La mort ne frappe pas toujours au hasard... Ce matin-là, comme tous les dimanches, Alice Pernelle s'éclipse de la maison de ses parents pour aller courir avec son chien. Mais en arrivant au bord de la Cure, cette rivière qui traverse son village natal, un tableau macabre lui coupe les jambes et lui soulève l'estomac. Un corps écartelé et grouillant de vers gît sur la rive. Alors que les enquêteurs en charge de l'affaire font de glaçantes découvertes et se confrontent à des témoignages décrivant la victime comme une femme impitoyable, les habitants de Pierre-Perthuis, petit hameau du Morvan, sont ébranlés. Les visages se ferment. Les confidences se tarissent. Hantée par les images de ce cadavre, Alice a pourtant besoin de réponses pour renouer avec l'insouciance de sa vie d'étudiante. Au risque d'attirer l'attention de l'assassin sur elle...
Né en 1961, j'ai commencé à écrire mes premières nouvelles à 27 ans.
J'ai ensuite participé à quelques concours d'écriture. Les encouragements apportés par ma victoire aux Noires de Pau en 2002 avec «Quelques petites taches de sang», puis ensuite par celle au concours Alfred Jarry en 2007 avec «Alfred Jarry est mor » m'ont incité à persévérer avec le thriller.
J'ai alors entrepris en 2008 la rédaction de mon premier polar, « Colère Noire », dans lequel j'ai mis en place l'ensemble de mes personnages récurrents, un groupe de policiers rattachés à un commissariat imaginaire du Xème arrondissement de Paris. Le capitaine Daniel Magne est né, ainsi que plusieurs autres officiers et agents de police judiciaire, dont la jeune Lisa Heslin, fille d'un magistrat tragiquement disparu à l'aube d'une prise de fonction ministérielle.
Un deuxième thriller a suivi en 2009, « De Sinistre Mémoire », construit à partir de souvenirs de famille durant les années 40 en Bretagne. J'ai écrit mon troisième thriller, «Quatre Racines Blanches», en 2010. Cette histoire se déroule presque intégralement au Québec, à Montréal et ses environs. Ce polar enneigé a été édité en 2012.
J'ai ensuite poursuivi par un quatrième roman, "Principes Mortels", écrit en 2010. Ce roman noir rompt avec les personnages des trois précédents. Il s'agit d'un drame familial français régional, écrit de bout en bout à la première personne. Une histoire sombre que j’ai voulue la plus intimiste possible. Ce roman est sorti en 2013.
Mon cinquième livre, «L’enfant aux yeux d’émeraude», a paru en 2014. Il s’agit de la quatrième enquête de mon duo de personnages favoris. Puis «La Pieuvre», mon sixième roman, édité en 2015. Il s’agit de la cinquième apparition de Lisa et Daniel.
Le septième, «Sens Interdit», a suivi immédiatement après. 6 semaines de rush pour un roman court et très dur. Ce thriller, écrit spécialement pour la collection de L’Embaumeur, a paru en février 2015 à l’Atelier Mosésu.
Mon 8ème roman «Le loup peint» est sorti en janvier 2016 aux Editions du Toucan. Le neuvième, «Ne prononcez jamais leurs noms», parapitra en janvier 2017 au Toucan. Ce sera la sixième enquête Lisa-Daniel.
Un corps en état de décomposition avancée est retrouvée par une joggeuse le long d’une rivière du Morvan. Hantée par cette vision d’horreur, la jeune fille se lance dans une enquête pleine de dangers. Un polar percutant pour ceux qui ont l’estomac bien accroché !
