Nous avons tous une limite. Connaissez-vous la vôtre ?
Élodie mène une existence épanouie, entourée de son mari et de leurs deux petites filles, Maëlle et Zoé. Mère exemplaire et citoyenne modèle, elle s'est toujours conformée aux règles de la société, voyant en la justice un rempart contre toute menace. Mais cette conviction vole en éclats le jour où sa fille aînée disparaît tragiquement.
Consumée de chagrin, Élodie ne vit désormais plus que dans un but : venger son enfant.
Mais la vengeance est-elle véritablement sa seule issue ?
Dès qu'un nouveau livre de Claire Norton parait, je fonce, et je sais qu'il y a de grandes chances pour que ce soit un coup de cœur. Malheureusement pas pour moi cette fois-ci. Cela ne signifie pas que je n'ai pas apprécié le livre, juste que je ne me sens pas en accord sur la façon dont a été traitée l'une des deux grandes interrogations de ce livre: "qu'est ce qui pourrait vous pousser à bout au point de franchir la ligne rouge?". Se poser une telle question est très intéressant, et cela pousse chacun de nous dans nos retranchements. Bien que la réponse à une telle interrogation soit biaisée dès le départ, car aucun de nous ne sait réellement sa réaction, face à ce qu'il pense qui pourrait lui faire franchir la ligne rouge. Personnellement, je pense surtout que la ligne rouge ne doit pas être franchie, c'est en cela que le roman m'a choqué par sa violence. Pour la seconde ligne de réflexion du livre qui est jusqu'où peut-on pardonner? Je suis fondamentalement persuadée que le pardon peut aller très loin, on peut appeler cela foi, croyance en l'être humain, ou autrement. Donc un merveilleux roman avec des interrogations légitimes, de notre société, qui bien souvent nous porte à l'excès. Un style toujours aussi fluide. Un très bon niveau de langage, qui malgré tout aurait pu être plus courant dans les dialogues entre les deux protagonistes, car cela parfois vire à l'argutie de tribunal, plus qu'à la conversation. En conclusion, un roman, un thriller psychologique, à lire, mais en étant averti qu'il contient beaucoup de violence psychologique et physique. Whenever a new Claire Norton book comes out, I go for it, and I know there's a good chance it'll be a favorite. Unfortunately not for me this time. This doesn't mean that I didn't enjoy the book, just that I don't agree with the way one of the book's two big questions was handled: “what could push you over the edge to the point of crossing the red line?”. Asking such a question is very interesting, and pushes each of us to our limits. Although the answer to such a question is biased from the outset, because none of us really knows how we'll react to what we think might push us over the red line. Personally, I think that the red line should not be crossed, which is why the novel shocked me with its violence. As for the book's second line of thought, which is how far can we forgive? I'm fundamentally convinced that forgiveness can go very far, you could call it faith, belief in human beings, or something else. A marvellous novel with legitimate questions about our society, which often leads us to excess. The style is as fluid as ever. A very good level of language, which despite everything could have been more common in the dialogues between the two protagonists, as they sometimes turn into courtroom argumentation rather than conversation. In conclusion, a novel, a psychological thriller, to be read, but be warned that it contains a great deal of psychological and physical violence.
C'est un 1er mai que la vie d'Elodie va basculer. L'horreur va s'abattre sur sa famille avec la disparition de sa petite fille Maëlle dans d'affreuses conditions. Elle, la mère de famille qui ne fait jamais de vague, va alors sombrer dans une seule obsession viscérale, celle de venger sa fille.
Alors que le coupable sort de prison après 3 ans d'emprisonnement, elle ne croit plus en la justice qui a conclu à une peine dérisoire.
Le chemin vers la reconstruction semble impossible.
C'est un roman puissant, intense, je n'ai plus pu le poser. Je voulais connaître l'issue de la vengeance d'Elodie, alors qu'elle veut rendre justice elle-même. Au péril de sa vie. C'est une histoire sur l'insoutenable deuil d'une mère qui est persuadée que les conditions de disparition de son enfant n'ont pas été élucidées et que le jugement pris envers le coupable n'est pas à la hauteur de ses actes.
Je me suis, forcément, posée la question de savoir jusqu'où je serai capable d'aller pour mes enfants, quelles décisions j'aurai prises à la place d'Elodie, est-ce que je suis en accord avec ce qu'elle inflige au coupable ? Elle est prête à tout pour connaître la vérité au détriment de sa propre vie, une quelconque rédemption est-elle possible ? Où sont les limites ?
J'ai beaucoup aimé le cheminement vers le pardon, la puissance des apparences qui sont souvent trompeuses.
C'est un roman qui ne peut laisser personne insensible et qui bouscule les stéréotypes, tout n'est pas blanc ou noir et c'est ce qui rend attachant les personnages.