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Malville

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« Mon père ne parlait jamais de son boulot. Il disait la centrale, comme s’il n’y en avait qu’une seule au monde, comme si c’était le nombril du monde. Et de fait c’était le nombril de notre monde. »

En 2036, dans une France gouvernée par l’extrême droite, Samuel Vidouble est confiné dans sa cave à la suite d’un accident nucléaire sur le site de la centrale de Malville à l’ombre de laquelle il vivait enfant. Fascinante et monstrueuse, la centrale cristallise les disputes familiales et les luttes politiques des années 80. Sur les bords du Rhône, le jeune Samuel grandit dans l’aura de Thomas, le garçon sauvage, et d’Astrid, une adolescente révoltée, tandis que plane la double menace du Front national et du feu nucléaire. Alternant roman d’apprentissage et d’anticipation, Malville explore cette France périurbaine, ainsi que les conséquences sanitaires et environnementales de nos « choix » énergétiques qui bouleversent irrémédiablement notre rapport au monde, à la terre et au vivant.
Avec ce livre inspiré des lieux de sa jeunesse et tissé de réminiscences littéraires – de Tom Sawyer à Rimbaud –, Emmanuel Ruben affirme sa passion pour la géographie. Une ode vibrante au fleuve et à l’enfance.

251 pages, Kindle Edition

Published August 21, 2024

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Emmanuel Ruben

20 books5 followers

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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for Emma Draws.
162 reviews13 followers
January 29, 2025
Pas un mauvais livre mais absolument pas marquée par cette histoire. Pourtant la quatrième de couverture me donnait très envie. Seulement il ne faut pas s’y fier. À la lire, on a l’impression que l’on va s’embarquer dans un récit d’anticipation, qui se déroule en 2036, à la suite d’un accident nucléaire rendant radioactif presque la totalité de la surface du territoire français. En réalité, seulement 3 chapitres de quelques petites pages le seront. L’histoire se focalise sur les flashbacks, la vie du protagoniste enfant, avant la catastrophe.
On se sent déjà un peu trompé de ne pas avoir été prévenu de ça, bien que le récit ne soit ni mauvais ni désagréable.

Il faut noter les choses que j’ai trouvées bonnes :
D’abord, j’ai trouvé le sujet du nucléaire peut-être un peu déjà usé. Mais le point de vue adopté me semblait novateur, fin et nuancé. L’auteur fait des liens politiques, entre l’usage du nucléaire et une politique d’extrême droite fasciste qui résonne cruellement avec l’actualité. Par un hasard ou une volonté de l’auteur, le récit est le reflet d’une population inquiète pour l’avenir de la nature, de la planète, de ses droits et libertés, qui, tous, éclatent.

Cela reste le récit d’une enfance, d’un enfant grandissant, et d’un adulte regrettant sa vie d’avant catastrophe, auquel je n’ai pas accroché en tant que lectrice. Je me prends d’une énorme et lancinante fatigue des auteurs qui écrivent les personnages féminins si pauvrement et uniquement quand il s’agit de « la plus belle et la plus convoitée de la cité », et que n’existent que leurs seins et leurs hanches. Un seul personnage féminin vraiment exploitée et son exploitation n’est faite que par un regard lubrique et bien ennuyeux. Étrangement les personnages masculins sont beaucoup plus subtils et travaillés. Bref, c’est une remarque générale aux écrivains masculins contemporains.

En somme, pas une mauvaise lecture en soi, mais quand même décevant car par ce à quoi je m’attendais et pas marquant, pas fulgurant.
3 reviews
December 27, 2024
Erreur de casting pour moi (ne vous fiez pas à la quatrième de couverture !) : très déçue par ce roman qui est « vendu » comme un livre d’anticipation dystopique et qui est en réalité une chronique adolescente dans les années 1980. OK on sait que le narrateur vit confiné dans sa cave en 2036 suite à un accident nucléaire mais l’aspect anticipation se réduit à quelques lignes : la quasi- totalité du roman décrit l’adolescence du narrateur, Samuel, qui vit dans une petite ville au bord du Rhône, dont l’activité économique dépend de la centrale nucléaire toute proche. Le seul intérêt que j’ai trouvé à ce roman est le réquisitoire anti-nucléaire. Par ailleurs, à mon goût, l’écriture se perd un peu trop dans des descriptions interminables (on comprend vite que l’auteur aime le Rhône d’un amour inconditionnel !). En bref, un chronique adolescente bucolique qui séduira les contemplatifs mais amateurs de romans d’anticipation, passez votre chemin.
Profile Image for Entre Quatre Yeux .
29 reviews
September 25, 2024
Pour être parfaitement honnête, je dois d'abord préciser que le roman de Robert Merle, Malevile, est l'un de mes romans préférés. Sa lecture m'a tout simplement passionnée, captivée, malgré l'atmosphère post-apocalyptique qui y est parfaitement décrite. Par conséquent, j'ai commencé Malville, d'Emmanuel Ruben, avec quelques idées arrêtées. Et cela a, très certainement, influencé mon ressenti face à l'œuvre d'E. Ruben.