Le livre avec le meurtre le plus dégueu que j’ai eu l’occasion de lire, de voir, d’entendre ou de même imaginer. La façon dont la criminelle va tuer sa victime, c’est tout simplement n’importe quoi tellement c’est horrible. Heureusement que ça ne dure que le temps d’un chapitre. Ce n’est pas seulement pour cette raison que j’enlève deux *, je crois que c’est parce que la fin m’a un peu déçue aussi. Étant donné le titre « Ce qu’il faut de haine » et la manière dont le meurtre est commis, je m’attendais à une explication pire que ça. Donc la tueuse assassine une femme détestée par tous ceux qu’elle rencontre parce que lorsqu’elle était jeune, celle-ci a séduit le frère et le père de la tueuse, provoquant une bagarre qui a mené à la mort accidentelle de son frère, une chute du haut d’un pont. Ce qui a ensuite détruit sa famille (sa mère s’est suicidée). Ok, je comprends qu’on puisse haïr quelqu’un pour ça, cette femme a détruit sa famille, mais la vengeance est totalement démesurée. Des jours et des jours de tortures innommables avec des asticots, des vers et j’en passe. Fin franchement, j’imaginais une « sacrée bonne raison » de faire ça. En même temps, je pense que rien ne justifie une telle folie, c’était clairement un truc de zinzin. Ce qui m’a aussi laissé sur ma faim, c’est le personnage d’Alice, celle qui découvre le corps au début et qui mène l’enquête en même temps que la police. J’aurais aimé savoir ce qu’elle devient à la fin de l’histoire, elle qui semblait destinée à une carrière d’enquêtrice. 3* c’est bien, j’avais initialement mis 4 mais avec du recul ça ne les vaut pas, même si le roman a des qualités, surtout le style très fluide, le rythme soutenu et les personnages. Lu en deux jours, parce que l’auteur va droit au but: aucune page n’est à jeter. Tout se déroule rapidement, sur une semaine il me semble. Les points de vue sont tous intéressants, la révélation à mi-bouquin que le tueur est en fait une femme était pas mal aussi, je ne m’y attendais pas du tout. Mais, finalement, c’est le seul élément vraiment surprenant de l’histoire. En fait, ce roman était un très bon moment de lecture, je n’arrivais plus à lâcher le livre, mais à la fin il m’a laissé un goût de trop peu, de « bof », de « ah ce n’était que ça », de « et elle, elle devient quoi ? ». C’est totalement l’inverse des « nymphéas noirs » que j’ai lu précédemment et pour lequel la lecture en elle-même était plus laborieuse, mais la fin et l’après lecture étaient « waow ».
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Un superbe polar! Un corps mutilé en état de décomposition avancée est retrouvé par une jeune joggeuse et son chien. Cette dernière n'arrive pas à se débarrasser des images ni à mener une vie normale après sa découverte. Une capitaine de police qui se bat contre sa propre peine est dépêchée sur les lieux pour assister la gendarmerie. Et l'assassin, qui, plein de haine, signe un crime parfait.
L'écriture est fluide, le rythme est soutenu, les personnages très bien dessinés et très proches de la réalité. Les chapitres sont courts et dépourvus de détails inutiles, on a ce qu'il faut pour se faire une idée de l'enquête mais vers la moitié du livre, un tout petit twist change la mise.
Une des lectrices avait mentionné que toute la torture subie par la victime n'était pas justifié quand on découvre le vrai motif à la fin. Je ne suis pas d'accord avec elle, car la vie de l'assassin a été vraiment secoué par ce qui est arrivé dans le passé, mais bon, chacun son avis bien-sûr!
Très belle lecture, qui vous tient en haleine pendant tout la durée de cette dernière. Je suis quand même restée sur ma faim en ce qui concerne un des personnages, car il paraissait comme un élément clé mais bon, au moins, je peu lui donner la fin qui me plaît à moi 😂
Parfois très pervers, parfois très niais, parfois prenant, parfois répétitif. Bref, je suis partagée. La psychologie des personnages est étrange, très superficielle dans le sens où on est jamais surpris.e
Ce qu’il faut de haine de Jacques Saussey chez Fleuve noir
16/20
Mon troisième livre de l’auteur, j’avais beaucoup aimé ses précédents et je me languissais de faire cette lecture. Mon œil a tout de suite été attiré par la couverture que je trouve très réussie, elle nous plonge directement dans l’ambiance du roman.
Alice fait sa course habituelle avec son chien lorsqu’elle tombe sur un cadavre en décomposition. La police est immédiatement prévenue et arrive sur les lieux. Mais à leur grande surprise le cadavre est dans un état de décomposition avancé alors qu’il ne peut pas être là depuis plus de 24 heures. En poussant les investigations, ils découvrent que la mort est, elle aussi, tout récente. La femme a été torturée pour que des insectes nécrophages colonisent son corps.
Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre c’est que l’on suit le point de vue du tueur (entre autres) et on ne sait rien, ni si c’est un homme, ni l’âge qu’il a, des indices nous parviennent au fur et à mesure et c’est très bien fait. En parallèle à son histoire on suit celles de plusieurs personnages qui détricotent l’écheveau de l’enquête, chacun à leur manière.
J’ai beaucoup aimé la construction que je trouve vraiment maîtrisée, on est porté par le récit et c’est vraiment difficile de s’en détacher. Surtout que les personnages sont bien construits, on s’attache à eux. Ils ont tous des histoires plus ou moins compliquées qui affectent leur vie présente.
Une troisième lecture de l’auteur qui ne m’a pas déçue, vivement le prochain !
