C’est un havre de verdure dans un coin paisible de Bucarest où, même en pleine guerre froide, on vit à l’abri des bouleversements du siècle. En visite chez des amis ou dans la parenté, on s’échange les dernières nouvelles : l’ingénieur d’à côté n’a toujours pas fini de réparer sa voiture ; les ruches de l’apiculteur viennent juste d’essaimer ; le fils prodigue du cordonnier va encore se marier. La vie suit tranquillement son cours, jusqu’à cette agression perpétrée contre le fonctionnaire Spiridon Popescu et son chien, à l’été 1975. Qui donc a pu laisser pour morts la pauvre bête et son maître dans le terrain vague où vont jouer les enfants du quartier ?
Laura Nicolae fait un portrait lumineux de la Roumanie à l’époque communiste, dévoilant la résilience de communautés tissées serrées, où la générosité trouve le moyen de survivre malgré tout, comme les fleurs qui poussent dans les failles du béton.
C'est une plume hypnotique que manie Laura Nicolae, avec ce premier roman. Il est difficile de reposer le livre, même quand on a l'impression que l'autrice nous fait tourner en rond avec ses personnages et son enquête qui progresse à pas de tortue. Je n'avais jusqu'ici jamais lu un livre pareil, qui nous plonge dans l'Après-Guerre communiste d'une joyeuse bande de villageois qui se partagent de très bons et de moins bons sentiments. Même si je ne l'ai jamais connu, le Bucarest ancien que fait revivre ici Nicolae se dévoile dans toute sa magnificence. Je referme ce roman et il me semble voir encore fleurir, comme un souvenir, le jardin de papi Constantin, sentir et goûter la confiture à la rose de mamie Sofia, et admirer les hirondelles au-dessus des cerisiers... Un roman qui se déguste tout doucement.
Très beaux personnages, mais il y en a un peu trop? J’aimais l’esprit de communauté, j’aimais me promener à travers le voisinage de la rue Escalei. Mais j’aurais aimé une histoire plus palpitante… j’avais peu d’entrain à tourner les pages.
J'ai trouvé le style de Laura Nicolae assez gaucher et peu convaincant, malheureusement. Les peronnages sont oubliables et leur langage est uniforme et non crédible c'est-à-dire il ne reflète pas du tout leur condition sociale ou leur éducation. Malgré cela, la narration a un certain charme et rythme ce qui a fait que je ne l'abandonne pas avant de la finir. 2,5 étoiles
Quel beau roman. Ce n’est peut-être pas le dénouement auquel je m’attendais, mais l’ambiance que réussit à créer l’autrice est enveloppante. On goûte, on sent, on respire ce quartier de Bucarest des années 70. Si la panoplie de personnages semble avoir mélangé certains lecteurs, j’ai plutôt trouvé que cela créait un portrait vivant, dynamique, charmant de cette communauté. Il ne faut pas voir ce livre comme un d’enquête, sinon on est déçu. L’enquête est plutôt un prétexte pour faire découvrir la vie d’un petit voisinage bucarestois, entrer au coeur de leur quotidien. Puis ça, l’autrice le réussit à merveille!
L’intrigue est confuse et mal montée, il y a trop de personnages et ils manquent de profondeur. L’autrice semble vouloir nous emporter dans la Roumanie des années 1970 via des tranches de vie (à la Nicolas Matthieu, que j’ai pourtant adoré) mais personnellement je n’ai pas réussi à embarquer du tout.
La première partie du livre nous présente une panoplie de personnages, qui changent de surnoms au fil des pages et qui se recoupent au passage, ce qui rend l’étape de la mise en contexte difficile pour le lecteur. On comprend également les états d’âmes des adultes à travers le regard et les pensées des enfants, ce qui peut sembler ralentir l’intrigue de l’accident. Par la suite, on tombe dans l’enquête, mais rien n’avance et on stagne. Vers la fin, on entre un peu plus dans le passé des personnages, et c’est la partie que j’ai préférée puisqu’il y avait une vraie histoire. Pour ce qui en est du dénouement, il m’a laissé indifférente. Avec un peu de recul, on peut dire que certains choix de concision auraient été bénéfiques pour l’oeuvre. Et que si on veut utiliser une intrigue policière comme l’accident, il faut réellement investir dans le sujet et fignoler le texte pour que les indices et pour que les personnages aient un rôle actif dans la résolution du crime.
2.5/5 ⭐️ Un semblant d’histoire qui avance lentement, une incursion dans la vie des gens d’un quartier de Bucarest, quelques légères surprises. C’était bien, mais moins ce que je recherches dans une lecture, j’aime mieux lorsqu’il y a plus d’action.
Quel gâchis ce livre ! 400 pages de phrases à tournure poétique mais qui ne mènent nulle part - le tout parsemé de trop nombreux personnages où on en vient à perdre le fil du livre... et que dire de la pseudo enquête ? Risible.
« Elle savait qu’un de ses voisins était blessé, mais elle avait envoyé des mauvais sorts à tellement de personnes qu’elle ne savait pas qui, de tous ses ennemis, avait eu la malchance de souffrir en premier. » (Nicolae, Laura. Rue Escalei, p.217)
3.8 J’aurais vraiment aimé plonger dans le récit de la Rue Escalei, me retrouver au cœur de ses personnages et admirer leur résilience, vivre Bucarest. J’aurais adoré vivre à travers les pages les temps passé et présent, ressentir le réalisme magique promis, ou même juste profiter du quotidien avec les habitants de la rue Escalei. Malheureusement, même en abandonnant l’idée d’une intrigue linéaire, j’ai eu autant de mal à terminer le roman que j’en ai eu à vouloir l’abandonner. La qualité littéraire est au rendez-vous, mais le va-et-vient temporel et la présence d’une trop grande pléthore de protagonistes a trop étourdi ma concentration pour que j’y prenne un réel plaisir.
