Après un début de carrière dans l'ingénierie, Nathalie Somers s'est reconvertie dans l'enseignement. Professeur des écoles à mi-temps, elle profite de son temps libre pour écrire des contes et histoires pour la jeunesse.
Théodoria, fille de Spria est un roman d’aventure teinté d’épique, dans lequel on suit une jeune fille en quête d’identité et de réponses. Il s’agit d’un one-shot qui se déroule dans l’univers de la saga Roslend, que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. Cela ne m’a absolument pas gênée : il n’est pas nécessaire de connaître la saga pour comprendre tous les tenants et aboutissants de cette histoire.
C’est le premier roman de Nathalie Somers que je découvre, et je dois dire que j’ai été totalement conquise par la beauté de sa plume. Elle a une manière très fluide, accessible et rythmée de raconter les histoires. Les pages défilent toutes seules sous nos yeux.
Concernant le rythme de l’intrigue, j’ai ressenti quelques petites inégalités : certains passages sont bien dosés, d’autres un peu plus lents, ce qui crée un léger déséquilibre. Cela dit, ces moments plus calmes sont loin d’être inintéressants : ils permettent à Théodoria d’approfondir son apprentissage et d’avancer dans sa quête de vérité. Et surtout, ils ne s’éternisent jamais, ce qui permet de relancer rapidement l’intrigue. La conclusion, quant à elle, m’a semblé très pertinente, apportant une belle réflexion sur notre monde actuel, en filigrane.
Théodoria est un personnage que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre. Son évolution est remarquable : elle passe d’une jeune fille naïve et pleine d’illusions à une adolescente plus affirmée, déterminée et mature. C’est une transformation progressive et crédible. J’avoue que sa naïveté de départ m’a parfois un peu frustrée, ce qui m’a empêchée de m’attacher à elle immédiatement. Mais au fil des pages, elle gagne en profondeur et finit par un peu me toucher. Autour d’elle gravitent de nombreux personnages secondaires, chacun jouant un rôle dans son développement personnel. J’ai aussi beaucoup aimé la présence d’un petit bestiaire composé de créatures imaginaires très originales, bien pensées et intégrées à l’univers.
En résumé, c’est une lecture que j’ai trouvée très agréable et prenante. Quelques rebondissements m’ont vraiment surprise – je ne les avais pas vus venir – ce qui est toujours un bon point, surtout pour un roman jeunesse. Je le recommande à celles et ceux qui cherchent un récit divertissant et intelligent, porté par une héroïne attachante.
< Les joies éphémères de son enfance se brisaient que les récifs des souffrances qui leur avaient succédé >
Que faites-vous lorsque vous êtes face à une injustice ? Est-ce que vous levez le poing ? Ou est-ce que vous baissez la tête ?
J'ai découvert l'autrice l'an passé avec L'héritage de Judith Blackwood que j'avais a-do-ré. J'étais impatiente de retrouver sa plume magique qui nous plonge dans l'ambiance en quelques mots... Et je ne suis absolument pas déçue du voyage.
Theodoria c'est l'histoire d'une jeune femme qui s'ennuie, qui se découvre une identité qui peut changer sa vie... Mais dont les projets sont stoppés nets par son statut même de femme. Lorsque tout s'effondre autour d'elle sans lui laisser de possibilités de fuite elle va devoir faire un choix qui déterminera tout : jusqu'où est-elle prête à aller pour vivre ?
Un récit coup de poing qui reprenne des éléments malheureusement bien trop actuels : la discrimination de masse selon la classe sociale, selon le sexe, selon ce que l'on peut apporter comme valeur ajoutée immédiate et spontanée.
Theodoria va transiter doucement entre la douceur et la naïveté enfantine, jusqu'au soulèvement contre la tyrannie. Elle va changer drastiquement, dramatiquement aussi, s'engager personnellement dans un combat plus grand. Et c'est beau, c'est puissant de voir un être jusque là aveugle au plus grand nombre ouvrir les yeux sur son monde.
J'ai adoré ce roman et ce qu'il apporte comme message entre les lignes, j'ai adoré l'intensité apportée à chaque personnage. Et s'il m'a manqué quelque chose pour le coup de cœur je n'en suis tout de même pas très loin. N'oublions pas de souligner le travail éditorial splendide autour du roman.
Attention aux TW qui ne sont pas là pour faire jolie. L'écriture de Nathalie Somers est incisive, terriblement juste et certains sujets difficiles évoqués n'en sont que plus sombres.
Avez-vous lu ce roman ? Vous fait-il de l'oeil ?
< La lueur de convoitise qui brûle dans ton regard pourrait allumer un incendie dans le désert >
Je ne m’attendais pas à grand-chose pour de la fantasy jeunesse, mais j’ai vraiment adoré ce livre. La plume est très jolie, l’univers est bien construit et l’intrigue est forte. Le livre nous tient en haleine tout du long et les rebondissements ne manquent pas.
Petit bémol pour la fin, que j’ai trouvée partir un peu dans tous les sens, bien que le combat final fût épique et magnifiquement bien conté.
L’évolution de Théodoria est admirable, mais j’ai tout de même eu un coup de cœur pour le personnage de Karel, que j’aurai beaucoup de mal à laisser derrière moi.
Dernier point : le côté course de chars était exceptionnel et super bien décrit. J’ai adoré cet aspect du livre et les créatures imaginées.
Tout va beaaaaucoup trop vite, j’ai l’impression d’avoir lu le résumé d’une saga entière. C’est dommage : gros potentiel, mais bâclé à mon goût.
(Gros point d’interrogation sur la toute fin de l’épilogue ?? Ok Spria/Paris et Roslend/Londres. Mais faut-il avoir lu la trilogie Roslend pour comprendre le lien ?)
J’ai apprécié cette lecture. La fin était sympa avec beaucoup d’action. Le début était un peu ennuyant à mon goût. L’amour entre Théodoria et de Karel apparaît à la toute fin j’aurais préféré qu’elle arrive avant.
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