Драматичні твори французького письменника і кінорежисера Флоріана Зеллера (нар. 1979) «Мати» (2010), «Батько» (2012) та «Син» (2018) за короткий час стали сучасною класикою. Це багатогранні глибоко психологічні п’єси, які безжально препарують як кожного з персонажів, так і кожного з глядачів. П’єса «Мати» ставить руба проблему материнської любові, яка не вщухає й тоді, як діти стають дорослими, і часом перетворюється на дошкульну гіперопіку. У «Батькові» в щемливій формі йдеться про неминучу старість, яка чекає на всіх. А «Син» — це гірка притча про самогубство. За п’єсою «Батько» Ф. Зеллер зняв у Голлівуді однойменний фільм (2020), який отримав «Оскара». Стрічка за п’єсою «Син» побачила
Florian Zeller is a French novelist and playwright. His work has been translated into a dozen languages, including English. He won the Prix Interallié in 2004 for his novel "Fascination of Evil" ("La Fascination du Pire").
Дуже потужно! П'єса - це завжди про "тут і зараз", усе перед тобою оголено та концентровано; можна тільки уявити як візуальні та звукові ефекти постановки підсилюють ці історії на сцені! Отже, це трилогія: "Мати" - про токсичну материнську любов, яка руйнує сім'ю та й саму матір. "Батько" - це найсильніше, що я читала про Альцгеймера; є фільм з Ентоні Гопкінсом, який отримав well-deserved Оскар! "Син" - імхо, найболючіша історія (також екранізована)..про підлітка, який не може пережити розлучення батьків.
Reading plays is always tricky... except when they’re brilliantly written and then it becomes so easy.
“The Father” is going to be my favorite movie of 2021 and I’m still amazed by it every time I think about it. My beloved grandmother has dementia and “The Father” took my breath away by how accurately it told us about this illness. I was curious to read this unwanted trilogy of plays and each of them hit me like a ton of bricks.
Sadness moves through those three plays in a visceral way. It’s fascinating to me because you’d think you’d want to run away from it... but I couldn’t. And as hard as it was, I was glad I didn’t.
I’d say “The Mother” is the one I didn’t connect with that much. I would also really recommend reading a list of trigger warnings for each of those plays if it’s something you feel you might need, especially “The Son” who deals with suicide during most of its runtime.
My wish is to one day see those plays on stage or on screen. To fulfil my relationship with them.
Не знаю, як ставити оцінку, бо зрозумів, що п‘єси точно не для мене. Але тематика дуже сподобалась, історії тут важливі і людські (приземлені, зрозумілі кожному).
Книгу можу сміливо радити, якщо така форма викладу вас влаштує, бо мені, наприклад, було б краще подивитись живу виставу чи екранізацію цих п‘єс (як, наприклад, чудовий фільм «Батько» до однойменної п‘єси)
Ces trois pièces, parmi les plus connues de Florian Zeller, forment une trilogie d’une façon soulignée par les titres, par la concentration sur un noyau familial, par la récurrence de certains gestes ou situations, par le choix des prénoms des personnages (il y a systématiquement un couple formé par Pierre et Anne, leur fils quand ils en ont un s’appelle Nicolas et est appelé à fréquenter une Elodie) sans qu’il s’agisse réellement des mêmes : les données des trois pièces sont manifestement incompatibles. Mais cette trilogie, selon l’auteur, n’a pas du tout été concertée au départ : il l’a découverte à mesure qu’il en écrivait, sur une dizaine d’années, l’un puis l’autre volet. Evoquons-les donc dans l’ordre de leur création (qui n’est pas celui qu’elles occupent dans ce volume). « La Mère » est une femme qui sent s’éloigner d’elle tous ceux qui ont partagé sa vie, et notamment son mari, dont les déplacements professionnels en province cachent manifestement une voire plusieurs liaisons, et surtout son fils à qui l’attache un amour possessif : Nicolas a quitté la maison, ce qui la laisse désolée, et vit avec une jeune femme, ce qui l’emplit de jalousie. Il semble qu’elle ne supporte pas qu’il soit devenu un adulte. La pièce présente apparemment, au début, l’influence de « Trois versions de la vie » de Yasmina