Une jeune héroïne mène l'enquête et s'émancipe dans un Paris bouleversé par Haussmanna
1866. Dans un Paris bouleversé par la modernisation et les grands travaux d'Haussmann, un charbonnier est retrouvé mort, brutalement assassiné. Rapidement, un coupable est désigné... Mais l'enquête piétine et le commissariat se transforme en véritable nid de vipères. Prospérine, fille d'un policier désavoué par ses collègues, est passionnée d'anatomie et rêve de faire des études de médecine. Mais comment faire, dans une société qui interdit aux femmes d'étudier ? Elle ne peut compter sur sa tante, qui veut l'envoyer au pensionnat, comme toute jeune fille de bonne famille... Hors de question pour Prospérine ! Délaissant corset et crinoline, elle s'élance sur les toits de Paris et prend son destin en main. Car être figurante de sa propre histoire est inenvisageable. Dans la grande scène du nouveau Paris, Prospérine compte bien tenir le premier rôle !
L'énigme du rubis Jennifer Dalrymple Scrineo Apparaître le 12 septembre 2024 "L'énigme du rubis" est un roman qui plonge le lecteur dans le Paris du XIXe siècle, en plein bouleversement sous l'influence des travaux d'Haussmann. L'intrigue suit Prospérine, une jeune héroïne intrépide qui défie les normes de son époque pour résoudre un meurtre mystérieux, tout en luttant contre les restrictions imposées aux femmes. Le roman excelle dans sa reconstitution historique, nous offrant un aperçu fascinant des conditions de vie à Paris, des inégalités sociales, et de la place restreinte des femmes dans cette société patriarcale. Jennifer Dalrymple aborde avec finesse le thème du féminisme à travers le personnage de Prospérine, qui incarne une figure de résistance face aux attentes de la société. Cependant, malgré ces points forts, le récit souffre d'une longueur excessive et de descriptions parfois trop détaillées, ce qui peut ralentir le rythme de l'intrigue. De plus, les personnages, bien que bien construits, manquent parfois de ce petit quelque chose qui les rendrait véritablement attachants. On peut regretter une certaine distance émotionnelle qui empêche de s'immerger pleinement dans leur quête. En somme, "L'énigme du rubis" est un roman historique intéressant, particulièrement pour ceux qui s'intéressent aux thèmes de l'enquête, des inégalités sociales et du féminisme. Néanmoins, il pourrait décevoir les lecteurs en quête d'un récit plus dynamique et de personnages plus captivants. Note : 3/5
L’énigme du rubis est définitivement un « livre paysage » en ce sens où l’histoire est importante et remplie de rebondissements, oui, mais elle ne pourrait se dérouler autre part tellement le récit est imbriqué dans la révolution industrielle du Paris Hausmannien. Ainsi, le meurtre se produit près des chantiers et nombre de travailleurs sont impliqués dans l’intrigue (sans compter les « petites mains » qui se tiennent sur les toits). L’autrice passe par ailleurs beaucoup de temps à décrire les lieux en s’attardant aux différences entre les classes sociales, le tout d’un point de vue critique qui se traduit par quelques petites phrases assassines telles que celle-ci : « le nouveau monde accouche dans la violence ».
Le problème quand on fait de l’historique et qu’on place nos personnages dans des époques où les mœurs étaient beaucoup plus conservatrices, c’est qu’il est difficile de rendre crédible le changement d’opinion de certain·es au fil de l’histoire. Ici, par exemple, si j’ai au départ trouvé le père surprenamment ouvert, j’ai surtout eu du mal avec l’évolution de la tante, d’abord très stricte et dédaigneuse « des petites gens », puis très volontaire pour les aider en dévoilant une nature féministe. Oui, un tel changement se peut (et est souhaitable), mais ici c’est rapide et mal expliqué ce qui entache la crédibilité de la finale. N’empêche, je dois dire que j’ai eu beaucoup de plaisir au fil de ma lecture, ayant l’impression d’être vraiment « immergée » dans le décor, et je recommande !
Le livre était captivant, nous plongeant dans une enquête de crime intrigante à Paris en 1866. On est transporté dès les premières pages dans cette époque fascinante ! Prosperine, le personnage principal, est une jeune fille qui se démarque par son courage, son ambition et sa ténacité. Elle est déterminée à prouver que les femmes peuvent accomplir autant que les hommes, voire plus. Quelle badassssss !!!! J'ai vraiment apprécié son esprit combatif et son discours féministe. L'intrigue est bien ficelée, avec des rebondissements inattendus. Chaque chapitre dévoile de nouveaux éléments de l'enquête, nous poussant à tourner les pages. J'ai aussi aimé la façon dont les personnages secondaires sont bien développés, chacun enrichissant le récit. Une super bonne lecture, sans prise de tête j'adore
Jennifer Dalrymple nous offre un roman original et étonnant. Sous cette couverture magnifique et ce titre intriguant, j'ai été attirée par le lieu de l'histoire tout d'abord. On a l'habitude d'un Paris où on s'émerveille à chaque coin de rue, mais ici, pas du tout! Paris est en plein changement, en pleine construction. Les rues font place aux immeubles haussmanniens et c'est une population entière qui se retrouve aux abords de la ville, laissés à l'abandon. J'ai bien aimé ce retour en arrière et l'agilité de l'auteur qui, par ses descriptions et la voix de ses personnages, nous permet d'entrevoir des mondes et des classes sociales bien différentes.
Les personnages sont plutôt bien faits, avec leur caractère, et leurs défauts. Prospérine est une jeune fille qui se révèle au long de l'ouvrage pour prendre son destin entre ses mains. Les autres personnages ne sont pas en reste, qu'ils soient gentils ou méchants, ils ne laissent pas le lecteur indifférent.
Une très belle lecture pour partir à l'aventure et redresser les torts, à partir de 9 ans.
Ma dernière lecture est sortie en librairie il y a tout juste une semaine et je ne peux que la recommander. On retrouve en effet une légèreté typique du roman jeunesse alliée avec le sérieux et l’inquiétude de l’intrigue. Je me suis totalement laissé porter par la résolution de l’énigme, bien construite et assez surprenante.
L’héroïne est aussi attachante qu’elle est imprudente. J’ai apprécié sa détermination et son caractère, rebelle et féministe. Elle m’a fait penser à une Enola Holmes au Second Empire.
L’ambiance est parfaite pour l’automne, alors foncez si vous en avez l’occasion !