« Ce qu’il faut de haine » nous emmène à Pierre-Perthuis, un hameau du Morvan situé au bord de la Cure. En 2020, le bourg comptait 107 habitants, autant dire qu’il ne doit pas se passer grand-chose dans cet endroit reculé du monde…Le prologue présente Thibault. Il se trouve dans un hôpital. Il s’enquiert de la santé de son père qui a la maladie d’Alzheimer. Dans un rare moment de lucidité, le père confie quelque chose de grave à son fils, une chose qui fait naître chez lui une rage aiguë. Puis, deux temporalités se succèdent. L’une est le temps du récit, celui où Alice Pernelle et son chien Pepper partent pour une séance de jogging. C’est lors de cet évènement qu’un corps affreusement mutilé est retrouvé dans un endroit que l’on nomme dans la région, la Roche percée. Nous sommes le 27 novembre sans mention d’année. En parallèle, certains chapitres sont consacrés à la voix du tueur. Pour le lecteur, il remonte le fil de sa traque : trouver et tuer Valérie Freysse. Comme dans un confessionnal, le meurtrier prend le lecteur à parti pour lui livrer l’intégralité des détails de ses futurs méfaits… jusqu’à la scène finale.
C’est justement par cette scène que « Ce qu’il faut de haine » s’ouvre.
« C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. »*
Que peut-il se passer de si terrible dans ce « trou » déserté et abandonné ? C’est sans compter l’imagination de Jacques Saussey qui ouvre son roman avec une scène d’anthologie, une scène d’une cruauté absolue, aux descriptions précises et abominables. Le roman est évidemment consacré à la quête du criminel, mais je ne m’attarderais pas sur l’enquête que je vous laisse découvrir. Vous trouverez bon nombre de chroniques pour vous en parler avec précision. Ce qui m’intéresse davantage dans « Ce qu’il faut de haine » l’atmosphère qui se dégage du roman et la thématique qui est développée.
Jacques Saussey s’attaque à un sujet de société extrêmement fort où le meurtre et l’enquête ne sont véritablement que des prétextes pour aborder une problématique importante de notre monde : le licenciement intempestif de centaines de personnes et une carrière complète consacrée à cet emploi peu enviable. En effet, la victime passait son temps à virer des gens. Certes, il faut bien gagner sa vie, mais encore faut-il aussi pouvoir se regarder dans une glace… Contrairement à d’autres polars, la victime est ici largement détestée. Malgré l’horreur de sa mise à mort, le lecteur est placé face à un examen de conscience, et son empathie est mise à rude épreuve. La victime a vécu l’essentiel de son existence à Paris, c’est donc une véritable citadine, qui ne connaît ni les codes ni les réactions des hommes et des femmes de la campagne. Que sait-elle de la façon de vivre des habitants ? Mesure-t-elle les enjeux de ce qu’elle vient y accomplir ? Absolument pas. La dichotomie qu’utilise Jacques Saussey est fort bien exploitée. La sanction qu’il utilise pour créer un lien entre ces deux univers, la scène de crime, apparaît comme terriblement vicieuse, mais aussi très jouissive. (c’est absolument horrible d’écrire cela, mais à la lecture, ce sont des émotions qui m’ont traversée.)
En effet, comment ressentir la moindre compassion pour cette femme qualifiée ainsi ? : « Elle n’avait pas de temps à consacrer à ça. Elle passait sa vie à restructurer des entreprises. Des nuits à étudier des bilans financiers, des journées à consulter des colonnes de chiffres et des comptes rendus. Et puis, quand elle avait enfin terminé, elle imprimait une liste de noms et en rayait quelques-uns en rouge. Elle a été à l’origine du licenciement de centaines de personnes. » Nous lisons tous les journaux, et sommes souvent scandalisés par ces restructurations arbitraires qui n’impliquent que de satisfaire des actionnaires qui souhaitent gagner encore plus d’argent au détriment des employés. D’une certaine manière, « Ce qu’il faut de haine » nous demande de choisir un camp, il faut reconnaître que je n’ai pas pu me placer du côté des actionnaires… cela veut dire, par déduction logique, que je suis du côté du meurtrier. Pas si facile, comme constat ! Comme c’est dérangeant de devoir choisir ce camp là, pas très politiquement correct ! Ces licenciements sont déjà insoutenables en milieu urbain, mais pouvons-nous imaginer les conséquences désastreuses de tels actes en milieu rural ? C’est là que Jacques Saussey a eu l’excellente idée d’amplifier son propos en plaçant son intrigue dans un endroit aussi éloigné. La boucle est bouclée. Clairement, la force de frappe et l’impact n’auraient pas eu les mêmes répercussions en ville. Il y a souvent une seule entreprise qui fait vivre tout un village, lorsqu’elle ferme ses portes, c’est une catastrophe pour toute une communauté, et cela, l’auteur le démontre parfaitement bien.
