"Je venais de passer douze ans à être en colère, à penser la mort comme une ennemie qui ne pouvait causer que de la peine, de la noirceur et du vide. Et soudain, je découvre qu'elle est aussi une délivrance, qu'elle peut être douce et libératrice.
– Maman, tu vas peut-être me prendre pour une folle, mais mes mots sont trop faibles pour décrire ce que je viens de vivre. C'est un cadeau précieux que je n'oublierai jamais.
Désormais, il est clair dans mon esprit que je veux travailler avec les morts pour apaiser les vivants. À partir de là, j'entame de véritables recherches pour devenir thanatopractrice et je ne lâche plus l'affaire."
Si je devais présenter de façon pragmatique le contenu de cet ouvrage, à la fois essai et récit autobiographique, je vous dirais qu'il se présente en plusieurs parties, elles-mêmes divisées en chapitres, afin d'aborder le parcours professionnel de l'autrice, son expérience de la mort au quotidien, le deuil d'un enfant et l'enfant en deuil, les risques du métier, et enfin des conseils sur le sujet que j'ai trouvés très pertinents !
La théorie étant passée, voici le retour que j'ai réellement envie de vous en faire. Je suis littéralement passée par toutes les émotions ! J'ai été émue au plus haut point. J'ai pleuré. J' ai ri. J'ai été révoltée aussi... Non par les propos de l'autrice, mais par les épreuves et les injustices auxquelles elle a été confrontée au cours de sa carrière. Quel courage, quel professionnalisme, quelle implication et quel humanisme ! Je voudrais que tous les êtres humains de la terre soient au moins la moitié de cette grande dame et beaucoup de problèmes n'existeraient même pas.
Thana nanou évoque des moments particulièrement touchants, c'est ce qui m'a été le plus compliqué à lire, mais rien n'est déplacé, tout dans sa démarche est fait dans le respect des défunts, des familles, et donc des lecteurs. Je précise ceci pour rassurer les personnes qui seraient sensibles et qui hésiteraient à découvrir cet ouvrage. Bien-sûr le choix vous appartient. La mort reste toujours tabou dans notre société. Et selon moi c'est cela qui crée des traumatismes, plus encore que la mort en elle-même. Le tabou ne fait que rajouter à la douleur. Parler des choses les exorcise. En ce sens, Stéphanie Sounac le fait magnifiquement bien, avec professionnalisme, humanité mais aussi énormément de philosophie. J'ai relu certains passages plusieurs fois tant c'était profond et bien écrit. Une lecture marquante. Bouleversante.
Les yeux qu’on ferme de Stéphanie Sounac est un ouvrage à la fois instructif et profondément humain qui lève le voile sur le métier méconnu de thanatopracteur. À travers son expérience personnelle, l’autrice nous plonge dans les réalités de ce travail essentiel mais souvent relégué dans l’ombre, offrant une perspective aussi pédagogique qu’émotionnelle.
Ce livre s’adresse à deux types de lecteurs : ceux qui envisagent une reconversion dans ce domaine et ceux qui souhaitent simplement mieux comprendre cette profession et son rôle dans le processus du deuil. La structure du récit est particulièrement bien pensée, permettant à chacun d’acquérir une vision complète du métier. On y découvre les démarches nécessaires pour obtenir le diplôme, mais aussi les exigences du quotidien, les aspects gratifiants comme les difficultés inhérentes à la profession.
L’un des points forts du livre réside dans sa sincérité. Loin d’enjoliver la réalité, Stéphanie Sounac partage des anecdotes qui révèlent toute la complexité de ce travail, notamment la pression économique imposée par les pompes funèbres, qui peut parfois ternir la vocation de départ. C’est un livre qui permet à chacun de se poser les bonnes questions avant de s’engager dans cette voie, rendant la lecture particulièrement précieuse pour toute personne en quête de sens professionnel.
En plus de son approche métier, l’ouvrage aborde également des sujets plus universels comme la mort, le deuil et les directives anticipées. Ces passages, écrits avec justesse et bienveillance, apportent une réflexion nécessaire sur des thématiques trop souvent taboues. Ils rendent la lecture précieuse non seulement pour ceux qui s’intéressent au thanatopraxie, mais aussi pour quiconque souhaite mieux comprendre le rapport à la mort et l’importance des derniers soins apportés aux défunts.
Enfin, l’écoute du livre en version audio renforce encore l’impact du texte. L’immersion est totale, et l’émotion transparaît dans chaque anecdote racontée, rendant l’expérience d’autant plus marquante.
Au final, Les yeux qu’on ferme est un texte riche d’enseignements, porté par une autrice profondément humaine. Que l’on envisage cette profession ou que l’on cherche simplement à mieux comprendre cet univers, ce livre constitue une ressource précieuse, à mettre entre toutes les mains.
Un métier et un récit qui ne sont pas courants. La mort est un sujet difficile, tabou pour certains, traumatisant pour d’autres… J’avoue que personellement, la mort me fait peur, tant pour moi que pour mes proches. Ce livre tente de « dé-taboufier » cela. J’ai apprécié tout ce qui avait un lien avec le côté pratique de ce métier hors-norme : la formation, les soins, les aspects psychologiques tant pour soi-même que pour les proches du défunt. J’ai été un peu moins touchée par les aspects purement professionnels tel que l’entente entre thanatopracteurs ou avec les sociétés de Pompes Funèbres. Je ne sous-estime pas du tout l’importance d’une bonne entente entre tous les intervenants, loin de là, mais je n’ai pas accroché à ces chapitres. De plus, c’est mon tout premier livre audio. Cette expérience fût sympa, mais pas transcendante. Je réitérerai l’expérience très certainement mais je n’en ferai pas un moyen de lecture récurent.
Si je pouvais mettre 10 étoiles sur 5 à ce livre, je le ferais. Si je pouvais tout oublier et le relire avec mes yeux neufs une deuxième fois, je le ferais.
J'ai beaucoup pleuré, j'ai beaucoup compatis, j'ai beaucoup souris aussi. La mort, c'est un peu ma compagne depuis l'enfance, je la connais si bien, et en même temps bien peu. Ce livre m'a bouleversée. J'ai tellement hoché la tête en acquiesçant que j'en ai mal au cou. Je suis cette petite fille endeuillée, cette sœur au cœur vide, cette maman chat qui a si peur de la fin de vie de ses compagnons... Et elle en parle avec tant de justesse, de douceur, d'humilité et d'honnêteté... Un livre à mettre entre les mains de toustes !
J'ai adoré et dévoré ce livre en 3 soirées ! La fin m'a un peu moins passionnée, mais ce n'est que mon avis Un livre à lire qui remet beaucoup de chose en question et fait réfléchir. Merci