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Comme une mule
« Ce qui doit être tu au tribunal sera dit dans un livre. Nos livres sont infiniment plus audacieux que nous parce que tel un hold-up ils se mijotent à l’abri des regards. Parce qu’une fois achetés et vaguement lus, ils finissent sur une étagère, offerts au regard mais fermés, impénétrables, contenu dérobé, impossible de savoir ce qui se trafique à l’intérieur. »
Un jour de mai 2020, François Bégaudeau échange avec des camarades, sur son site à la fois personnel et public. Il commet, ce jour-là, une phrase qui lui vaudra de comparaître en justice pour diffamation à caractère sexiste et sexuel.
Ça, ce sont les faits.
Ces faits sont l’occasion pour l’auteur d’Entre les murs et d’Histoire de ta bêtise de mener un travail d’auto-analyse et un examen profond de nos contradictions contemporaines. Une fronde railleuse qui laisse place à une réflexion sur nos affects, l’art et la politique.
Un jour de mai 2020, François Bégaudeau échange avec des camarades, sur son site à la fois personnel et public. Il commet, ce jour-là, une phrase qui lui vaudra de comparaître en justice pour diffamation à caractère sexiste et sexuel.
Ça, ce sont les faits.
Ces faits sont l’occasion pour l’auteur d’Entre les murs et d’Histoire de ta bêtise de mener un travail d’auto-analyse et un examen profond de nos contradictions contemporaines. Une fronde railleuse qui laisse place à une réflexion sur nos affects, l’art et la politique.
450 pages, Paperback
Published October 2, 2024
About the author
François Bégaudeau
76 books94 followersHe was born in Luçon, Vendée and was first a member of the 1990s punk rock group Zabriskie Pont. After receiving his degree in Literature, he taught high school in Dreux and in an inner city middle school in Paris. He published his first novel, Jouer juste in 2003. In 2005, he published Dans la diagonale and Un démocrate, Mick Jagger 1960-1969, a fictionalized account of the life of Mick Jagger.
In 2006, his third novel entitled Entre les murs earned him the Prix France Culture/Télérama.
François Bégaudeau is a movie critic for the French version of Playboy, having previously worked for the Cahiers du cinéma. He also was a regular contributor for several French magazines, including Inculte, Transfuge and So Foot. Since September 2006, he is a columnist for La Matinale and Le Cercle on Canal+ television.
He worked on the screenplay of Entre les murs, a film based on his 2006 novel, in collaboration with Laurent Cantet. He also starred in the film, which received the Palme d'Or at the 2008 Cannes Film Festival, and an Academy Award nomination for Best Foreign Language Film in 2009 (though it lost to Japan's Departures). The English language version of Entre les murs was published in April 2009 by Seven Stories Press under the title The Class.
In 2006, his third novel entitled Entre les murs earned him the Prix France Culture/Télérama.
François Bégaudeau is a movie critic for the French version of Playboy, having previously worked for the Cahiers du cinéma. He also was a regular contributor for several French magazines, including Inculte, Transfuge and So Foot. Since September 2006, he is a columnist for La Matinale and Le Cercle on Canal+ television.
He worked on the screenplay of Entre les murs, a film based on his 2006 novel, in collaboration with Laurent Cantet. He also starred in the film, which received the Palme d'Or at the 2008 Cannes Film Festival, and an Academy Award nomination for Best Foreign Language Film in 2009 (though it lost to Japan's Departures). The English language version of Entre les murs was published in April 2009 by Seven Stories Press under the title The Class.
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Community Reviews
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
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August 25, 2025DNF : de la m*rde misogyne en boîte.
Rien à dire de plus. Ah, si, c'est indécent !
Rien à dire de plus. Ah, si, c'est indécent !
May 2, 2025
(3.5)
December 7, 2024
Je l’ai fini mais j’ai encore un sentiment d’incomplétude. Son écriture est si dense et riche tout se donnant l’air d’une douce légèreté caustique me donne envie d’un autre rendez-vous avec ce livre.
August 29, 2026
Yap yap Bégaudeau. N’as-tu donc pas fini de railler ? Pauvre homme, je devrais te plaindre.
Produire un essai des plus stimulants sur la morale contemporaine et le démarrer par la plus grande des bassesses ? Non que celle-ci soit condamnable. Pas même moralement, non : nous sommes d’accord. L’humour n’a pas à être moral. S’il doit rendre des comptes à la morale pour exister, il devient autre chose. Et l’art, décidément, ne gagnerait rien à devenir le tribunal de son propre contenu. Nous sommes d’accord, je ne vais pas te contredire François.
