Un thriller haletant dans un huis-clos carcéral impitoyable Une adolescente victime de harcèlement sur les réseaux sociaux se suicide. Le même jour, sa seule amie disparaît.
Au même moment, dans une prison de la région, cinq détenues subissent la loi d'une agente de détention. Ce sont des extradées. Des femmes bannies du système. Des destins brisés. Quel est le lien entre tous ces personnages ? Le procureur Norbert Jemsen mène l'enquête dont les fils vont se croiser avant de se rejoindre dans un dénouement époustouflant. Ce roman est inspiré de faits réels.
Chère Toi, Tu sais comme je suis tombée en amour de la plume de Nicolas Feuz ? De ses romans ? De ses histoires ? Et bien ce nouvel opus ne déroge pas à la règle : coup de cœur ! Dans ce thriller haletant, j’ai retrouvé avec plaisir le procureur Jemsen et sa greffière Flavie. Ce duo explosif, qui se complètent à merveille, et que j’adore. Et d’autres personnages charismatiques que j’apprécie aussi. Le résumé se suffit à lui tout seul pour décrire l’essentiel de l’histoire. Donc, je n’en dirai pas plus. Ce que je dirai, c’est que pages après pages, j’ai suivi par alternance ce qui se passe en prison et ce qui se passe à l’extérieur. Avec un prologue. Un décompte. Un jour J. Des jours +. Un épilogue. C’est extrêmement bien mené, bien ficelé. Bien construit. Un thriller palpitant au rythme endiablé. L’intrigue captivante ne souffre d’aucun temps mort dans une ambiance oppressante, angoissante. Une course folle. Les personnages sont bien décrits. Avec des passés monstrueux, torturés, glaçants. Magistral au niveau des détails. Si cruel pour notre âme. En bref, coup de cœur. J’ai adoré. C’était passionnant, intriguant, prenant. Un final bluffant où tout se remet en place. Un twist final explosif. J’aime les personnages, leur personnalité, leur force, leur courage, leur détermination. Ce presque huit-clos en prison était étouffant, glauque. Génial. Un roman parfaitement mené où tout s’emmêle, se bouscule, se percute et se rejoint pour des révélations ahurissantes. J’ai aimé retrouver la plume de l’auteur. Une plume brillante, intelligente, addictive, percutante et maîtrisée. À découvrir !
Un roman de Nicolas Feuz bien meilleur que les derniers, que j’avais eu toutes les peines du monde à finir. Celui-ce m’a tenu en haleine. Il comporte toutefois les mêmes défauts que ses prédécesseurs : la volonté de l’auteur de coller à la réalité du système judiciaire neuchâtelois. Du coup, on se retrouve envahi par des termes judiciaires qui doivent être expliqués régulièrement et qui compliquent inutilement le récit. Autre défaut récurrent : la propension de l’auteur de décrire les lieux avec moult détails, donnant parfois l’impression de lire une page Wikipédia. Pour le reste, contrairement aux derniers romans de Nicolas Feuz, celui-ci n’est ni téléphoné, ni totalement capilotracté. L’intrigue est rondement menée et le huis clos de la prison fonctionne, du moins au début. À la longue, on se doute du dénouement final.
Lu dans le cadre du Prix du Polar de ma Ville, j'ai apprécié la construction des personnages assez élaborées. La construction du récit par aller-retour présent / passé m'a plu au début même si parfois je l'ai trouvée un peu frustrante. Les descriptions sont très présentes parfois longues et redondantes. L'auteur use des détails sanglants qui ne sont pas toujours utiles au récit à mon sens. J'ai trouvé la fin très alambiquée.
Le démarrage est prometteur. Beaucoup de tensions dans la partie carcérale, quelques clichés dans l’historique des personnages, mais ça fonce et ça fonctionne plutôt bien. La partie enquête est moins originale et moins convaincante. On pressent le twist et la fin est décevante, bien trop tirée par les cheveux pour me convaincre.