Avec Malville, E. Ruben nous plonge dans un futur dystopique où les personnages errent dans un monde ravagé par un incident nucléaire. Le roman déploie un univers post-apocalyptique, où l’effondrement des structures sociales et naturelles crée une ambiance pesante et désespérée.

L’un des aspects les plus remarquables de Malville est sans doute l’écriture d’Emmanuel Ruben. Ses descriptions poétiques des ruines et de la nature sont d’une grande beauté, presque hypnotiques. On sent que l’auteur maîtrise sa plume et a une vision très précise de ce monde en déliquescence.

Pourtant, cette prose parfois trop ornementale ralentit l’intrigue, créant, à mon sens, un déséquilibre entre la forme et le fond.

L’attention excessive portée aux détails, bien que fascinante - lorsque le Rhône est évoqué, notamment, peut diluer l’intensité du propos, rendant certains passages laborieux.

J'ai trouvé que les personnages souffraient d'un manque de développement psychologique, et c'est là un autre point qui m'a laissé sur ma faim. Si l’univers dépeint est riche, les protagonistes, eux, peinent à susciter de l’empathie, ce qui crée une distance émotionnelle avec le lecteur.

****

Certes, la dystopie impose souvent une certaine froideur, mais ici, l’absence de véritables enjeux personnels rend difficile l’investissement dans leur parcours. Je pense toutefois que ce qu'Emmanuel Ruben a souhaité mettre en lumière dans son œuvre n'a rien à voir avec  des enjeux personnels, et qu'il s'agit davantage d'enjeux communs, nationaux, internationaux.

De plus, l’intrigue reste floue et manque de souffle. Les thèmes abordés – la survie, la désillusion, la nostalgie d’un monde perdu – sont certes universels et porteurs, mais ils ne sont pas suffisamment exploités pour apporter une réelle profondeur au récit.

Mais Malville n’est pas un roman dénué de qualités. Il réussit par moments à capturer une atmosphère angoissante et à poser un regard pertinent sur l’avenir de nos sociétés.

Toutefois, le style alourdi, le manque de connexion avec les personnages et l’intrigue éparse font que l’ouvrage a peiné à véritablement me convaincre. Je termine le livre avec le sentiment d’avoir traversé un paysage magnifique, mais désert, sans vraiment savoir où l’on voulait m'emmener.

En definitif, Malville est une œuvre visuellement impressionnante, mais émotionnellement distante. Ceux qui cherchent un roman d’ambiance y trouveront peut-être leur compte, mais les amateurs de récits plus immersifs, comme moi, risquent de rester sur leur faim.

Merci à @netgalleyfrance et aux Editions Stock qui m’ont gentiment permis de lire ce livre.
658 reviews8 followers
August 25, 2024
Tout à la fois anticipation, biographie et réquisitoire contre le nucléaire et la politique, ce roman avait tout pour me plaire et il a plutôt bien réussi !

Le titre et une centrale nucléaire sur la couverture, même si ce n’est pas celle de Creys-Malville ont eu tôt fait de me ramener pas mal d’années en arrière, quand on croyait encore pouvoir empêcher le démarrage du Superphénix, après le décès de Vital Michalon, dans des confrontations moins violentes mais tout aussi inutiles ! Mais il fallait le faire, comme ailleurs et ce n’est pas l’auteur qui me contredira !

Le roman débute en 2036 après l’explosion d’ASTRID, réacteur à neutron rapide construit près de Malville, qui a répandu le virus radioactif, obligeant les habitants à vivre confinés, sans beaucoup plus de libertés, même si sortir les exposerait à la mort ! Le narrateur est confiné sur les bords de la Loire et va raconter son enfance, le Rhône et la Centrale.

Un récit fascinant dans lequel l’auteur m’a totalement immergée dans l’enfance de Sam, de ses relations avec ses parents, ses ressentis face à la Centrale ! Son amour de la nature nous emmène sur des chemins semés de poésie, sur le fleuve impétueux, mais toujours sous l’emprise menaçante de la centrale, grande pourvoyeuse d’emplois !

Il m’est toujours difficile de chroniquer une lecture que j’ai appréciée et qui m’a touchée, qui plus est sur un combat d’actualité car le nucléaire est le pire destructeur et pollueur de tous les temps, pour des milliers d’années mais soyons assurés qu’un accident viendra rapidement mettre fin à notre lente agonie !

#Malville #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2024
Profile Image for Gilles Russeil.
689 reviews4 followers
February 14, 2025
On croit plonger ds une dystopie apocalyptique, on glisse dans un beau roman d'enfance et d'apprentissage. Pas entièrement convaincant mais un récit plaisant qui mêle nostalgie, dénonciation du nucléaire à la française et célébration de la liberté adolescente
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