Trina Robbins is an American comics artist and writer. She was an early and influential participant in the underground comix movement, and one of the few female artists in underground comix when she started. Her first comics were printed in the East Village Other. She later joined the staff of a feminist underground newspaper It Ain't Me, Babe, with whom she produced the first all-woman comic book titled It Ain't Me Babe. She became increasingly involved in creating outlets for and promoting female comics artists, through projects such as the comics anthology Wimmen's Comix. She was also the penciller on Wonder Woman for a time in the '80s.
Trina has worked on an adaptation of Sax Rohmer's Dope for Eclipse Comics and GoGirl with artist Anne Timmons for Image Comics.
Trina designed Vampirella's costume for Forrest Ackerman and Jim Warren.
In addition to her comics work, Robbins is an author of non-fiction books, including several with an emphasis on the history of women in cartooning.
She is the first of the three "Ladies of the Canyon" in Joni Mitchell's classic song from the album of the same name.
Trina Robbins won a Special Achievement Award from the San Diego Comic Con in 1989 for her work on Strip AIDS U.S.A., a benefit book that she co-edited with Bill Sienkiewicz and Robert Triptow.
Un magnifique graphique qui met à l’honneur six artistes féminines des années folles. La première guerre mondiale va bouleverser bien des choses, les femmes vont y jouer un rôle actif, celle-ci finie, elles vont alors revendiquer leur indépendance. Elles rejettent le corset, la jupe longue, se coupent les cheveux, portent des jupes au-dessus du genou et des pantalons, n’hésitent pas à boire et fumer. C’est l’époque du Charleston, du jazz, de la prohibition. C’est l’ère des « flapper », plus communément appelé les garçonnes, mouvement qui s’éteindra doucement avec la grande crise des années ’30. Robbins se penche ici sur six illustratrices oubliées (et pourtant célèbres en leur temps) et met en avant leur parcours et travail en offrant une courte présentation de chaque artiste ainsi que de nombreuses planches de dessins et de strip ( cases paraissant dans les journaux ), un régal pour les yeux. Ma préférée reste Brinkley qu’on pourrait qualifiée de chef de file. Son dessin est juste magnifique, les traits, les couleurs etc… Tout ce que j’aime. Dans la même lignée, j’ai beaucoup aimé aussi Hays et Huget. Pour ce qui est du « texte », je leur ai, cependant, préféré Stevens et son humour caustique. Ce graphique est un témoignage sur toute une époque. La mode ( 90% du contenu), la vie sociale et même parfois politique vu par le prisme féminin. A noter, que le livre en lui-même est un vrai petit bijou. Un relié splendide, avec une mise en page soignée qui met en valeur son contenu. Un travail d’orfèvre qui justifie son prix.
Garçonnes est un ouvrage graphique pas comme les autres. Ici, pas d’histoire continue ni de narration linéaire : c’est un véritable voyage dans le temps, un condensé de bandes-dessinées vintages signées par des autrices pionnières qui ont marqué leur époque et bouleversé les codes.
J’ai adoré feuilleter chaque planche, me laisser porter par le charme rétro de ces illustrations et découvrir l’évolution des styles graphiques autant que des courants de pensée. Ce livre est à la fois visuellement savoureux et intellectuellement stimulant.
Chaque autrice est mise à l’honneur avec un texte de présentation qui replace son œuvre dans le contexte social et artistique de son époque. Cela apporte une dimension historique et féministe passionnante. Ces femmes ont osé, revendiqué, fait rire, questionné, et cela se ressent dans chaque trait, chaque bulle, chaque message.
L’univers de Garçonnes, c’est celui des années 20, de la libération féminine, de la garçonne emblématique qui bouscule les normes. Et si vous êtes, comme moi, amatrice de graphisme vintage, vous serez comblée ! Chaque planche est un petit trésor visuel, porteur de messages forts et de beaucoup de modernité pour l’époque.
Un beau livre, riche, inspirant, militant, qui donne envie de creuser encore plus l’histoire de ces femmes et de leur art. Une lecture aussi esthétique qu’instructive, que je recommande chaudement.