Ça craint, sur le galion du capitaine espagnol Santoro. Car ce dernier, dont les réserves sont épuisées, tire un mousse au sort... pour le manger ! Le jeune José, inscrit au menu de l'équipage, va heureusement repérer une terre inconnue et s'y échapper. Il y découvre un étrange animal – jaune à taches noires et avec une longue queue... – que Santoro blesse et avec lequel José manque de mourir. Recueilli par les Indiens Chahutas, le mousse découvre qu'il est lié au Marsupilami, l'« esprit de la forêt ». Tous deux vont donc ressentir les souffrances et les émotions l'un de l'autre... Le début d'une relation privilégiée qui sera vite compliquée par la soif d'or du capitaine Santoro, décidé à mettre la main sur le supposé Eldorado des Chahutas...
Une histoire du Marsu mordante comme un piranha – imaginée par Lewis Trondheim – et splendidement mise en image en couleur directe par Alexis Nesme !
The phenomenal Lewis Trondheim is never where you next expect him. As an artist and writer, Trondheim has earned an international following as one of the most inventive, versatile, and prolific graphic authors. From autobiography to adventure, from bestselling fantasy and children's books to visual essays, Trondheim's unique, seminal imagination consistently dazzles. His work has won numerous awards, including the Angoulême prize for best series with McConey and he also co-created the titanic fantasy epic Dungeon with Joann Sfar.
He is one of the founding members of the alternative publishing house L'Association, a proving ground for many of the greatest talents in European comics working today. He is also the editorial director of a new imprint called Shampooing, dedicated to comics for all ages.
Lewis lives in the South of France with his wife, Brigitte Findakly, and two children.
Je ne sais pas trop comment noter ce titre car les dessins et couleurs sont superbes mais on voit trop peu le marsu et l’histoire est un peu bateau genre rien de fou
De magnifiques planches hautes en couleurs. On retrouve un classique du conquistador qui rencontre les locaux et veulent s’approprier leur or, avec un ingrédient supplémentaire : le marsupilami. Néanmoins, il apparaît peu et n’a pas un rôle central. L’histoire n’est pas très développée mais présente un caractère familial et grand public : on bon moment de lecture.
Disclaimer: I received a copy of this book through NetGalley, in exchange for an honest review.
Ayant grandi avec les aventures du Marsupilami, j'ai toujours un petit pincement nostalgique pour ces "interprétations" one-shot par de nouveaux auteurs. Ici, c'est Trondheim et Nesme qui s'essayent à l'exercice, pour un résultat qui m'a un peu laissée sur ma faim.
Si les dessins (et la mise en couleurs) sont absolument fabuleux, je reste un peu plus partagée sur l'histoire. Ça se lit facilement et c'est un récit d'aventures sympathique, mais c'est un peu léger sur la présence du supposé protagoniste, le Marsu. Même s'il fait de fréquentes apparitions, il n'a ici qu'un rôle quasi-secondaire et l'on suit principalement l'aventure d'un groupe de conquistadors espagnols motivés par l'appât de l'or.
Si j'ai apprécié la lecture, ce récit ne restera probablement pas longtemps dans ma mémoire. A lire à l'occasion, mais il est loin de se classer au rang des indispensables dans vos étagères.
Après "La Bête", une autre belle découverte qui joue avec l'icône Marsupilami. On ne se lasse pas de voir l'animal de Franquin dans des aventures originales sur le plan de la narration et l'illustration
Un des héros de mon enfance : le Marsupilami qui revient sous les crayons de deux auteurs dont j’ai adoré le travail lorsqu’ils se sont attaqués à l’univers de Disney, je ne pouvais que craquer ! Et le temps de cette aventure, j’en ai effectivement pris plein les yeux.
Le duo Alexis Nesme et Lewis Trondheim est en effet synonyme de superbes dessins et d’aventures truculentes pour moi. Ce sont déjà eux qui étaient derrière Horrifikland, une terrifiante aventure de Mickey Mouse qui m’avait fait hurler de rire. Je savais donc que leur proposition allait forcément m’amuser. De plus, je me suis découvert une passion pour les couleurs d’Alexis, depuis ma découverte de son adaptation des Enfants du Capitaine Grant, alors je ne pouvais pas être déçue non plus de ce côté-là.
Sans surprise, mes yeux ont donc été ravis de cette incursion dans l’univers de notre marsupial national. Les riches verts d’Alexis Nesme ont fait merveille, tout comme le sens du rythme et du gag de Lewis Trondheim, dont les personnages ont une rondeur très décalée avec leur grosse tête sur leur petit corps, rappelant les caricatures des Tontons flingueurs, ça m’a beaucoup amusée. Les auteurs, ont en plus joué avec plaisir avec cet univers, en reprenant les marqueurs forts et ajoutant un peu de modernité, notamment avec les jeux de mots à la Astérix sur certains personnages croisés : le chef Telplubo ou le shaman Fumdetro, j’ai adoré.