Mais reconnais que des exemples de vies, de récits, similaires au tien, permettant de démarrer l’essai, ne manquent pas. D’accord, on t’aurait renvoyé à ton affaire. Hélas, au grand dam de la pensée politique, la militance n’est pas séparée des affects moraux. Mange ta sauce, camarade ! Disons que cela a au moins le mérite de produire tes meilleures vannes.
Tu es ridicule et médiocre. Le procès est ridicule et médiocre. D’accord. Peut-être. Un partout, balle au centre.
Oui, parce que ton mérite est là : on ne parle pas que de ton affaire, loin de là. Merci. Mais reste humble, s’il te plaît. Tu donnes parfois de très bonnes réponses à de très mauvaises questions. Mais n’oublions pas tout de même que tu es d’abord fautif. Tu as heurté ma moralité. Je te condamne. Mais avant, je fais l’effort de penser politiquement la chose. Je la joue à ta manière : je pars des faits avant de leur octroyer une grille morale. Moi aussi, je suis malin.
Et puisqu’on est malins - moi plus que toi - on évite ensemble certains réflexes moralisateurs. On a le bon goût des moralistes, n’est-ce pas ? Donc on refuse l’idée qu’une œuvre doive être jugée selon les intentions morales de son auteur. On refuse la réduction de l’humour à son contenu littéral. On refuse de transformer toute offense ressentie en vérité politique. On refuse aussi de distribuer aux individus des droits moraux supplémentaires en fonction de leur appartenance à telle ou telle catégorie.
Très bien.
Mais refuser une morale automatique ne signifie pas abolir toute possibilité de jugement, tu sais ? Une œuvre peut être immorale, une parole peut être offensante, une pratique peut être politiquement située, sans que l’on doive pour autant les réduire à leur immoralité. C’est peut-être là que ton livre est le plus intéressant : lorsqu’il distingue le jugement moral de l’analyse politique, et non lorsqu’il prétend simplement remplacer les méchants moralistes par de méchants nouveaux adversaires.
Parce que, oui, l’art n’a pas à être moralement exemplaire pour être intéressant. N’allons tout de même pas jusqu’à provoquer en disant que l’immoralité le rend nécessairement plus intéressant et pertinent. L’art est politique. L’art n’est pas politique. Les deux sont vrais. On doute peut-être. Seule certitude : la morale doit pouvoir prendre ses distances avec l’art, comme l’art doit pouvoir prendre ses distances avec elle. Mais prendre ses distances n’est pas disparaître. La morale demeure une manière de juger le monde ; elle ne doit simplement pas devenir la seule manière de le regarder.
Voilà. On vient de provoquer. Cet échange entre toi et moi, François, les moralisateurs le mettront à la une de Paris Match demain. On est foutus ! On a déconsidéré la morale. Merde ! Quelle erreur !
Je te laisse présenter la nuance. C’est ton boulot. Merde à la fin !
Cependant, fais gaffe à toi, François.
Se dire féministe, d’accord. Ton féminisme, lui, devient parfois mesquinement réactionnaire. Oui, j’ose. Mais reconnaissons qu’il y a du vrai dans ta distinction entre féminisme moral et féminisme politique. Cette distinction est importante : elle permet une autocritique du militantisme qui n’épargne pas seulement le féminisme, mais peut concerner toute politique lorsqu’elle transforme ses affects en catégories d’analyse.
Merci pour ta sainte parole. Je garde la foi. Amen.
Mais ne construis pas pour autant un épouvantail avec le féminisme. Ne sélectionne pas les expressions les plus ridicules, les positions les plus radicales ou les formulations les plus facilement moquables du féminisme militant pour ensuite les présenter comme représentatives du féminisme contemporain. C’est là que ton raisonnement se fragilise : tu combats justement la tendance à réduire les individus à des catégories, puis tu risques à ton tour de réduire un mouvement politique à ses manifestations les plus caricaturales.
Et surtout, ne confonds pas la critique d’une morale avec la critique de ceux qui la portent. Qu’une certaine morale militante puisse être punitive, affective, spectaculaire ou contradictoire ne suffit pas à invalider les rapports de pouvoir qu’elle prétend parfois combattre. On peut rire du moralisme sans rire nécessairement de ce qu’il cherche maladroitement à nommer.