Je persiste à dire que le polar n’est jamais aussi bon que lorsqu’il aborde des thématiques de société fortes. Cela est le cas dans « Ce qu’il faut de haine ». C’est sans doute l’une des raisons qui m’ont fait adorer cette lecture. La construction, l’atmosphère, les personnages ont été mûrement réfléchis. Au début du roman, le lecteur est prévenu par une citation de Nietzsche :
« Et quant à celui qui scrute le fond de l’abysse, l’abysse le scrute à son tour. »
L’auteur cherche-t-il à nous faire passer un message ? L’histoire ne le dit pas, mais chacun le mesurera…
« Ce qu’il faut de haine, tout de même, pour se balader en pleine obscurité, en bateau, avec un cadavre grouillant de vers allongé à ses pieds… » On n’imagine pas…
Valérie Freysse, 53 ans, était DRH dans un monde aisé est vite identifiée comme la victime. L'enquête débute et elle va révéler que madame Freysse est dotée d'un sacré parcours professionnel qui a déclenché bien des remous. Même sa fille Justine, 18 ans , à qui l'on annonce qu'elle a perdu sa maman dans d'horribles circonstances, sa réaction est plus qu'une surprise !
Marianne est la fille de l'ancien commandant, il est décédé il y a peu et c'est un peu compliqué pour elle de se retrouver face au successeur de son père qui se révèle être un snobinard de première. Quoiqu'il en soit c'est elle qui est chargée de l'enquête et cela conjointement avec Montboisier, commandant à la gendarmerie. Ce sera une mission difficile, l'assassin est un fameux tordu. Sa victime, il ne l'a guère épargnée devant avoir une sacré rage et motivation pour en arriver là. Celle-ci à quand même été retrouvée, le corps rempli de vers et à moitié dévoré par un sanglier.
Vous l'aurez compris la lecture n'est pas de tout répit et j'ai beaucoup aimé ma première rencontre avec la plume de l'auteur qui ne nous épargne rien mais curieusement c'est tellement bien formulé que cela n'en est pas trop effrayant.
Malgré que l'on apprend l'identité de l'assassin assez rapidement cela n'appauvrit pas la lecture et fait intéressant cela lui donne du rythme.
Nous ne serons pas au bout de nos peines. L'auteur vous fera fumer le cerveau plus d'une fois.
Une lecture qui amène à la réflexion, elle est rythmée, addictive. Je l'ai lu rapidement étant prise par le feu de l'action. Jacques Saussey fait en sorte de mettre le petit grain de sable là ou il faut et résultat, je veut savoir donc je continue 😂 jusqu'à cette finale 😱😱
Je ne peux que vous conseiller de le lire 👍bien entendu, je continuerai de suivre l'auteur et d'ailleurs, l'aigle noir est dans ma pal
Ce qu'il faut de haine" de Jacques Saussey est un thriller qui vous glace le sang et vous tient en haleine du début à la fin. L'auteur nous emmène dans un petit hameau du Morvan où le calme apparent est brisé par la découverte d'un cadavre horrible au bord de la rivière.
Le récit s'ouvre sur Alice Pernelle, une jeune étudiante, découvrant le corps macabre. Le tableau est si choquant que cela nous coupe le souffle, et l'auteur parvient à créer une atmosphère d'horreur qui perdure tout au long du livre.
L'enquête qui suit révèle des découvertes glaçantes et des témoignages qui décrivent la victime comme une femme impitoyable. Les habitants de Pierre-Perthuis sont profondément ébranlés, leurs visages se ferment, et les confidences se tarissent. L'auteur plonge habilement dans les aspects les plus sombres de la nature humaine, tout en gardant le lecteur sur le qui-vive.
Le personnage d'Alice est le cœur de l'histoire, hantée par les images du cadavre et déterminée à découvrir la vérité, même si cela signifie attirer l'attention de l'assassin sur elle. Sa quête pour la vérité crée une tension constante et pousse le récit vers des sommets de suspense.
Jacques Saussey possède un talent pour créer des personnages nuancés et complexes, et son écriture est précise et immersive. Le paysage du Morvan est décrit de manière vivante, ajoutant une couche d'authenticité à l'histoire.
Ce qu'il faut de haine" est un thriller captivant qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page. Jacques Saussey nous offre une plongée dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine, tout en maintenant une intrigue palpitante du début à la fin. Une lecture incontournable pour les amateurs de thrillers psychologiques.
