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Les Lubies d'Arthur

« Raconter l'histoire d'un saint, d'un saint moderne, qui vit aujourd'hui, mais qui repasse par toutes les images qui amènent à la sainteté : la débauche et la cruauté comme saint Julien l'Hospitalier, puis les visions, les apparitions, les transformations, tout ça à l'intérieur de petits commerces louches et animaliers. À la fin, la solitude, la misère et, enfin, les stigmates, la béatitude. »
Hervé Guibert

120 pages, Paperback

First published January 1, 2013

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About the author

Hervé Guibert

49 books216 followers
(Saint-Cloud, 14 décembre 1955 - Clamart, 27 décembre 1991) est un écrivain et journaliste français. Son rapport à l'écriture se nourrit pour l'essentiel d'autobiographie et d'autofiction1. Il est également reconnu comme photographe et pour ses écrits sur la photographie.

Hervé Guibert est issu d’une famille de la classe moyenne d’après guerre. Son père est inspecteur vétérinaire et sa mère ne travaille pas. Il a une sœur, Dominique, plus âgée que lui. Ses grand-tantes, Suzanne et Louise, tiennent une place importante dans son univers familial. Après une enfance parisienne (XIVe arrondissement), il poursuit des études secondaires à La Rochelle. Il fait alors partie d’une troupe de théâtre : la Comédie de La Rochelle et du Centre Ouest. Il revient à Paris en 1973, échoue au concours d'entrée de l’Idhec à l'âge de 18 ans.

Homosexuel, il construit sa vie sentimentale autour de plusieurs hommes. Trois d’entre eux occupent une place importante dans sa vie et son œuvre : Thierry Jouno, directeur du centre socioculturel des sourds à Vincennes rencontré en 1976, Michel Foucault dont il fait la connaissance en 1977 à la suite de la parution de son premier livre La Mort propagande et Vincent M. en 1982, un adolescent d’une quinzaine d’années, qui inspire son roman Fou de Vincent. Il est un proche du photographe Hans Georg Berger rencontré en 1978 et séjourne dans sa résidence de l’Ile d’Elbe.

Il est pensionnaire de la Villa Médicis entre 1987 et 1989, en même temps qu'Eugène Savitzkaya et Mathieu Lindon. Ce séjour inspira son roman L'Incognito.

En janvier 1988, il apprend qu’il est atteint par le sida. En juin de l’année suivante, il se marie avec Christine S., la compagne de Thierry Jouno. En 1990, il révèle sa séropositivité dans son roman À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie - qui le fait connaître par ailleurs à un public bien plus important. Cette même année il est l'invité de Bernard Pivot dans Apostrophes. Ce roman est le premier d'une trilogie, composée également du Protocole compassionnel et de l'Homme au chapeau rouge. Dans ces derniers ouvrages, il décrit de façon quotidienne l'avancée de sa maladie.

Il réalise un travail artistique acharné sur le SIDA qui inlassablement lui retire ses forces, notamment au travers de photographies de son corps et d'un film, La Pudeur ou l'Impudeur qu'il achève avec la productrice Pascale Breugnot quelques semaines avant sa mort, ce film est diffusé à la télévision le 30 janvier 1992.

Presque aveugle à cause de la maladie, il tente de mettre fin à ses jours la veille de ses 36 ans. Il meurt deux semaines plus tard, le 27 décembre 1991, à l'hôpital Antoine-Béclère. Il est enterré à Rio nell'Elba près de l'ermitage de Santa Catarina (rive orientale de l'Ile d'Elbe).

Les textes d'Hervé Guibert se caractérisent par la recherche de simplicité et de dépouillement. Son style évolue sous l'influence de ses lectures (Roland Barthes, Bernard-Marie Koltès ou encore Thomas Bernhard, ce dernier "contaminant" ouvertement le style de A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie).

Hervé Guibert compose de courts romans aux chapitres de quelques pages, qui se fondent souvent sur des faits biographiques maquillés de fiction. Le lecteur est saisi par l'intrigue brutalement exposée (ainsi dans Mes parents), et appuyée par des passages au vocabulaire sophistiqué ou par des descriptions crues de tortures ou d'amours charnelles. Ce texte est en grande partie extrait de son journal intime publié en 2001 chez Gallimard (Le Mausolée des amants, Journal 1976-1991).

Il travaille avec Patrice Chéreau avec qui il coécrit le scénario de L'Homme blessé qui obtient le César du meilleur scénario en 1984, mais aussi avec Sophie Calle. Journaliste, il collabore dès 1973 à plusieurs revues. Il réalise des entretiens avec des artistes de son époque comme Isabelle Adjani, Zouc ou Miquel Barceló qui fait plus de 25 portraits de lui. Il écrit des critiques de photographie et de cinéma au service culturel du journal L

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1 star
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Displaying 1 - 11 of 11 reviews
Profile Image for Bill Hsu.
1,052 reviews237 followers
November 25, 2021
A kind of picaresque, strung together from short, often dream-like vignettes. Even if this is far from my favorite Guibert books, I have to admire the stream of invention. The entirety of Chapter 54 Blond Teenager or Black Dog?:
One night, in the midst of a dream, a blond teenager came into his room. He didn't know whether he was an angel or an executioner; he seemed to be naked, clothed only in radiant light. He sat on the bed and unbuttoned Arthur's shirt, revealing his torso. Arthur didn't protest. But then the cherub pressed a burning Y-shaped iron against Arthur's chest, branding his pale skin. That same night, the guardsmen saw a large, deformed black dog leaping out of the window of his cell, while flames rose up into the sky.

There's a fascinating Afterword, in which Guibert revealed the circumstances in which he wrote this curious book. Apparently Vincent (from Crazy For...) played a significant role.
Profile Image for Brian.
300 reviews25 followers
September 25, 2022
The next day, a little blind girl regained sight. When they went into his cell, they found it strewn with books and torn paper. They opened his shirt: blood was seeping out of his torso in a series of dots in the shape of a cross, an exact copy of which they were able to obtain using blotting paper. Making a connection between the girl being cured and this new miracle, they ordered Arthur to convert profli-gates, Marxists, freemasons, and brutes, but instead he stopped the hands of the defeated as they prepared to kill themselves, and he left for the countryside, praying for the mulberry trees to uproot themselves and resettle at the bottom of the sea.
Profile Image for Morgan Thomas.
164 reviews34 followers
January 6, 2022
Quite good. I liked it more than I thought I would. There was a part in the middle that took place on a boat. Boats are such alien, foreign places to me, I was really taken out of the story (for example some of the terminology and such). But the ending really pulled it together for me.
Profile Image for Erika Verhagen.
146 reviews4 followers
April 4, 2025
Guibert does picaresque (though also, and of course the essay printed in the back had to point this out to me, this is deeply a "painting" novel). Perhaps cements him as the great magpie, borrowing from his own life, from his past work, from other novels quite without shame. Every other work of his I've read so far has come after his AIDs diagnosis and it feels hard to ignore how unhurried and dream-like this felt in comparison.
Profile Image for Simon Astor.
28 reviews2 followers
November 24, 2021
Surreal and beautiful. Hallucinatory and inspiring. Like a vaporwave response to Flaubert.
Profile Image for Stefano C.
38 reviews
February 18, 2026
This felt like reading some perverse grim brothers tale after taking 2 tabs. The bookstore in Williamsburg didn’t have the Guibert book I wanted so I got this instead. What the hell, sure.
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