Cependant malgré ce réel plaisir à plonger dans cette jungle dangereuse et verdoyante, je n’ai pu m’empêcher de remarquer que l’histoire était très très classique et avec fort peu de relief. Nous nous retrouvons avec des Conquistadors venant perturber l’écosystème de la jungle, ainsi que les peuples qui y vivent, par appât du gain. Utilisant leurs armes à feu pour faire pression, ils usent de violence. Bien sûr, l’un d’eux, un jeune de préférence, leur tient tête parce que lui a compris que c’est dans la communication avec autrui qu’il y avait le plus à gagner. Il se lie ainsi d’amitié avec notre marsupilami, El Diablo de la jungle. C’est très simple tout ça et cela manque un peu de folie.
Certes, cela se lit tout seul. Certes, il y a des moments rigolos comme lorsque notre héros jaune et noir aide son jeune ami José, en faisant disparaître les méchants conquistadors qui l’embêtent, mais je m’attendais à ce que les auteurs revisitent un peu plus l’oeuvre, comme ils l’avaient fait avec Mickey. Ici, ils se coulent un peu trop dans le moule, et si c’est graphiquement très beau, c’est un peu trop plat scénaristiquement pour moi.
Bel hommage à un personnage culte de la BD franco-belge par deux auteurs actuels à la palette de haut niveau, cette aventure est malheureusement plus belle qu’originale et elle manque de peps et de folie à mon goût. J’ai pris une claque visuellement avec les superbes planches de cette jungle sauvage et la revisite du Marsupilami. Je suis restée sur ma faim du côté de l’histoire qui était trop classique, trop calquée sur ce qu’on connaît déjà.
Le Marsu. Icone de la BD belge issu de l’incroyable imagination du regretté Franquin. J’ai toujours adoré cette bébête gourmande, facétieuse et colérique. Mais il est vrai qu’on ne connaît pas toute son histoire. Le scénariste TRONDHEIM et le dessinateur NESME ont décidé de nous en raconter plus sur la généalogie de notre Houba Houba préféré en remontant le temps jusqu’à l’époque des Conquistadors.
Partis à la recherche des Indes, le lourdeau Capitaine Santoro et son équipage de bras cassés vont se retrouver sur une côte sur-américaine pile poil au moment où il n’avait plus rien à manger sur le gallion.
Le jeune mousse José échappera d’ailleurs à finir dans la casserole mais sera par contre bien mis à mal lorsque ce dernier deviendra ami avec la tribu locale. L’assoiffé d’or de capitaine va alors utiliser le jeune garçon pour mettre la main sur les trésors dorés de cette tribu mais cela est sans compter sur l’intervention de l’Esprit de la Forêt (notre mangeur de piranha adoré de Marsu) pour contrecarrer ses plans.
Cette plongée chez l’aïeul du marsupilami que l’on connaît est une excellente idée. Adorant la mythologie Inca, j’ai apprécié cette immersion dans la jungle sur-américaine et ses anciennes traditions. Le scénariste a joué au mieux la carte de la recherche de l’Eldorado et des mythes chamaniques et cela renforce l’impact de la trame.
Les personnages sont très drôles parfois (surtout les Espagnols) et on peut facilement s’attacher aux protagonistes principaux que sont José le mousse et Amanita la chasseuse jolie et au caractère bien trempé des Chahutas. Le point fort pour moi reste les graphismes. Les décors et enluminures sont exceptionnels. On se croit totalement dans la jungle en visualisant les cases. Les couleurs sont incroyables et que dire de la beauté des traits (presque cartoonesques). Chapeau bas pour ce magnifique Marsu, juste superbe esthétiquement.
J’ai beaucoup apprécié cette aventure car elle est finalement pour tout public. Elle montre aussi la violence et la cupidité absolues de l’époque où un être humain ne valait pas grand chose déjà face à la couleur de l’argent et du pouvoir. Une Bd drôle, ludique et remarquablement illustrée. Un bel achat à mettre sous le sapin ou pour un anniversaire. Houba !
Embora não seja uma obra arrebatadora, uma vez que apresenta uma narrativa relativamente simples e sem grandes oscilações emocionais, continua a ser uma história muito agradável de acompanhar. Diria até que parece mais orientada para um público jovem, embora consiga, sem dúvida, cativar também leitores adultos.
As ilustrações são absolutamente fabulosas, evocando a grandiosidade e o sentido de fantasia associados à Disney. Há páginas que são autênticos quadros, dignos de serem pendurados numa parede. E estas imagens de grande impacto surgem repetidamente ao longo da obra, sendo, sem margem para dúvida, o seu maior destaque.
A isto juntam-se vários momentos divertidos, que me arrancaram algumas gargalhadas.
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EN I enjoyed this read quite a lot.
