"Yasmine Ellil, jeune insulaire tunisienne, se fait violer par son professeur. Pour sauver l'honneur de la famille, ses parents l'obligent à épouser son bourreau. C'est entre deux eaux, deux rives, deux souffles et deux feux qu'elle tentera de tisser son identité et de faire fleurir sa plaie.
"À quoi serviront ces mémoires de l'oubli à part à rendre impossible l'oubli ?" (Fleurir)
Fleurir de Wafa Ghorbel m'a un peu moins emballé que Le Jasmin noir. Le livre parle du périple de deux âmes écorchées, abîmées par la vie : l'une à cause d'un viol, l'autre à la suite d'un accident. Sans entrer dans les détails, les 400 pages sont écrites dans un style qui pourrait séduire beaucoup de gens, mais qui ne correspond pas à ma sensibilité de lecteur. Une écriture musicale, uniforme tout au long du livre, pour traiter de sujets aussi dramatiques, crée une sensation désagréable et sonne creux.
Le personnage du violeur est censé être un homme éduqué, un choix intéressant de la part de l'auteure qui tente d'éviter le stéréotype du "pauvre mec devenu violeur". Cependant, le personnage manque de profondeur et de construction. Il n'est ni vicieux, ni intelligent, juste un monstre qui résonne de manière creuse à mes yeux.
Le livre est long, notamment à cause de sujets auxiliaires abordés ici et là, qui, selon moi, auraient pu être évités. Pour conclure, c'est un livre qui peut toucher certaines sensibilités et soulève plusieurs sujets importants, mais en tant qu'expérience de lecture, ça a été une déception pour moi.
Un livre enivrant, envoûtant, où se mêlent musique, danse, maux et mots, déchirures et rébellion, destruction et reconstruction, art, et littérature, rêve et action. Une ode à l'amour, dans toutes ses formes, une ode à la vie, à la liberté, à l'ivresse des sens, à l'essence.
« Fleurir » de Wafa Ghorbel est un passionnant roman à lire et à relire : sa structure narrative est musicale, symphonique fondée un jeu d’échos et de reflets entre plusieurs récits enchâssés : récit de Yasmine Ellil, récit de Adam Ellil, récit Yassine Ellil. « Fleurir » est également une œuvre saisissante par son contenu diégétique fondée sur le drame d’une jeune adolescente, Yasmine Ellil, violée par son professeur et condamnée à vivre avec son violeur par un mariage arrangé et imposé par la Grande Famille. Quelle sera la vie de cette héroïne avec son violeur ? Quel sera son avenir ? Comment doit—on juger cet univers de valeurs qui est dominé par la Famille et par l’ordre établi traditionnel et qui juge la violée responsable d’avoir séduit le violeur et donc responsable du viol ? Quelle intense émotion à parcourir « Fleurir », à explorer des scènes saisissantes, des aventures captivantes et des héros fascinants ! Dès la première page, j’étais embarqué dans les aventures et l’univers de Yassine Ellil. Me voilà sur « des planchers » conçus, créés par Wafa Ghorbel, « voltigeant de ville en ville », de pays en pays, « de scène en scène, de terre en ciel, chancelant, remuant, tournoyant, ivre de musique, de danse et de passion. » (« Fleurir », p. 409). La lecture n’est pas seulement, dans « Fleurir » de Wafa Ghorbel, un acte de déchiffrement et d’interprétation qui « s’ajoute au texte » ( P. Ricœur, « Temps et récit », tome III, « Le temps raconté », 1985, Seuil, p. 239) , elle est inscrite dans l’œuvre littéraire et semble même être l’un de ses enjeux. Lire fait fleurir chez les récepteurs le désir et le plaisir d’être embarqué dans ce merveilleux roman e de fournir un effort de réflexion.
Quand art et vie se mêlent, quand danse et écriture s'épousent, quand musique et paroles se confondent, un hymne à la résilience, une invitation à la vie sont adressés à chaque lecteur. Une lecture nécessaire.
