Jeanne perdeu o grande amor de sua vida. Aos 74 anos, precisa encarar uma viuvez dolorida. De repente, viu-se sozinha no apartamento com quem compartilhou décadas de um casamento feliz, só ela e Pierre.
Em suas visitas diárias ao túmulo do marido, ela compartilha sua solidão e seus medos, inclusive o de não conseguir pagar todas as contas sem o salário dele. Para resolver o problema, ela toma uma decisão alugar um dos quartos do apartamento. Mal sai pelo bairro distribuindo folhetos de divulgação e já consegue dois Théo, aprendiz de confeiteiro da padaria ali perto, e Iris, uma jovem cuidadora de idosos e doentes.
Théo está ansioso por ter um lugar decente para morar. O carro dentro do qual vivia foi rebocado com todos os seus pertences, e o custo de recuperá-lo é mais alto do que ele pode bancar. Alugar um quarto próximo ao trabalho é a opção perfeita. Iris também está desesperada. Sem aviso prévio, o locatário do apartamento em que morava pediu o imóvel de volta, e ela tem poucos dias para achar um novo teto. precisa ser o mais discreta possível, para que uma pessoa do seu passado não a encontre.
Jeanne segue sua intuição, desocupa o terceiro quarto do apartamento e recebe Théo e Iris para morarem com ela. A princípio indiferentes uns aos outros, a convivência vai despertando sentimentos inesperados, e assim a solidão dos três pouco a pouco transforma completamente a vida de cada um.
Je suis née le en 1977 près de Bordeaux, où je vis toujours.
J’ai commencé à dévorer les livres dès que j’ai su lire. La Bibliothèque rose, la Bibliothèque verte, puis de nombreux romans qui me faisaient vivre mille et une vies.
J’avais huit ans quand j’ai écrit mon premier roman sur un cahier de brouillon vert au dos duquel figuraient des tables de multiplication. Il parlait d’amour, de mer et d’un soleil qui mettait trente pages à se coucher.
En sixième, je répondais « Écrire des livres » à la question « Que voulez-vous faire plus tard ? » sur les fiches que l’on remplissait en début d’année. Pas à chaque fois, parce qu’il m’est aussi arrivé de vouloir être styliste. Ça n’a pas duré longtemps : tout le monde voit une voiture quand je dessine une chaussure.
Au lycée, j’ai gagné un concours de nouvelles. Ma prof de français m’a encouragée à poursuivre mon rêve de devenir écrivain. Je l’ai écoutée, jusqu’à ce que la vie active le fasse passer au second plan. Ce n’était pas réaliste, je ne connaissais personne dans le milieu de l’édition, je ne savais pas comment m’y prendre et je n’étais pas sûre d’être à la hauteur. Alors j’écrivais des histoires sur des carnets, des poèmes pour les anniversaires de mes proches, la liste des courses. Jusqu’au 23 mars 2009, date à laquelle j’ai créé un blog.
Jusque là, mes histoires n’étaient lues que par mes proches, qui les trouvaient très belles, mais qui trouvent également que je cuisine bien. Là, j’étais confrontée à des lecteurs objectifs, qui venaient chaque jour lire mes billets d’humeur et d’humour.
Ce sont eux qui ont rallumé l’étincelle. Ils m’ont poussée à écrire sur plus long format, ils m’ont encouragée à y croire. Ce sont eux qui m’ont poussée à participer au concours de nouvelles « E-crire Au féminin », dont j’ai été lauréate avec la nouvelle « La peinture sur la bouche« . C’est une de mes lectrices qui, un jour, m’a envoyé un lien pour participer à un concours organisé par une maison d’édition. Il me restait quelques semaines pour écrire un roman. Si je gagnais, il serait publié.
C’est ainsi qu’est né « Le premier jour du reste de ma vie ».
Mon manuscrit est arrivé en finale mais c’est un autre qui a gagné, je l’ai donc rangé dans un dossier de mon ordinateur et j’ai mis un mouchoir sur mon rêve. Un jour, une amie qui n’avait plus rien à lire m’a demandé si je pouvais le lui envoyer. Elle l’a tellement aimé qu’elle m’a harcelée pour que je l’envoie à un éditeur. Je ris quand je relis ses messages en lettres majuscules, me promettant les pires sévices si je ne m’exécute pas. Persuadée que c’était peine perdue, je n’ai pas voulu perdre de temps à l’imprimer, le relier et l’envoyer par courrier. J’ai cherché des éditeurs qui acceptaient les manuscrits par mail, j’en ai trouvé un seul, je le lui ai envoyé. Deux jours plus tard, il m’appelait.
Mon premier roman, « Le premier jour du reste de ma vie », est paru en janvier 2015 chez City et en mai 2016 chez Le livre de poche. Mon deuxième roman, « Tu comprendras quand tu seras plus grande », est sorti en mai 2016 chez Fayard et en mai 2017 chez Le livre de poche. Il est traduit en plusieurs langues et une adaptation cinématographique est en cours. Mon troisième roman, « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie », est paru en mai 2017 chez Fayard. Il est sélectionné pour le Prix maisons de la presse.
Depuis toute petite, j’étais persuadée que voir son nom sur la couverture d’un roman devait être fabuleux. Ça l’est, mais ce n’est pas le plus fort. Le plus fort, ce sont les étoiles dans les yeux de mes proches, et les échanges avec vous, lecteurs. Vos messages, vos regards, votre bienveillance rend cette aventure tellement plus belle…
Merci pour tout cela. J’espère que notre chemin commun sera long !