C’est manquer de clairvoyance. Ce n’est pas à la hauteur du génie de ton essai.
Tu n’es pas un génie.
Ton essai est génial.
C’est tout. On se retrouvera, François.
La bise aux moralisateurs.
Produire un essai des plus stimulants sur la morale contemporaine et le démarrer par la plus grande des bassesses ? Non que celle-ci soit condamnable. Pas même moralement, non : nous sommes d’accord. L’humour n’a pas à être moral. S’il doit rendre des comptes à la morale pour exister, il devient autre chose. Et l’art, décidément, ne gagnerait rien à devenir le tribunal de son propre contenu. Nous sommes d’accord, je ne vais pas te contredire François.
Mais reconnais que des exemples de vies, de récits, similaires au tien, permettant de démarrer l’essai, ne manquent pas. D’accord, on t’aurait renvoyé à ton affaire. Hélas, au grand dam de la pensée politique, la militance n’est pas séparée des affects moraux. Mange ta sauce, camarade ! Disons que cela a au moins le mérite de produire tes meilleures vannes.
Tu es ridicule et médiocre. Le procès est ridicule et médiocre. D’accord. Peut-être. Un partout, balle au centre.
Oui, parce que ton mérite est là : on ne parle pas que de ton affaire, loin de là. Merci. Mais reste humble, s’il te plaît. Tu donnes parfois de très bonnes réponses à de très mauvaises questions. Mais n’oublions pas tout de même que tu es d’abord fautif. Tu as heurté ma moralité. Je te condamne. Mais avant, je fais l’effort de penser politiquement la chose. Je la joue à ta manière : je pars des faits avant de leur octroyer une grille morale. Moi aussi, je suis malin.
Et puisqu’on est malins - moi plus que toi - on évite ensemble certains réflexes moralisateurs. On a le bon goût des moralistes, n’est-ce pas ? Donc on refuse l’idée qu’une œuvre doive être jugée selon les intentions morales de son auteur. On refuse la réduction de l’humour à son contenu littéral. On refuse de transformer toute offense ressentie en vérité politique. On refuse aussi de distribuer aux individus des droits moraux supplémentaires en fonction de leur appartenance à telle ou telle catégorie.
Très bien.
Mais refuser une morale automatique ne signifie pas abolir toute possibilité de jugement, tu sais ? Une œuvre peut être immorale, une parole peut être offensante, une pratique peut être politiquement située, sans que l’on doive pour autant les réduire à leur immoralité. C’est peut-être là que ton livre est le plus intéressant : lorsqu’il distingue le jugement moral de l’analyse politique, et non lorsqu’il prétend simplement remplacer les méchants moralistes par de méchants nouveaux adversaires.
Parce que, oui, l’art n’a pas à être moralement exemplaire pour être intéressant. N’allons tout de même pas jusqu’à provoquer en disant que l’immoralité le rend nécessairement plus intéressant et pertinent. L’art est politique. L’art n’est pas politique. Les deux sont vrais. On doute peut-être. Seule certitude : la morale doit pouvoir prendre ses distances avec l’art, comme l’art doit pouvoir prendre ses distances avec elle. Mais prendre ses distances n’est pas disparaître. La morale demeure une manière de juger le monde ; elle ne doit simplement pas devenir la seule manière de le regarder.
Voilà. On vient de provoquer. Cet échange entre toi et moi, François, les moralisateurs le mettront à la une de Paris Match demain. On est foutus ! On a déconsidéré la morale. Merde ! Quelle erreur !
Je te laisse présenter la nuance. C’est ton boulot. Merde à la fin !
Cependant, fais gaffe à toi, François.
Se dire féministe, d’accord. Ton féminisme, lui, devient parfois mesquinement réactionnaire. Oui, j’ose. Mais reconnaissons qu’il y a du vrai dans ta distinction entre féminisme moral et féminisme politique. Cette distinction est importante : elle permet une autocritique du militantisme qui n’épargne pas seulement le féminisme, mais peut concerner toute politique lorsqu’elle transforme ses affects en catégories d’analyse.
Merci pour ta sainte parole. Je garde la foi. Amen.
