Dorothée erre sous la canicule. Elle a onze ans, une imagination sans borne et d’immenses questions aussi.
Fascinée par les gens qui peuplent son décor, elle demeure le plus souvent en retrait, emportée par ses pensées qui oscillent entre un éblouissement devant la magie inouïe qui anime le monde et un douloureux sentiment d’inaptitude avec celui-ci.
Aspirante sorcière de ruelle, démiurge des bois, elle observe le chat noir de malheur du quartier, porte secours aux insectes et reconnaît sa propre voix en celle silencieuse des nonnes cloîtrées au monastère du Carmel. Laissant par moments son identité se dissoudre parmi ses angoisses, Dorothée cherche l’épiphanie qui lui révélerait son rôle dans l’univers.
Petit roman vertigineux, Dorothée et les couleuvres est marqué de fulgurances poétiques et signale l’apparition d’une voix littéraire lumineuse, d’une sensibilité singulière.
DnF. C'est rare dans mon cas , mais j'ai été incapable d'embarquer dedans , même passé la moitié du livre. Il ne se passe pas grand chose dans l'histoire et les phrases sont beaucoup trop longues , on s'y perd.
The last 30-40 pages are where the action takes place, the pages before are simply daily life. I liked the surreal parts a lot too.
What really made this book difficult to get through were the everlasting sentences. There were so many commas, sentences that went on for half a page or more—I think putting a period here or there would’ve helped a lot in terms of being able to get into the flow of the story instead of having to reread a sentence to find the flow and move on.
Avec la quatrième de couverture, cette lecture me semblait destinée, en ce fut tout le contraire. Cette histoire ne fait ni queue ni tête et m'a emmerdée profondément. Les phrases sont éternelles et comportent excessivement trop de virgules x infinies. Le sujet semble égaré et le manque d'enthousiasme que le texte provoque a déteint sur mon âme, i want to die.
Contemplatif mais ô comment vivant, ce livre est à prendre le coeur grand ouvert. Longues phrases, questionnements existentiels, on oublie que la narratrice n’a que 11 ans. J’ai beaucoup apprécié le retour constant à la nature, à sa force et sa vérité. C’est une écriture qui invite à prendre son temps, célébrer les moments qu’on ne peut partager avec personne d’autre que soi.
« Mais en toute honnêteté, s’il fallait choisir entre chasseurs et chassés, moi j’étais définitivement du deuxième groupe, parce que les serpents attendaient les petites lâches comme moi, celles qui avaient peur du noir et qui s’appropriaient le nom de sorcière pour mieux fléchir devant la noblesse des églises. » (Forest, Hélène. Dorothée et les couleuvres, p.35)
Yen aura pas de grande révélation. L'histoire nous oubliera. Ce livre ne deviendra sûrement pas un classique, mais je vais toujours être là à observer silencieusement le lac aux couleuvres.
Ce livre est une découverte, une pépite où le livre devient un vaste terrain de jeu.
je ne supportais pas d'être moins femme que ma voisine, d'être la toute dernière dans cette course où on gaspillait notre enfance parmi les g-strings volés à l'Aubainerie sur Mont-Royal et dont on faisait dépasser les cordes de nos 21 jeans quand les parents regardaient ailleurs. Oui, chaque nuit je priais Dieu dans le noir de ma chambre, et plutôt que de compter les ombres, je restais à genoux devant mon lit, désespérée de ne pas être assez grande pour revendiquer mon propre royaume, parce que la grandeur venait avec les règles, non ?
Dorothée, 11 ans, pense beaucoup et vite. Pas besoin d'être psy pour deviner que c'est probablement parce qu'on ne la laisse jamais placer un seul mot. On suit la fillette dans ses pensées, ses souvenirs avec sa soeur et la voisine et à travers ses déambulations à l'extérieur
J'ai aimé ce roman pour le lien avec la nature. Pour l'imagination débordante de la jeune protagoniste mais aussi beaucoup parce que plusieurs éléments de l'enfance de Dorothée m'ont rappelé la mienne (sauf pour les sonne-décrisse🤪). Le livre est dans la même veine que Tout me revient maintenant de Jean-Michel Fortier mais avec l'enfance au lieu de la période adolescente. Au bout du compte, je reste un brin ambivalente sur mon appréciation car je ne suis pas certaine si j'ai bien compris la fin et il y a eu un ou deux moments où ce n'était pas clair pour moi si les pensées du personnage étaient ancrées dans la réalité ou non.
C'est une douce lecture qui se trame plus dans le philosophique que l'action. À saveur autobiographique, on tombe dans ses souvenirs d'enfance qui deviennent soudainement plus troubles et truffés de symboles surréalistes durant un épisode de fièvre. J'ai particulièrement aimé ces passages qui font perdre le fil mais qui sont tellement poétiques et imagés.
J'ai été transportée dans la tête d'une petite fille vivement intelligente qui se posait des questions et faisait des constats impressionnants pour son âge. Cette maturité ne l'empêche pas de préserver en elle cette magie propre à l'enfance et qui est décrite de manière délectable.
Plusieurs ne semblent pas apprécier la forme de ce livre, et je peux comprendre que ça déroute, mais personnellement j'ai apprécié cette saturation verbale qui me semble intentionnellement créée par l'autrice, histoire qu'on s'y perde un peu.
Très heureux d’avoir découvert la plume d’Hélène Forest. Un vrai turn pager pour moi, le flow des mots et l’ambiance sont merveilleux. Je sais que je vais retourner vers ce livre sous un arbre cet été. ☺️💜
Le quotidien morne d’une adolescente qui se cherche et finalement se trouve. Très peu d’actions mais une plume philosophique à souhait. Les phrases sont interminables ce qui a rendu la lecture ardue.
Une écriture poétique mais pas de sujet pour écrire dessus. On revient sur des bribes de l'enfance sans qu'il n'y ait de lien entre eux. Et j'étais vraiment tannée du sonne-decrisse chez les sœurs.
preuve de cette stupide amnésie chronique: l’oubli systématique de près de la moitié de nos vies passées à dormir, au mieux à trop vivre, à s’enfoncer violemment dans le présent qu’on le traverse de bord en bord jusqu’à ce que l’instant s’effrite, et disparaisse complètement de notre mémoire (p. 65). En capturant en lui chaque coucher de soleil, mon père honorait la minute sacrée où il était touché et traversé par lui, honorait son passage et honorait sa fin (p. 87). Très poétique au point de chercher le sens . Roman sensible sur l’enfance chargé de possibles et de terrible. A déguster dans la contemplation . (6/10)
Plume charmante, écrit dans un vocabulaire familier qui me rend nostalgique pour les années 90, histoire qui tourne autour de Doréthée, son imagination et sa famille.
Ciblé pour une personne qui recherche un univers fantaisisite de la réalité.