Merci à Netgalley et aux éditions Fleuve pour cette lecture.
Dès les premières lignes, l'auteur plante le cadre: une forêt sombre du Morvan au petit matin, un cadavre affreusement mutilé et une héroïne, étudiante qui passe par là un peu par hasard.
L'enquête démarre donc tambour battant, alternant les points de vue comme c'est si souvent le cas. Très vite les enquêteurs cédent la place à une jeune femme qui mue par son instinct et sa curiosité, ne va pas pouvoir s'empêcher de vouloir découvrir la vérité.
Ce polar regorge de surprise et se montre extrêmement malin: tout ce qu'il faut donc pour me séduire dans une pléthore de nouvelles sorties.
Tout d'abord, les personnages. Alice, l'héroïne qui pourrait être chacun d'entre nous. La victime ensuite, qui on le comprend n'avait rien de sympathique. Son attitude passée multiplie les suspects et vient compliquer une enquête qui se révèle à tiroirs.
Ensuite,Jacques Saussey s'appuie sur sa plume très descriptive et sans concession pour créer une atmosphère étouffante et transposer son enquête au coeur de notre société. Il pointe du doigt la dérive du monde de l'entreprise, qui met en avant la performance avant l'humain, n'ayant que faire du bien-être des employés. On alterne entre la vie citadine à Paris et la campagne dans le Morvan et cela permet de changer de rythme tout en maintenant la tension.
Et puis arrive le dénouement, qui apporte lui aussi son lot de surprise, et nous fait éprouver pour le coupable un mix d'émotions que le lecteur cherchera bien sur à comprendre.
Pour résumer, ça frappe fort, ça frappe dur, mais c'est un excellent moment de lecture signé Saussey.
Fin 2022. Sur son lit de mort un père fait une confidence à son enfant. La graine d'une haine est semée, menant à un crime ignoble, signe d'une vengeance implacable.
Je découvre Jacques Saussey avec ce thriller psychologique et je crois bien que ce ne sera pas le dernier livre que je lirai de cet auteur prolifique.
Dès les premières pages j'ai été emportée par son écriture extrêmement addictive. le crime est horrible. Il m'a parfois fallu poser le livre tellement l'image soulevée par la description m'était insupportable. Mais malgré cela j'ai dévoré ce roman.
L'enquête est menée par deux femmes. L'une le fait professionnellement puisqu'il s'agit d'une inspectrice de Paris, envoyée à Pierre-Perthuis, près de Vézelay, pour mener l'enquête sur le meurtre de cette DRH découverte par une jeune femme de la région. La seconde est cette étudiante de 20 ans qui a découvert le corps un dimanche matin, alors qu'elle faisait son jogging. Etudiante en médecine, elle va rester hantée par cette découverte et va tenter de son côté de dérouler les fils de cette histoire, inconsciente de se mettre en danger. Et puis il y a le responsable du meurtre et les personnages secondaires comme le père de l'étudiante ou la fille de la victime.
Des personnages aux personnalités intéressantes, complexes, attachantes, y compris la victime et l'assassin qui sont loin d'être des personnalités tranchées.
L'intrigue est menée sur un rythme soutenu. La tension est croissante, avec un beau twist à mi-récit. L'auteur distille les indices et les révélations avec intelligence.
On va se le dire, la seule qualité de ce récit est la nature du tueur. Tout le reste (les personnages, l'aspect rural, le petit commissariat de campagne, etc.) est assez basique. On retrouve la violence de l'écriture de Jacques Saussey, mais le tout est distillé dans une intrigue très dissolue. Le motif du meurtre principal est assez mince. L'enquêtrice qui vient de la ville pour "aider" la police locale n'était pas vraiment nécessaire ici. En somme, on suit l'intrigue en attendant une chute grandiose qui viendra récupérer l'ensemble, mais cela ne vient jamais. La fin est plutôt décevante selon moi.
Un excellent thriller glaçant qui se dévore. L'auteur nous livre une intrigue rythmée et parfaitement maîtrisée. Des révélations au bon moment, la tension qui monte crescendo, tout est bien dosé et calculé.
Difficile de le lâcher, une fois commencé ! Les chapitres sont courts, l'action rapide, il ne tarde qu'une chose : connaître le dénouement. Âmes sensibles peut être s'abstenir.
1er livre que je lisais de cet auteur. Cela m'a donné l'envie d'en lire d'autres. J'ai adoré ! Certains passages sont compliqués à lire, il faut avoir les tripes bien accrochées.