Comme une œuvre de kintsugi, Wafa Ghorbel a su sublimer les maux par les mots en exhibant les blessures toujours ouvertes de toute une génération traumatisée.Elle a su par son récit haut en émotions nous dénuder en nous caressant. Entre la cruauté du viol et l’ivresse de l’art, nous découvrons une identité profondément fissurée et nous nous perdons et nous nous retrouvons. Nous pardonnons ? Peut être un jour, comme à la fin du roman où la flamme jaillit de la femme. Elle ! Dans son discours, dans ses notes va au bout! Yasmine , faite de révolution, de passion, passe, nage entre deux eaux et survit mais quel est le sort de notre révolution?
Wafa porte fièrement son nom et reste fidèle à son style identifiable qui se démarque par une mélodie suave. Elle dévoile tout en profondeur, elle nous raconte l’intérieur comme l’extérieur.Met en valeur les cicatrices des personnages, nous emmène dans des lieux authentiques, nous fait écouter de la musique dans une langue poétique, tranchante et douce. On s’habitue au jeu de mots et on découvre la magie du bégaiement. Gaiment, l’imagination n’as pas de fond⚓️😇. Pourtant tout est tellement bien ficelé qu’on pense que c’est une histoire vraie. Fleurir est un voyage entre deux eaux, entre deux recits , Une épopée sublime, et un hymne à la vie. Une vraie vie vibrante et verdoyante 🌸🌱🩷
Un roman où musique et poésie s'entrelacent pour nous conter une mosaïque d’histoires émouvantes. Les personnages se battent pour leur liberté et leurs univers parallèles finissent par se croiser pour une intrigue poignante. Les épreuves qui sont décrites sont prenantes et relèvent d'un grand travail de recherche pour assurer la pertinence des détails médicaux et juridiqus. Écrit par une universitaire et musicienne, le champs lexical est parfaitement choisi et les mots nous ramènent en échos aux notes orientales comme au flamenco. La musique en tant que moyen d'expression est ce qui rend l’histoire encore plus émouvante. Par du féminisme bien dosé, l'auteure a su mettre de la poésie dans la violence, le viol, la quête de l'identité.. Un bel hommage aux victimes de l'injustice sociale, des qu'on dira-t-on et du patriarcat qui régit encore et toujours nos sociétés.
J'ai été enchanté par la prose musicale de Wafa Ghorbel. L'écrivaine convie ses lecteurs à découvrir les pouvoirs thérapeutiques de la musique. L'héroïne du roman, Yasmine Ellil, parvient au prix d'une traversée particulièrement périlleuse à quitter la Tunisie pour l'Italie découvrant que la Méditerranée est à la fois une source d'émerveillement personnel et un immense cimetière pour des milliers de migrants clandestins. Wafa Ghorbel adopte la point de vue de deux personnages pour relater le drame intime de Yasmine. Elle suggère à quel point il est difficile de traduire par les mots la tragédie du personnage féminin mais aussi de son pendant masculin dans le roman, Adam Ellil. Seules la musique et la danse permettent aux deux personnages de transcender la douleur et d'entrevoir la possibilité d'une renaissance épanouissante...
L'auteure nous offre un récit touchant écrit avec délicatesse malgré les sujets abordés. Ce que j'ai beaucoup aimé pour quelqu'un comme moi qui adore la mer, la lecture, la musique et l'art d'une façon générale est de trouver tous ces éléments dans ce roman. Je me suis retrouvée à plusieurs reprises dans les descriptions de Yassmine parlant de la mer.
J'ai été ébormément touchée par l'histoire d'Adam et Yassine et les répercussions de ce fameux accident qui a chamboulé leur vie.
Le style d'écriture dans plusieurs passages a ajouté une certaine beauté au récit nous offrant ainsi une belle fresque artistique.
Fleurir est un œuvre extraordinaire. Il se distingue par sa profondeur et sa pertinence. À travers une personnage qui incarne à la fois la force et la vulnérabilité, l'auteur nous plonge dans un voyage où la quête de liberté personnelle se mêle à la lutte pour l'indépendance collective.
L'écriture,est à la fois poétique et musicale. C'est un roman qui invite à réfléchir . Écrire pour renaître est sublime.
je trouve que cette œuvre est un hommage vibrant à toutes les Femmes .
Fleurir est une intrigue émouvante ,un voyage enchanté et enchanteur dans la mémoire rythmé par la musique et la danse. Je recommande vivement ce livre qui m'a ému jusqu'au larmes.