Although it is not an overwhelming work, as it presents a relatively simple narrative without major emotional highs and lows, it remains a very pleasant story to follow. I would even say it seems more oriented towards a younger audience, though it certainly manages to captivate adult readers as well.
The illustrations are absolutely stunning, evoking the grandeur and sense of fantasy often associated with Disney. There are pages that feel like genuine paintings, worthy of being hung on a wall. These striking images appear repeatedly throughout the book and are, without a doubt, its strongest feature.
There are also several humorous moments that genuinely made me laugh.
“El Diablo” pour les Espagnols, “l’esprit de la forêt” pour les indiens Chahutas, la fureur jaune et noire, autrement dit l'ancêtre du marsupilami combat les conquistadors à l'aide d’un moussaillon justitiaire et d’une jeune amazone de Palombie (d’ailleurs, ce récit explique le nom de la région).
Alexis Nesme (“Les enfants du Capitaine Grant”, “Mickey & Cie - Terror Island”, “Le maître des tapis”...) est la vedette de cet album décidément orienté jeunesse - ses crayons et ses gouaches créent une Palombie de rêve aux couleurs époustouflantes et aux décors extrêmement détaillées. Comme d’habitude, ses personnages sont un tantinet caricaturaux, parfaits pour ce récit plein de bon mots qui essaient d’adoucir les situations carrément tragiques.
Car Lewis Trondheim parle de cannibalisme, de guerre, de conquête sans merci, d’avarice, de lâcheté, cruauté, intolérance et autres “petits” défauts humains, sujets matures dans un récit à l'intrigue très très simple, presque puérile. Ce contraste est probablement la raison principale de ma légère déception - car si j’ai beaucoup aimé l’art, l’histoire m’a laissé sur ma faim.
Un très joli album que je ne relirai probablement jamais.
Avertissement : j'ai reçu ce livre de NetGalley pour en faire un compte-rendu équitable. Ce qui n'a pas influencé mon opinion de quelque manière que ce soit.
Couverture magnifique, dossier de presse très joli également, et étant donné que je l'ai lu en premier en prépublication dans le journal de Spirou, il y avait également le poster. J'ai donc un beau petit package autour de cette BD.
Graphiquement c'est somptueux. Enorme travail de Alexis Nesme. J'adore ses décors, ses bateaux qui sont ahurissants de beauté. Le marsu est assez bien foutu aussi. C'est juste du grand art.
Au scénario, c'est Lewis Trondheim, et j'apprécie plutôt souvent ses productions. Souvent. Mais là … je reste grandement sur ma faim.
On a une petite histoire sympathique développée sur 64 pages. On aimerait que ce soit beaucoup plus long et surtout, SURTOUT, un peu plus profond, doubles lectures etc …
Là c'est malheureusement un peu "creux".
Oh mais ça reste une lecture fort agréable et plaisante, bien entendu, que je recommande fortement. Mais là où ça aurait pu être une BD de l'année, un chef d'œuvre intemporel à l'image de "La Bête" avec le Marsu, par exemple, ici on a une histoire orientée pour enfants/jeunes ados, sympathique, très belle, agréable et c'est tout. C'est déjà pas mal certes, mais les attentes des amateurs de ces auteurs, de ce titre et du ramdam autour de cette BD en font au final une petite déception.
Tout le monde connaît le Marsupilami, cette animal imaginaire venu d'Amérique du Sud, créé par Franquin en 1952, dans la série Spirou et Fantasio. Il est devenu, avec le temps, un personnage de la pop culture française.
Il est donc normal que les auteurs d'aujourd'hui lui rendent hommage, et c'est la cas avec ce "El Diablo", Lewis Trondheim au scénario et Alexis Nesme au dessin.
L'histoire prend place loin dans la passé, à l'époque où les Conquistadors colonisent l'Amérique du Sud, avant tout attirés par l'or. Nous allons suivre l'équipage d'un navire espagnol qui va se perdre dans la forêt Amazonienne. Affamés, ils tirent sur tout ce qui bouge, jusqu'à blesser un Marsupilami. Recueilli par un tribu indigène avec un jeune mousse de l'équipage, le protecteur de la forêt va tout faire pour faire partir les dangereux étrangers.
J'ai bien sûr grandement apprécié le travail d'illustration d'Alexis Nesme, avec ses grandes cases, entourées souvent d'enluminures, tels des cadres et présentées comme des tableaux, avec un style proche d'un artiste peintre. Sublime !
L'histoire m'a un peu moins convaincue, avec un rythme qui va parfois trop vite et des facilités scénaristiques. Le côté humoristique est tout de même conservé et l'histoire se laisse suivre facilement tout de même.
Une jolie BD mais qui manque de saveur. Le Marsupilami est peu présent et hormis quelques passages drôles, l'histoire est assez plate et banale. L'originalité réside surtout dans la transposition d'un personnage contemporain dans l'univers des conquistadors du 16e siècle.