La narratrice, qui vit à Metz, part travailler aux aurores par le TER de Nancy, s'occupe de son fils Tarzan et rend visite à sa grand-mère centenaire dans la cité ouvrière de Joeuf, où se trouvent aussi ses plus beaux souvenirs d'enfance. La nuit, elle joue dans des groupes nommés Tranchée, Salo et Catacombes, écumant les clubs underground et fréquentant anarchistes et queers.
le genre de premier roman qu'on est content de lire. ça parle des marges, des laissés pour compte, de la province, du punk, des soirées minables, d'autres un peu moins. loved it.
je crois que j'ai vraiment énormément de mal avec les livres fragmentés qui, à mon sens, ne tentent jamais vraiment de raconter une histoire et pensent que leur agglomérat le fera pour eux, que c'est finalement au lecteur de faire la synthèse de tous les petits morceaux de narration qui lui sont délivrés et de se débrouiller avec ça, de faire de l'imaginaire avec ça. pourquoi pas en soi hein, genre une conception très exigeante de la fiction qui confierait la préparation à l'auteur et la réalisation au lecteur, mais je crois que ce serait accorder beaucoup de crédit à ces livres pourtant parcourus de talent, de fulgurances, de bonnes intuitions, mais qui en définitive et à mon grand regret ne font jamais fiction. désolée d'être cette pétasse qui utilise de grands mots et en même temps je le pense vraiment. je pense qu'il y a beaucoup trop de chapitres-concepts, de passages-thématiques qui sont là juste parce qu'ils sont là, mais que très peu, si peu, sont finalement nécessaires à ce texte qui se picore plus qu'il ne raconte. bref. ça m'a frustrée. j'avais envie d'y croire. j'avais plein d'endroits de sympathie à l'égard de cette héroïne et de son embrassade de la marginalité. mais.......... cool vibes just aren't enough
Les fragments de vie d’une femme qui tente de s’adapter à notre monde chaotique.
C’est lancinant, cinglant, plein d’amertume et de splendeur.
L’autrice raconte, avec beaucoup de beauté, les crevasses et les soulagements de nos existences.
C’est frontal, tendre et bouleversant. La plume est super moderne, hyper réaliste et décortique nos cœurs et nos interactions avec un regard super éclairé.
Merci Jeanne Rivière, entre autres, pour le superbe portait de Joëlle, butch qui s'ignore car j'aurais adoré l'écrire en pensant aux Joëlles que j'ai moi-même croisé.es. C'est un livre que j'ai apprécié et qui m'a paru sincère dans sa langue. Je crois que ça fait du bien de lire quelqu'un qui écrit depuis les marges en y étant et pas sur les marges en faisant semblant d'y êtres si ça fait sens.
Ça démarre bien mais ça s'essouffle un peu vite, pourtant la plume de Jeanne Rivière, tour à tour abrasive et intime nous régale. Ces courtes brèves de vie pour autant de photographies de femmes qui cherchent dans les marges un peu de liberté que le système ne leur a pas accordé. De même le motif de la piscine est un peu lourdaud. Cela dit, je me pencherais sur sa prochaine œuvre (et on dirait pas non à de la poésie pour le coup).
J'arrondis par le haut, 2,5 ⭐️. Et c'est reparti pour une série de « fragments », de l'écriture « poétique », de la misère noire, des comportements post-adolescents attardés, des prénoms de personnages impossibles (Tarzan ? Reset ? Sultane ?), du style hachuré, pas dépourvu de talent, mais tout de même très froid. Nouveauté portée aux nues par certaines critiques (pas toutes), bien au goût du jour. Je préfère les plumes qui se fendent de raconter une histoire, quand même. Déception, j'aurais voulu aimer.
"on dirait butch dans un autre espace temps mais là on dit C'est la Joëlle." "on dirait Ouah cette fille est minimaliste. Mais non, moi je suis baroque" "ses rêves érotiques sont peuplés de recoins, de fissures, de crevasses et de gouffres"
c'était une sorte de condensé de tous les personnages de Despentes mais la narration fragmentée m'a beaucoup déçue, c'est dommage car ça aurait pu être très attachant
Simplement magnifique, longtemps que je lisais pas un livre autant ironique et profond.
Le résumé ne rend pas justice à la vraie histoire du livre (fanzine et metadone!?) et cerche de donner un fil rouge qui n’est pas présente dans le livre en soi.