Reza. Chaque acte semble présenter la même situation deux fois. La première fois, Anne, la Mère, est totalement désinhibée et dit tout ce qu’elle pense, ce qui provoque des remous ; la deuxième fois elle retient ses sentiments et tout se passe d’une manière à peu près normale. On est amené à supposer que la première version de chaque scène représente son fantasme, et la deuxième la triste réalité. À partir du troisième acte Florian Zeller introduit du jeu dans ce mécanisme, jusqu’à ce que l’on ne puisse plus distinguer l’imagination de la réalité : la mère sombre, dans le mal-être puis dans une ivresse compliquée de médicaments, et la scène représente sa réalité mentale et suit une logique de cauchemar d’autant plus effrayante que le style est sobre ; Zeller affectionne les phrases courtes et ne s’étend guère. « Le Père » pousse encore plus loin cette logique d’écriture : ici chaque scène contredit la précédente tout en faisant obsessionnellement revenir les mêmes éléments — jusqu’au plat que l’on prépare, ou peut-être pas, pour le dîner, qui est invariablement du poulet. Nous sommes à l’intérieur d’André, un vieil homme de quatre-vingts ans qui souffre, on le comprend vite, de la maladie d’Alzheimer, ne sait plus s’il habite chez lui ou chez sa fille aînée, a oublié que sa fille cadette est morte, confond ses proches, confond ses souvenirs et la réalité… Comme le spectateur ou le lecteur ne dispose pratiquement d’aucun point de repère en dehors de la perception d’André, c’est le volet le plus fort de la trilogie, et il n’est pas étonnant que ce soit le plus célèbre, même avant que Zeller ne l’adapte au cinéma d’une façon assez brillante, la mise en scène accentuant la confusion du personnage en aménageant des transitions impalpables entre des scènes qui, dans le texte, sont encore théoriquement séparées. Le retour des mêmes motifs dans une situation qui se modifie et se contredit sans cesse n’est pas sans rappeler le mode d’écriture de « L’Année dernière à Marienbad » de Robbe-Grillet à cela près qu’ici l’enfermement dans un monde à la fois restreint et est parfaitement tragique et angoissant. On peut d’ailleurs se demander si finalement, les personnages homonymes qui reviennent de pièce en pièce ne seraient pas effectivement les mêmes, totalement perdus dans des relations familiales devenues flottantes et incertaines. Mais si l’on ne tient pas compte de cette hypothèse de lecture paranoïaque, en comparaison « Le Fils » apparaît comme un drame plus long et plus classique. Ici c’est toujours le personnage-titre, un jeune lycéen dont les parents sont séparés, qui se met à sécher les cours et demande à vivre chez son père plutôt que chez sa mère, qui concentre la plus grande souffrance ; mais Zeller n’a pas voulu systématiser la construction des deux pièces précédentes et c’est un drame familial plutôt classique qui se déroule ; le fils étant mutique sur la cause de ses souffrances, c’est surtout le personnage de son père, à la fois insuffisamment présent en tant qu’avocat d’affaires surchargé de travail et soucieux d’offrir un cadre à son fils et de ne pas répéter les erreurs de son propre père, qui est au centre de l’attention. La situation est suffisamment forte pour émouvoir, suffisamment commune pour concerner, et Zeller mène l’intrigue avec suffisamment d’habileté pour tenir en haleine, mais on peut préférer l’expérience autrement perturbante des deux autres pièces.
Drie sterke toneelstukken over 3 leden van hetzelfde gezin: De vader (van de moeder), de moeder en de zoon. Ieder stuk speelt plaats op een ander tijdstip en heeft een ander thema (dat ik niet ga onthullen). De drie stukken zijn verschillend van stijl: In de laatste stuk zit de spanning in wat er gezegd wordt, in de eerste twee juist tussen de woorden. De eerste twee bevatten, voor verschillende redenen, herhaling van scenes als verschillende scenario’s die allemaal waar hadden kunnen zijn. De laatste maakt tastbaar wat had kunnen zijn en is er niet. Alle drie stukken zijn indrukwekkend op hun eigen manier. Ik vind ze alle drie goed. Toch vond ik ‘De moeder’ het allerbeste, en jij?