'horreur en place les armes à la main :/
Une lecture qui remet les choses dans l'ordre de nos vieux cours d'histoire. Non, Hitler n'a pas été porté au pouvoir par les urnes, mais par des dirigeants dilletants dans un régime devenu présidentiel mais parlementaire à la base. Les parallèles avec notre époque, en tout lieux (Europe, mais Etats-Unis désormais...) sur les personnes, les jeux politiques, les attitudes et comportements sont malheureusement nombreux.
Je regrette juste l'absence d'un lexique ou d'un referentiel présentant les différentes forces politiques, l'organisation de l'état allemand et le résumé du pédigré des principaux protagonistes. La lecture en aurait été plus aisée
Intéressant et effrayant. Le sujet semble si important qu'on se demande pourquoi ce travail de synthèse n'a jamais été effectué avant.
Par contre, style d'écriture fort alambiqué à mon goût (très longues phrases interrompues par des longues subordonnées) et demande beaucoup de prérequis pour saisir le contexte. Pas mal de noms (de personnes, de groupes, de lieux, d'évènements) sont employés comme si ils étaient connus et demandent de faire des recherches pendant la lecture alors qu'une petite note de bas de page aurait pu suffire. Probablement typique des ouvrages d'histoire, mais c'est le premier que je lis, donc ça demande un gros effort d'adaptation.
Dans ce livre, l’auteur revient sur la vie politique allemande de 1929 à 1933 et sur les événements qui ont permis aux nazis de prendre le pouvoir.
Malgré une certaine complexité dû au grand nombre de personnes jouant un rôle dans cette histoire, la lecture reste très fluide et passionnante. Cela suffirait largement à recommander ce livre !
Mais c’est surtout le parallèle avec la période actuelle qui rend cette lecture nécessaire.
Une description et une analyse éclairantes de l'année 32 qui précède l'arrivée des nazis au pouvoir. Chapoutot a très peu besoin en vérité de faire des parallèles évidents avec le présent (il le fait dans l'épilogue) car les faits sont têtus. C'est le récit de la défaite morale totale d'une classe politique aristocratico-entrepreneuriale qui guidée par son hubris et sa désinvolture a eu pour seule boussole la préservation de ses privilèges. Un bon complément au "Monde Nazi".
Vraiment intéressant - ça permet de remettre en question la fatalité de l'arrivée des nazi au pouvoir sous la république de Weimar. Effectivement les parallèles avec le présent sont très flippants, mais ça donne aussi l'idée que ya rien l'inévitable. Pas très bien écrit mais bon c'est de l'histoire quoi.
Un excellent ouvrage pour éclairer notre triste présent. Le style est enlevé tel un pamphlet mais l'argumentation est scientifiquement étayée comme l'est tout bon ouvrage d'historien qui se respecte.
comment ne pas sombrer dans le désespoir quand tout ce qu'il se passe et s'est passé depuis les dernières années sont le reflet de ce qu'il s'est passé dans les années 1920-1930 en Allemagne et qui a abouti à la nomination d'Hitler à la chancellerie allemande
Extrêmement bien écrit. J'ai appris pleins de choses sur la fin de Weimar et les parallèles avec la situation politique dans la France de Macron sautent aux yeux. Absolument à lire pour comprendre qu'aucun pays bascule innocemment dans le fascisme
"I liberali tedeschi, sin dal 1932, hanno saputo riconoscere i meriti dei nazisti nel consolidare il vacillante dominio delle élite patrimoniali, screditate dalla crisi del liberalismo (1929), dalla mancanza di immaginazione (austerità) e da un ottuso egoismo"
Johann Chapoutot est absolument un spécialiste du nazisme et son ouvrage est aussi précis qu’érudit. Il y démontre que ce ne sont pas les électeurs qui ont porté Hitler au pouvoir, mais les élites dirigeantes (politiques, industrielles, médiatiques), obsédées par leurs intérêts et leur peur du bolchévisme, et leur opposition incapable de prendre un parti net. L’auteur conclut en faisant un parallèle point par point (glaçant) avec la situation contemporaine. Mais pour en déduire quoi s’il dit que l’Histoire ne se répète pas?