Mais ne construis pas pour autant un épouvantail avec le féminisme. Ne sélectionne pas les expressions les plus ridicules, les positions les plus radicales ou les formulations les plus facilement moquables du féminisme militant pour ensuite les présenter comme représentatives du féminisme contemporain. C’est là que ton raisonnement se fragilise : tu combats justement la tendance à réduire les individus à des catégories, puis tu risques à ton tour de réduire un mouvement politique à ses manifestations les plus caricaturales.
Et surtout, ne confonds pas la critique d’une morale avec la critique de ceux qui la portent. Qu’une certaine morale militante puisse être punitive, affective, spectaculaire ou contradictoire ne suffit pas à invalider les rapports de pouvoir qu’elle prétend parfois combattre. On peut rire du moralisme sans rire nécessairement de ce qu’il cherche maladroitement à nommer.
C’est manquer de clairvoyance. Ce n’est pas à la hauteur du génie de ton essai.
Tu n’es pas un génie.
Ton essai est génial.
C’est tout. On se retrouvera, François.
La bise aux moralisateurs.
May 8, 2026
De cette blague j'en pense rien du tout, ou alors je dirais que c'est une blague qui ne se fait pas point barre. Une blague pas drôle, irrespectueuse ou juste trop fine pour que la concernée cerne tous les implicites de la blague? Il a le droit de faire des blagues de merde, elle a le droit de se sentir offensée. Un partout, balle au centre.
Une fois qu'on a mis ça à part, cet essai c'est 400pages de qualité sur la vision Begaudeau de l'art avec un grand A. L'art qui se fait violenter sur son rôle et son but: l'art est-il politique ou non? L'art sert à quelque chose ou non? Pourquoi faire de l'art? Pourquoi s'y intéresser? Pourquoi l'art pourquoi l'art pourquoi l'art? Et ça c'est fascinant. Que ce soit la plainte de Ludivine Bantigny qui déclenche l'écriture de ces 400pages là c'est un peu nul il faut avouer
Une fois qu'on a mis ça à part, cet essai c'est 400pages de qualité sur la vision Begaudeau de l'art avec un grand A. L'art qui se fait violenter sur son rôle et son but: l'art est-il politique ou non? L'art sert à quelque chose ou non? Pourquoi faire de l'art? Pourquoi s'y intéresser? Pourquoi l'art pourquoi l'art pourquoi l'art? Et ça c'est fascinant. Que ce soit la plainte de Ludivine Bantigny qui déclenche l'écriture de ces 400pages là c'est un peu nul il faut avouer
August 30, 2026
Vendu comme un film de procès, ce livre ne retrace finalement pas l’anatomie de la chute annoncée de François begaudeau.
Si on cherchait d’abord du croustillant en ouvrant le livre, celui-ci n’occupe finalement pas une place centrale à l’intérieur. Et ce n’est pas plus mal, vues les proportions prises par les deux phrases incriminées : oui c’est pas malin mais enfin il n’y avait quand même pas de quoi en faire une affaire.
Disant cela je donne mon avis qui est - et peut-être avant tout - celui d’un homme mais tout de même, franchement, ça en devient ridicule ; et l’auteur est pour le coup assez doué pour nous pousser sur sa ligne.
Sinon, le corps central de l’ouvrage est intéressant, et même si certaines takes sont questionnables, on se dit que begaudeau à bien fait de poser la question.
(3,5/5)
Si on cherchait d’abord du croustillant en ouvrant le livre, celui-ci n’occupe finalement pas une place centrale à l’intérieur. Et ce n’est pas plus mal, vues les proportions prises par les deux phrases incriminées : oui c’est pas malin mais enfin il n’y avait quand même pas de quoi en faire une affaire.
Disant cela je donne mon avis qui est - et peut-être avant tout - celui d’un homme mais tout de même, franchement, ça en devient ridicule ; et l’auteur est pour le coup assez doué pour nous pousser sur sa ligne.
Sinon, le corps central de l’ouvrage est intéressant, et même si certaines takes sont questionnables, on se dit que begaudeau à bien fait de poser la question.
(3,5/5)
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February 16, 2025Un essai sur l'art et l'esthétique plus généralement que je juge essentiel. Bégaudeau fait du grand Bégaudeau et m'entraîne sans difficulté au cours de ses explorations. Il y'a matière à réflexion et à émotion et j'y retournerai sans aucun doute.
August 22, 2025
une daube.
incapable de s'excuser pour une blague misogyne.
mais
incapable de s'excuser pour une blague misogyne.
mais
Read
February 23, 2026Quel polisson ce François...
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