J'ai trouvé que c'était un livre qui tournait pas mal trop en rond. On dirait que l'auteur a utilisé le prétexte d'une enquête pour démarrer son histoire, mais a rapidement oublié cette enquête pour sauter d'un personnage à l'autre et tenter de brosser un portrait du Bucarest d'après guerre. Au final, le portrait brossé reste flou parce que j'ai eu tellement de mal à poursuivre ma lecture que je suis restée confuse sur qui est qui pendant une bonne partie du roman. Il y a plusieurs détails et personnages qui ajoutent une petite touche fantastique pour peut être ajouter à l'ambiance, mais qui a mes yeux n'ajoute pas grand chose au récit et participent plus à créer de la confusion. J'ai déposé ce roman assez déçue en espérant que l'auteure produira des romans plus concis et un peu moins décousus à l'avenir.
Rue Escalei, Premier roman de l’auteur Laura Nicolae qui raconte l’histoire des habitants de cette rue en plein cœur de Burcarest. Un premier roman qui lui a valu le prix Robert-Cliche en 2024. L’histoire raconte la résilience de cette d’une petite communauté, « tricotée serré » sous le régime communiste. Cet extrait du Journal de Montréal résume bien l’histoire. « Rue Escalei se déroule en pleine guerre froide, dans un havre de verdure d’un coin paisible de Bucarest. On y vit comme dans une enclave, à l’abri des bouleversements du siècle, en s’échangeant les nouvelles du jour lors des visites chez les voisins, les amis, la parenté. La vie suit son cours, jusqu’à l’été 1975, où quelqu’un attaque le fonctionnaire Spiridon Popescu et son chien » (6 août 2024). Malgré mon manque d’empathie pour les nombreux personnages, j’ai persévéré.
J'ai beaucoup aimé la vibe de ce roman ; mais son gros problème, c'est qu'il essaie d'être trop de choses en même temps. À la fois un portrait sympathique d'un voisinage (quoiqu'il y a beaucoup de personnages, et qu'on peut s'y retrouver mêlés un peu au départ), à la fois un thriller policier (même si on oublie parfois pendant des chapitres entiers que Spiridon a été attaqué), à la fois un roman semi-fantastique ancré dans les légendes roumaines (non sérieusement, les visions, le vampire, la sorcière...beaucoup d'évènements demeurent inexpliqués dans ce livre. C'est correct. C'est juste...que ça détonne peut-être un peu?)
Somme toute une bonne lecture, mais pas un gros coup de coeur.
3,5 ⭐️ Un roman quand même intéressant, mais hélas pas vraiment captivant. L’enquête pour retrouver l’agresseur d’un homme tabassé donne surtout lieu au portrait d’une poignée de personnages habitant rue Escalei. Sachant cela, découvrir au fil des pages ces hommes et ces femmes qui révèlent un peu de leurs secrets n’est pas sans intérêt, mais la fin n’est pas à la hauteur des promesses qu’ils ont laissé envisager. Déçue? Non. Mais pas vraiment enchantée non plus, comme en témoigne le nombre de jours pour passer à travers ces 400 petites pages…
Je ne sais pas quand j’ai fait ça pour la dernière fois, ça doit faire des années… mais j’ai abandonné. Après 120 pages, je me perdais encore dans les trop nombreux personnages auxquels je ne m’attachais pas du tout. Je me forçais à lire chaque soir et j’en avais assez après une dizaine de pages.
The Prix Robert-Cliche is a literary prize created in 1979 to honour Robert Cliche, a Quebec lawyer, judge and politician. The prize is awarded annually for an original French language work by a Canadian author who has not previously published a novel. The manuscript must contain at least 30,000 words.
Roman « policier » qui se déroule dans un petit quartier en Roumanie. Très très contemplatif et le côté « policier » n’est pas central. Je pense que c’est un beau roman, mais j’aurais aimé que ça avance un peu plus!
3,5⭐️ Assez different de mes lectures habituelles, mais j’ai bien aimé l’écriture de lauteure et le principe de l’histoire! J’ai aussi apprécié faire des apprentissages sur la Roumanie! Il y avait juste beaucoup de personnages avec comme 4 surnoms chaque, donc parfois difficile de garder le fil
J’ai aimé être transportée à une autre époque et dans ce petit village de Roumanie. La proximité des personnages, les liens qui les unissent, nous font vivre une existence très particulière. J’ai été un peu dérangée par les fils décousus et les conclusions tues. À la fin, on ne parle plus de Micea, par exemple, et je me suis parfois demandé à quoi servaient certaines allusions.
3 1/2 en fait ; ce livre m’avait été suggéré pour découvrir Bucharest d’où j’arrive En fait histoire très locale d’une famille en 1975 sans mention ou presque du climat géopolitique d’alors En ai appris plus avec notre petite guide à Bucharest
Un bon roman choral où on finit par en connaître un peu sur tous les habitants d'une rue à Bucarest, avec le prétexte qu'on recherche le responsable d'un crime violent d'un homme qui a été retrouvé dans un champ de maïs. Roman d'ambiance et contemplatif, j'ai apprécié la douceur et la lenteur.
je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait une part de réalisme magique dans ce livre, mais ce n’est pas une mauvaise surprise! cute livre overall, j’ai beaucoup aimé 🩷